Band 
Tome premier.
JPEG-Download
 

PRÉFACE.

tkmnaire au momeut où il parut, m'imposait de-puis longtemps l’obligation de redoubler d’effortset de soins pour tacher de le rendre moins indignede cette extrême indulgence. Je ne nie rappellepoint sans un vif sentiment de reconnaissance lecompte favorable qu’en rendirent à cette époqueles Rédacteurs du Magasin, encyclopédique (1) , et.surtout le suffrage flatteur dont voulut bien l’ho*norer uu des juges les plus compétents en cettemadère, le savant et respectable Instituteur dessourds-muets (2). Ne m’aveuglant point sur lesnombreux défauts d’un ouvrage entrepris et ter-miné dans les circonstances les plus difficiles dela révolution , mais encouragé par ces témoignagesde bienveillance , je formai dès lors le dessein de

à

Si 1 on pouvait douter du rangdistingué que tientle no join s dans l’éducation l’étude de la Languefrançaise, il suffirait pour s’en convaincre de jeter lesyeux sur la multitude d’ouvrages élémentaires dontelle est l’objet. U n’y a pas de mois, presque pasrte semaine , où quelque nouveau dictionnaire ,quelque grammaire nouvelle n’atteste et l’impor-tance qu on attache à cette étude, et le soin aveclequel on s’en occupe.

•Te ne sais cependant, pour me borner ici à cequi reçardc les dictionnaires, si leur grande abon-dance n’est pas cher, nous un signe d’indigence,plutôt que de véritable richesse. Il me paraît évi-dent que, s il existait un bon dictionnaire fran-çais, un dictionnaire qui, pour l’utilité et l’agré-ment dont ce genre d’ouvrage est susceptible , ; travailler, autant qu’il serait en mon pouvoirréunît dans un degré supérieur, toutes les condi- ! faire disparaître les premiers et à justifier les se-rons qu’on peut exiger, le nombre de ceux qui se ! coilds. Ce dessein ne se borna pas même aux cor-succèdent ainsi rapidement les uus aux autres , rections dont je sentais mieux que personne 1 in-sérait moins considérable. Ce n’est pas que dans dispcnsablc nécessité. Aidé des conseils d’amisce nombre il ne s’en trouve quelques-uns d’un tué- éclairés, mettant à profit les observations d’unerite reel, et qui ont atteint avec succès le but que critique judicieuse, je méditai un nouveau plan,leurs auteurs s’y étaient proposé ; mais ce but était je rassemblai un grand nombre de matériaux; et

tel, que l*attente du publie, n’a pu être que tri*.'imparfaitement satisfaite. Les uns ont été des dic-tionnaires exclusivement consacrés aux sciencescl aux arts, étrangers par là même à fa classe laplus nombreuse des lecteurs*, d'antres sont de sim-ples vocabulaires , bornés de leur nature à unenomenclature plus ou moins complète,et à des dé

je me disposais à les mettre en œuvre , lorsquedes fonctions importantes auxquelles je devais foutmon temps, uc rn’en laissèrent plus le loisir. Len’est que depuis deux ans que, jouissant d’un reposque mon âge , ma santé me rendaient nécessaire ,j’ai pu reprendre ce travail et y cousacrer tout ce

finitions qui en les \ - - -- qui me restait de forces. Je n’ignore pas combien

qu’elles doivent l ' 1 ^ Tnc av *ssi exactes ;p e u de titres à la renommée donne eu géne'ral à

cises , trop resserr' * * S ° Ut 1Kimmo * lls t ro P c°n- sou auteur un ouvrage de ce genre, qui n’est et neidée suffisante de Toi -^° m /f°” ner toujours une 1 peut jamais être qu’une sorte de compilation;plus étendus onil '° ' f ^ ^ au * res ^nfin , mais abjurant toute espèce de prétention à la gloire

à désirer. LeDictioniH CnC »° r ^ * )eHllCOU ^ C * 10SCS I * ttera ' re ï j e n'ai eu d’autre ambition que cellequi, pour les personne !,\° * Academie ’ d’être utile. Si j'ai pu y parvenir, je me croirai

dire correctement 1*^*1 ° UaCS P ar * er et d*é- 'amplement payé des peines et du temps que m’aguide que jusqu'à présent 3 *!? 116 * mc '^ our . coûté ce dernier fruit de mes veilles,rbïlc fa plus sûre oufa)] 6 ” ^ ^ a ^ eUt a suivre » * a ! Je DOIS maintenant au public quelques détailscependant encore ni si con^r^ ^i* COnsl! * ter » nest |sur le plan que je me suis tracé, et le mode dVxe-id parfait dans son exécution ^ ^ S ° n , Cut ^ ori T ie j’ a i suivi, Le que j’ai à en dire peut

concevoir et en espérer un meiTj' ^ ^ * HU8?C cn !® trc fan S^ sous six chef principaux : 2a nomen -

D'après ces considérations >. CUr * , clôture, t*or(/iograpfie, la prononciation , la signi~

grand nombre de Dictionnaires Cni \ mo *£ n: <‘c .fication des mots , leur emploi dans le. discours ,iJ • oir, à beaucoup près, la ridde V*”-'*!'*’’ et satJS , et leur étymologie. Telles sont, en effet, à quel--suppléer entièrement à tout ce cru^m’a^ ten<IOIi ï!t ’ T ies lé S ères modifications près, les différentes par-

( Ï' , T ï i’«i , dis-je , pouvoir en r* ^ * SUivant d ' Alemhert ( 3 ) » on P eut coBsU

encore un, dont je ne me dissimule pas les i da “ S un Dictionnaire de langues.

perfections, mais qui pourra néanmoins êlre , j’ose 1le croire, de quelque utilité. Ce n’est, au reste,’;l ‘i un ouvrage absolument neuf, ni la simple réim- <pression d’un ouvrage déjà existant : c’est unenouvelle édition du Dictionnaire que je publiai en .*797 > mais faite sur un nouveau plan et une plusgrande échelle , avec des corrections presque àchaque article, et des additions telles , que, sousun meme format, du moins en apparence , l’ou-

I. NOMENCLATURE.

I entends par nomenclature le nombre et fa no»turc des mots dont se compose un vocabulaire. Cc3

vrage est. devenu

T , .. presque double de ce qu’il était.

h aoCuel1 le public d a ig„ a f aire ’ ce Die-

(1 ) Voyez Magasin encyclopédique, tv z amiée , tome3 , page. 87 et suivantes.

(2) Voyez Cours (^instructions d'un sovrd-inuet dùnaissance, Paris , an vin , page 110.

(5) Encyclopédie méthodique , Gra?fui»fw* , 0 et Litté-rature , article Dictionnaire .