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Tome quatrième.
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CONVERSATION

tailles et soumettent des provinces, et de ne pasvoir que la gloire, l’estime, l’admiration publiqueappartiennent de droit aux peintres et aux poè-tes. Voilà de beaux héros, vraiment, que cesCésar et ces Alexandre, pour être ainsi célébréset divinisés; parlez-moi d’un homme qui fait destableaux de chevalet ou des rimes redoublées.Quel tort on vous fait là, messieurs? Cela crievengeance! —-Ne vous fâchez pas, médit-il; toutva mieux que vous ne pensez, et les artistes niles poètes n’ont pas tant à se plaindre de l’injus-tice des hommes ; car , travaillant pour la gloire,ils en ont de reste, et sont mieux partagés à cetégard que les conquérans. — Comment? m’écriai-je, surpris d’une pareille assertion.— Oui, vouset bien d’autres, dit-il, vous prenez le bruit pourde la gloire. — Oh ! nous savons faire cette dis-tinction. — Mon Dieu, non, vous ne la faites point.Vous croyez ( quand je dis vous, c’est la plupartdes gens) qu’un homme dortt on parle beaucoupa beaucoup de gloire. — Selon , dis-je, comme onen parle. — Et ce fut là, continua-t-il, la disputede Boileau et du prince de Conti. Vous savez cetrait? —■ Non, je pense. — Boileau était dans lecarrosse du prince de Conti, et on parlait de celajustement, de la gloire des lettres et des arls,que le prince rabaissait fort, faisant cas seule-ment de celle qui s’acquiert par les armes. Cha-cun , comme vous croyez bien, fut de l’avis de