aÔ2 DF, l'équitation.
tienne la main haute ; basse au contraire, s’il portebeau. On lui donnera de cette manière le meilleurair qu’il puisse avoir.
Ensuite prenant le trot naturel, il faut laisseraller son corps sans gêne, et dans cette allure n’enjamais venir à toucher le cheval du bois de la pi-que : puis, le beau galop étant celui où la gaucheentame le chemin ’, on mettra aisément le chevaldans sa position, si, pendant qu’il trotte, on sai-sit l’instant où il pose le pied droit à terre, pouralors le toucher du bois de la pique ; car ayant àlever le pied gauche, il partira de ce pied, et ainsi,tournant à gauche, il se trouvera juste et dans savraie position, attendu que naturellement le che-val, quand il tourne à droite, avance les partiesdroites, les gauches au contraire, quand il tourneà gauche. Nous approuvons la leçon qu’on appellel’entrave 2 : elle accoutume le cheval à tourner auxdeux mains ; et il est bon, pour exercer égalementles deux barres, de varier en tous sens les chan-gemens de main. Nous préférons aussi l’entravealongée à l’entrave ronde; le cheval tourne plusvolontiers, après avoir couru en ligne droite, etapprend ainsi en même temps à marcher droit età se plier.
1 C’est le contraire aujourd’hui. Le pied gauche alors était ie bon pied.
* Ce terme, expliqué à demi par Pollux, désigne le galop sur un cercleavec des changemens de main , dans lesquels on décrit la figure de l’en-trave ou du chiffre 8. Il est facile après cela de concevoir ce que c’étaitque l’entrave alongée.