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des recherches, soit à cause delà négligence des imprimeurs,soit enfin par toutes autres causes qui ne peuvent manquerde se présenter à l’esprit d’un critique érudit et clairvoyant.S’il se fût livré à ces recherches, il aurait découvert que lemanuscrit de l’abbaye Florentine est tout autre chose quecelui d’où on a tiré la première édition de i5g4; ü y auraittrouvé la fameuse lacune du livre premier entièrement rem-plie , et le monde savant jouirait depuis longues années duroman de Longus, plus correct et plus complet; un pareiltrésor ne serait pas resté enseveli jusqu’à nos jours , pourêtre découvert, je ne sais s’il faut s’en affliger ou s’en glori-fier , de la manière que je vais vous le raconter.
M. Courier, savant officier français, qui cultive avecpassion les lettres grecques , vint me trouver vers le com-mencement de novembre dernier avec M. Renouard, impri-meur fort instruit, de Paris, qu’il avait rencontré à Bolognese dirigeant comme lui vers cette capitale de la Toscane. Jeconnaissais déjà beaucoup M. Courier pour l’avoir vu autre-fois fréquenter la bibliothèque Laurentienne , et parce qu’ilm’avait été adressé, il y a deux ans environ, et recom-mandé par M. l’abbé Andrès, et par monseigneur Marini ,deux noms qui suffisent pour tout éioge. J’avais été priépar ces savans de prêter mon aide à M. Courier et de luilaisser consulter nos copies de Xénophon , dans le but d’il-lustrer le Traité de la cavalerie et celui de l’Hipparchiquequ’il voulait dès-lors publier. Je répondis de tout mon zèleà son empressement et aux désirs de mes respectables