DE L’EQUITATION.
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souples, courts et forts ( et nous n’entendons passeulement la partie située vers la queue 1 , maistout le rable ), celui-là pourra porter plus avantles jambes de derrière sous celles de devant; etau moment qu’il le fera, si on lui soutient lamain , il fléchira le train de derrière dans les as-tragales , et s’enlèvera de l’avant-main, de ma-nière que par devant on lui verra le ventre et lesgénitoires. 11 faut rendre la main dès qu’il exé-cute ceci, afin qu’il semble aux spectateurs agirde lui-mème dans ce qu’on lui fait faire. Il y ades gens qui dressent leurs chevaux à ces airs,en les frappant d’une baguette au dessous des as-tragales ; d’autres même en faisant courir auprèsd’eux quelqu’un qui, avec-un bâton , leur donnedes coups au dessous des cuisses et des brasQuant à nous, nous croyons , et nous ne cesse-rons de répéter que la meilleure méthode pourinstruire un cheval, c’est de lui accorder quel-que relâche dès qu’il a fait ce qu’on exige ; car ,comme dit Simon , ce qu’un cheval fait par forceil ne l’apprend pas, et cela ne peut être beau ,non plus que si on voulait faire danser un hommeà coups de fouet et d’aiguillon : les mauvais trai-temens ne produiront jamais que maladresse etmauvaise grâce. 11 faut que le cheval, au moyendes aides , prenne comme de lui-même les airs
1 Cela se fait encore dans le royaume de Naples, où l’on n’a point d’anIre méthode pour dresser les chevaux, aux courbettes et au passéger.