de l’éqüitation. ufio
par degrés pet sur le point de prendre l’élan, onle pincera de l’éperon. De inétne, pour l’exercerà sauter de bas en haut, et de haut en bas, on luifera sentir l’éperon ; car, pour sa sûreté commepour celle du cavalier, en exécutant ces sauts, ilvaut mieux qu’il se rassemble et fasse agir enmême temps tout son corps, que d’abandonnerle train de derrière. Pour l’accoutumer aux des-centes, il faut le conduire, en commençant, pardes pentes douces, et une fois habitué il courraplus volontiers en descendant qu’en montant.Quelques-uns, craignant pour leurs chevaux unécart d’épaule, n’osent les pousser dans les des-centes ; mais qu’ils soient sur cela sans inquié-tude; les Perses et les Odryses qui font des coursesde défi dans des pentes rapides, n’estropient pasplus leurs chevaux que les Grecs '.
Disons maintenant comment se doit conduirele cavalier, pour agir d’accord avec son cheval,dans l’exécution de tout ce que nous venons d’ex-pliquer. Au partir de la main, il faut se pencheren avant ; par ce moyen, le cheval pourra moinsse dérober et renverser son homme. Dans l’arrêt
1 Chardin parlant des Géorgiens :« Ils ont, dit-il, de jolis chevaux« fort vifs et infatigables, et ils vont toujours au galop, même dans les« descentes, sans crainte que le cheval ne s’abatte; car ces animaux sont« si vigoureux qu’il n’arrive guère d’accidens. » Il dit ailleurs que ceschevaux ne sont point ferrés. Ceux dont parle ici Xéuophon ne l’é-taient pas non plus, et,par là ils devaient avoir le pied plus sûr que lesndtres.