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là, c’était un génie. — Sans doute, dit-il; et Gastonde Foix ? L’histoire est pleine de pareils exemples.Mais ces choses-là ne se voient point dans les au-tres arts. Un prince, quelque génie qu’il ait reçudu ciel, ne fait point tout botté, en descendantde cheval, le Stabat de Pergolèse, ou la Sainte-Famille de Raphaël.
« Voulez-vous, lui dis-je, qu’un prince soitpeintre ou maître de chapelle? — Non, dit-il; Dieume garde d’avoir cette pensée. Molière l’a dit, jem’en souviens : la coutume chez nous ne veut pasqu'un gentilhomme sache rien faire ; à plus forteraison un prince. Mais ces gens, qui ne saventlien faire, savent faire la guerre, n’est-ce pas? —Assurément, et mieux que d’autres. — Oh! pourmieux, c’est une autre affaire. J’ai vu
Des gens de tous métiers, de tout poil ,^de tout âge,
comme dit La Fontaine, endosser le harnois et setrouver guerriers sans y avoir jamais pensé. J’aivu des peintres, de mes camarades à moi, jeterlà la palett e et conduire des troupes à la guerrecomme s’ils n’eussent fait autre chose de leur vie.Je doute qu’il y ait un maréchal qui ne se trouvâtembarrassé, si l’empereur lui commandait un ta-bleau d’histoire. Je crois, lui dis-je,comme vous,que peu s’en acquitteraient bien, et vous seriezapparemment dans la même peine si on voulaitvous obliger à commander un corps d’armée. —