Band 
Tome premier.
Seite
X
JPEG-Download
 

X

mots appartiennent ou à la langue usuellecelle des sciences et des arts; et parmi les pre-miers, les uus sont de création plus ou moinsnouvelle, les autres sont consacrés par un longusage, par l'autorité du corps littéraire spéciale-leraent chargé en France de veiller sur la puretéde la langue , et par l'emploi qu’en ont fait lesgrands Écrivains dont s'honore la littérature fran-çaise. Pour commencer par ceux-ci, j’ai du sansdoute, et c’a été un de mes soins principaux, nerien négliger pour en compléter le recueil. Monpremier guide à cet effet a été le Dictionnaire del'Académie, dont j’ai consulté les différentes édi-tions , notamment celle de 1762, la dernière quiait été publiée avant la révolution, et colle qui,ensuite d'un décret de la Convention nalionate, futtrente-sept ans plus tard, en l’au Vn, impriméepar le libraire Smits y d'après les notes laissées parl’Académie, et sous la principale direction deWailly , un de nos Grammairiens les plus distin-gués. Ce n’est pas que ce dernier travail n’ait en-core laissé des lacunes que j’ai cherché à remplir,en puisant, soit dans le grand Vocabulaire fran-çais f soit dans divers autres Lexiques, soit enfindans ceux des Écrivains à qui le mérite reconnude leurs productions semble avoir acquis le droitde faire autorité dans la langue. Dans le derniercas, et surtout lorsque cette autorité ne m’a pasparu assez grave, j’ai eu soin d’indiquer d’où lemot a été tiré, pour no pas donner à celui-ci plusde crédit et de cours que ne pouvait lui en assurercette espèce de garantie.

C’est particulièrement ce que j’ai fait pour unpetit nombre de mots que j’ai emprunté du Dic-tionnaire de Trévoux , et que je n’ai trouvé que là.Cet ouvrage, recommandable sans rtoutc à beau-coup d’égards, mais qui malheureusement avaitpeut-être trop à cœur de justifier ses prétentionsau titre de Dictionnaire universel , s’est, entre lesmains des différents auteurs qui y ont successive-ment travaillé, grossi d'une multitude de termeshasardés, vieillis, ou quelquefois même tout-à-failetrangers à lu langue. -Sur ce point comme surquelques autres , c’est souvent un guide peu sûrqu’on ne doit suivre qu’avec défiance et une sagecirconspection.

En prenant une semblable précaution pour lesmots du langage usuel qui ont été nouvellementintroduits, j’y ai ajouté relie non seulement deles désigner toujours comme tels , mais encored’indiquer jusqu’à quel point ils paraissaient avoirété adoptés par l’usage, et quelquefois même àquel titic ils pourraient cire conservés.

1 RS TRRMKS exclusivement pioprcs aux science-et aux arts , peuvent également se subdiviser endeux classes : les uns sont purement scientifiques;les autres forment ce qu’on appelle la langue desarts, soit mécaniqueSj soit libéraux.

D’abord, pour ce qui concerne les sciences, et'particulièrement les sciences physiques, le goûten est aujourd’hui si universellement répandu ;tant de personnes les cultivent, et tant d autresmême, sans en faire leur occupation habituelle ,aimant du moins à en «onnaitre les principes gé-

néraux et les plus importantes applications; leursavantages mieux sentis, et leur élude mieux di-rigée ont fait a juste litre assig 1er à celte étudeune place si distinguée dans l’instruction actuelle,que j’ai cru, je l’avoue, donner à mon ouvrageun grand degré de plus d’intérêt et d’utilité , euy insérant la plupart des mots de cette classe. On ytrouvera donc rassemblés soigneusementlcs termesde mathématiques, d’astronomie, de marine , demécanique, d’optique, et des autres branches dela physique générale et particulière ; ceux de mé-decine, de chirurgie, d’anatomie, de chimie,d’histoire naturelle, etc., etc.

Je 11’ai pas besoin d’annoncer que pour la chimieje me suis spécialement attaché à en faire connaîtrela nouvelle nomenclature, qui, en recommandantla mémoire de ses illustres créateurs, les Guytonde Morveau t les Lavoisier , les F'ourcroy t etc., à lareconnaissance des chimistes de tousIcsâges,a pourjamais assuré à la chimie moderne une supérioritési marquée sur l’ancienne, età laquelle peut-être elledoit d être enfin devenue une véritable scieuce.Cependant, je 11’ai pas pensé que l’obligation d’in-diquer avec exactitude cette nomenclature nouvelledût me faire négliger entièrement celle qu’elle asi heureusement remplacée. Comme les termesdont se compose celle-ci , quelque impropres ,quelque bizarres qu’ils fussent , sout néaumoiu»necessaires à entendre pour la lecture des anciensouvrages de chimie, je 11c pouvais sans doute medispenser d’en conserver ici le vocabulaire. Sou-vent même, pour faciliter la comparaison et l'in-telligence respective de ces deux nomenclature*,je les ai, dans le même article, rapportées mulhcl-^Icvncnt l’une à l’autre, de manière que les subs-tances dont il est question sout alors désignéesà la fois, mais toujours sans qu’on puisse con-fondre ces dénominations diverses , et par le nomsous lequel elles étaient précédemment conoues,et par celui qu’elles portent aujourd’hui.

La meme concordance a eu lieu pour un grandnombre de termes de minéralogie , de cristallo-graphie, etc. Ceux qu'avaient employés les anciensminéralogistes, ont été rapportés, lorsque l’occa-sion s’en est offerte, à ceux qu’y a substitués lesavant M. Ilaüy . Dans ces rapprochements, quine m’ont pas paru sans utilité , j’ai fait un fré-quent usage du Dictionnaire des nomenclatures chi-mique et minéralogique anciennes f comparées auxnomenclatures modernes , par Sewrin*

Quaut aux deux autres grandes parties de l’his-toire naturelle , la botanique et la zoologie, j’aipour celle-ci suivi avec la plus scrupuleuse fidé-lité, les classifications nouvelles, telles qu'elle.»sont établies dans l'excellent Traité élémenîaiv;:de M. Cotrtanl-Duméril , d'après nos grands na-turalistes modernes , MM. Lucépéde , Cuvier y etc .Mais eu dounant la nomenclature exacte des classeset sous-classes, des ordres et de toutes les familles,je 11’ai pu embrasser avec la même universalité,ni tous les genres, ni à plus forte raison toutesles especes; les limites dans lesquelles j’avais àine circonscrire 11e me l’auraient pas permis. J’aidù me borner, pour ces doue subdivisions, à ce

PREFACE.

ou à