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Tome quatrième.
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2.78 de l’équitation.

les plus beaux et les plus briilans ; si dans lesallures ordinaires on le fatigue jusqu’à le fairesuer , et que dès qu’il s’enlève bien on le des-cende et le débride , on peut compter qu’aprèscela il en viendra volontiers à s’enlever de mêmelorsqu’il sera monté. Tels sont les chevaux qu’onreprésente portant les dieux, et les héros , et ceuxqui les savent manier se font grand honneur. Lecheval dans ses airs est une chose en effet sibelle, si gracieuse, si aimable, que lorsqu’il s’en-lève ainsi sous la main du cavalier, il attire lesregards de tout le monde ; il charme jeunes etvieux; on n’en peut détacher sa vue , on ne selasse point de l’admirer, tant qu’il développe parses mouvemens sa grâce et gentillesse. Que s’il jarrive à celui qui possède un tel cheval d’êtrenommé commandant de la cavalerie, ou d’unescadron , il ne doit pas chercher à briller toutseul, mais à faire paraître avantageusement lecorps à la tête duquel il se trouve. Or , s’il monteun de ces chevaux tels qu’on en voit vanter beau-coup, qui, s’enlevant haut et fréquemmentavancent peu, il est clair que tous ceux qui lesuivront iront au pas ; or , que peut avoir de bril-lant un pareil spectacle ? Mais si, animant soncheval , il conduit sa troupe d’un pas ni trop vite

1 II y avait, du temps de Xénophon, des ternies pour dire ce que noiis,appelons manier aux courbettes , piaffer , passéger , mais Xénophon lesignorait ou n’a pas voulu s’ei) servir.