DK i/ÉQUITATION. 237
que ce moyen n’oblige à desserrer les dents.
Le palefrenier saura de plus qu’il ne faut ja-mais mener le cheval par une des rênes; cela gâtela bouche. On lui apprendra aussi comment lemors doit être placé, à quelle distance des dentsmolaires : trop haut il blesse la bouche f cest-à-dire les lèvres ), qui deviendra calleuse, et parconséquent moins sensible ; trop bas, le chevalpourra le saisir avec les dents et forcer la main.Ce sont là des choses qui méritent toute l’attentionet les soins du palefrenier; car cette docilité à re-cevoir le mors est une qualité si essentielle aucheval, qu’avec le vice contraire il ne peut servirà rien. Lui mettant d’ordinaire la bride non-seu-lement pour travailler, mais encore au momentde prendre sa nourriture, ou de rentrer à l’écurieaprès sa leçon finie, on le verra bientôt saisir delui-même le mors dès qu’on le lui présentera.
Il est encore bon que le palefrenier sache tenirle pied à la manière des Perses ', afin que son maî-tre, devenant ou vieux ou incommodé, ait tou-jours le moyen de monter à cheval sans peine,et puisse, quand il voudra, prêter ce secours à
mais les anciens ne sc servaient guère des jumens que pour le trait,auquel elles sont, plus propres, étant basses de devant, et c’est ainsiqu’on en use dans les pays comme la Grèce, où tous les chevaux sontentiers.
1 C’est ce que nous appelons donner le pied à l’anglaise. ( Voyez lesnotes sur le texte. )
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