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Tome quatrième.
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DE I.’ÉQUITATIOX.

Lorsqu’on escarmouche devant un camp,poursuivant son adversaire jusqu’à la ligne en-nemie, et fuyant jusqu’à la sienne, là il est bonde savoir que tant qu’on est près des siens, lemeilleur et le plus sûr est, d’abord en se retour-nant , de lancer son cheval et de presser l’en-nemi; arrivé près de la ligne ennemie, on ralen-tira son allure. C’est ainsi que l’on profitera detous ses avantages, et qu’on pourra faire à l’en-nemi tout le mal possible, avec le moins de ris-ques pour soi.

En un mot, l’homme instruit l’homme, aumoyen de la parole que les dieux lui ont donnée:maison ne peut, avec la parole, rien apprendreà un cheval ; c’est en le récompensant lorsqu’il afait votre volonté, et le punissant lorsqu’il ymanque, que vous lui ferez comprendre ce qu’onexige de lui. C’est là la règle générale et le ré-sumé pour ainsi dire de tout l’art de l’équita-tion. Par exemple, il recevra le mors volontiers,si après qu’il l’a reçu, on lui fait quelque biendont il se souvienne, et de même il sautera, oufera telle autre chose qu’on lui demandera, s’ils’attend à obtenir, en obéissant, la cessation dequelque peine.

« vono fare troppo buon servigio, sogliono tutto il giorno esercilarsi. »Lettre de Constantinople, 25 octobre 1614.

La chicane , ou jeu de paume à cheval usité à Constantinople sous lesempereurs grecs, n’a rien de commun avec ceci.