a5/| DE l’équitation.
époussetant dans le sens du poil ; mais sur l’épinedu dos, il ne faut se servir que de la main , enfrottant et adoucissant le poil dans son sens na-turel: ainsi faisant, on ne risque point de blessercette partie.
Il faut simplement laver la tête avec de l’eau ;car, comme elle est tout osseuse, en la nettoyantavec le fer ou le bois, on chagrinerait le cheval.Il faut mouiller le toupet, car ces crins, devenantd’une bonne longueur, n’empêchent point le che-val de voir, et lui servent à écarter les insectesqui l’incommodent autour des yeux. Il est mêmeà croire que la nature les a voulu donner au che-val, au lieu de ces longues oreilles qu’ont les âneset les mulets, pour la défense de leurs yeux.
On lavera aussi la crinière et la queue : car ilest bon que tous les crins deviennent longs ettouffus ; ceux de la queue , afin qu’atteignantplus loin, ils servent au cheval à chasser les mou-ches ; ceux du col, pour donner plus de prise aucavalier : d’ailleurs ce sont présens que les Dieuxont faits au cheval pour sa parure ( le toupet, laqueue , la crinière ), et desquels dépend sa fierté :et qu’il soit vrai, les jumens , au haras , ne selaissent point saillir par des ânes tant qu’ellesont tous leurs crins ; d’où vient que l’on tondpour la monte les cavales destinées à produire desmulets.
Laver les jambes ne sert de lien , et cette irri-