; DE l’ÉQUITATION. 263
Il faut soutenir la main dans les voltes % car il! n’est ni facile au cheval, ni sûr de tourner au na-1 top sur un cercle étroit, surtout quand le terrain| est battu ou glissant ; et dans le moment qu’on! soutient la main, le cheval ni l’homme ne doiventj se pencher; autrement peu de chose suffira pourles mettre à bas l’un et l’autre. Quand, la voltei étant terminée, le cheval se trouvera droit, c’est| là l’instant de le lancer; car les voltes se font pour! joindre ou éviter l’ennemi : il est donc utile dei s’exercer à partir de vitesse aussitôt qu’on s’est; retourné.
i Lorsqu’on jugera que le cheval a bientôt assez; travaillé, il sera bon, après une pause, de le fairetout à coup partir avec vitesse (tant en s’éloi-gnant des autres chevaux qu’en venant vers eux):ainsi lancé, le retenir le plus près possible dupoint de départ ; et après l’arrêt, faisant la demi-volte, le lancer de même dans le sens opposé (àla guerre, on se trouvera dans le cas de. faire sou-vent usage cTe cette leçon), la prise finie, ne le ja-mais descendre au milieu des chevaux, ni prèsd’un groupe de gens, ni hors du manège; mais
1 Le mot qui est dans le texte répond exactement à malien volta;mais Xénoplion n’y attache jamais l’idée précise de ce qu’on nommevoltes dans nos écoles. Il parle ici de la demi-volte à faire pour terminerla passade. C’est en cela que ronsisîe encore tout l’art de l’équitation chezles Orientaux. La voltige et les exercices qu’ils pratiquent n’ont rien decommun avec nos manèges.