de l'équitation. 2 5g
server, pour le bien de l’homme et du cheval :le cavalier doit d’abord avoir prête, dans la maingauche, la longe qui tient à la gourmette 1 ou àla muserolle, ayant soin de tenir cette longe assezlâche pour ne point tirer, soit qu’il s’enlève enprenant une poignée de crins près des oreilles,soit qu’il saute au moyen de la pique 2 : de la droite
1 Le mors des anciens n’ayant point de branches, cette gourmette nefaisait pas le meme effet que la nôtre : elle servait seulement à assujétirl’embouchure, et quelquefois on y attachait cette longe, que l’hommetenait de la main gauche ou entortillait autour de son bras, soit pourmonter à cheval, soit pour combattre ou agir en quelque manière que cefut, laissant les renés sur le garrot, comme fout encore les Tartares pourtirer de l’arc au galop.
Que leurs mors n’eussent point de branches, cela paraît par quelquesendroits de ce livre meme de Xéuophon, et se voit d’ailleurs sur plu-sieurs moiunnens antiques, parmi lesquels ou peut citer les deux figu-res équestres tirées d’Herculanuin, et transportées depuis peu au palaisdegti Studj. Les tètes de chevaux sont bien conservées, et quoique l’artisten’ait pas mis beaucoup d’exactitude dans le dessin de la bride, dont latêtière est mal placée, cependant on y voit clairement que les rênes par-tent des coins de la bouche, qui sont recouverts par d*es bossettes. Ceuxqui ont donné les gravures de la colonne Trajane, y ont figuré à leur fan-taisie des brandies de mors, dont il n’y a pas la moindre trace sur le mar-bre non plus que daus les bas-reliefs de l’arc de Constantin, qui sont dumême temps, comme on sait.
Les rênes tenaient à l'embouchure par des anneaux; Pollux le dit ex-pressément.
a Tout ce qu’on a dit là-dessus d’un prétendu échelon placé au bas dela lance pour appuyer le pied, est une rêverie fort inutile. Quiconque auravu les hulans autrichiens ou polonais, mais surtout les Cosaques, enten-dra ceci. Leur manière de monter à cheval, en s’aidant de la pique, dif-fère peu de ce qu’indique ici Xénophon. Ils saisissent de la main gaucheles rênes et une poignée de .crins, et s’appuyant de la droite sur la pique,un peu penchéevers la croupe du cheval, ils s’enlèvent tout d’un temps,en mettant lé pied à l’étrier, et le cavalier se trouve en selle la lance à la