ALO
* ALMUGÉE ou ALMUGIE , s. f.T. d’Àstrologie. État de deux planètesqui se regardent du même aspect queleurs maisons. B.
ALOÈS , s. m. ( a-lo-èce ) Plantevirace exotique , originaire des In-des , à fleur liliacée , et dont les es-pèces sont très nombreuses. On enretire un suc nommé aussi alo'es , etqui, suivant ses divers degrés de pu-reté , prend le nom de Succotrin,Hépatique, etc. (Du grec a loi, nomde cette plante.)— Alo'es pitte, Chan-vre des Indiens , espèce d'aloès dontla seconde écorce fournit des fils pro-pres à être tissus. A Saint-Domingue,on l’appelle Cahouille .—* Se ditaussid’un arbre des Indes dont le bois estodoriférant. A.
ALOÉTIQUE , adj. ( a-lo-e-ti-ke )T • de Phar. Remède , préparationalo'etique , dont l'aloès fait la base.
ALOGIENS , s.m. pl. Hérétiquesdu second siècle, qui niaient queJésus-Christ fit Dieu , fit le Verbeéternel. (Du grec a privatif , et logosparole ou verbe.)
ALOGOTROPHIE , s. f. (a-lo-go-tro-fi-e ) T. de Médec. Nourriture iné-gale et disproportionnée. ( Du greca privât, logos proportion , et trophinourriture.)
ALOI , s. m. (a-foa) T. de Mon-naie ; certain degré de bonté , lequelrésulte du mélange de plusieurs mé-taux qui ont quelque conformité en-tre eux: Or de bon aloi, argent de basaloi. —Fig. Bonne ou mauvaise qua-lité d’une chose ; Cettedrogue est demauvais aloi ; elle est falsifiée ;
marchandises de mauvais aloi. Ondit de même , en plaisantant, versde mauvais aloi .—Un homme de basaloi, qui est de basse condition ,d une profession vite, ou qui estméprisable par lui-même. A. (Du lat.adligare ou alligare lier, unir.)
ALOÏde , s. f. ( a-lo-i-de ) Plante''itinéraire, dont la feuille approchede celle de X alo'es. (Du grecaZoê aloès,et eidos forme , ressemblance.)
ALOMANCIE.s. f.(a-lo-man-ci-e)Divination par le sel. (Du grec hais ,génitif halos sel, et mantèia divina-'•on. )
ALOPÉCIE , s. f. ( a-lo-pè-ci-e)Pelade ; maladie qui fait tomber leP°il de la tête. (Du grec alopex re-nard, parce que cet animal est, dit-00 . sujet à cette incommodité.)
* ALOPÉCURE , s. f. Queue deren ard , plante. B.
ALORS, »dv. ( a-lor, ctdevant une'myelle 1 alorz) En ce temps-là.—En ceoas-là. (Du lat. adillam horcnn , à celleleure , d’où les Italiens ont fait aussi« lora.)—Mors comme alors , quandon en sera là , on avisera à ce qu’ilfaudra faire , U estfam.-£ es manü-ies aojs , la mode d’alors, les ma-niérés, la mode dece temps-là. Alors
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ALOSE , 5 . f. [a-lo-ze) Poisson demer , qui remonte au printemps dans' e * Mvieres. C est un poisson osseux
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abdominal, holobranche , de la fa -1mille des Gymnopomes et du genredes Clupées.
ALOSIER, s. m. ( a-lo-ziê) Fileten forme de seine , pour prendredes aloses.
ALOTECQME , s. f. Voyez Ha-lotechnie.
ALOUATE, s. m. (Hist. nat.) Es-pèce de singe dont le museau estallongé , et la tête élevée en pyra-mide.
ALOUCHI , s. m. Gomme de l’ar-bre qui produit la cannelle blanche.
ALOUETTE , S. f. {a-lon-è-te)Petit oiseau fort connu, de l’ordredes Passereaux, et de la famille desSubulirostres. Il y a aussi des alou-ettes de mer. (D ’allaudetta , dimi-nutif à'alauda , nom latin de cet oi-seau.)
ALOURDIR , v. a. Rendre lourd.Appesantir. Il ne s’emploie qu’auparticipe et aux temps composés :Cela m’a tout alourdi-, je suis toutalourdi ; fai la tête toute alourdie.Il est fam. et ne se dit qne des per-sonnes.—S ’alourdir , v. r. Devenirlourd. II est fam.
ALOUVI , IE , adj. T. familier.Qu’on ne peut rassasier , qui est in-satiable comme une louve affamée.
ALOYAGE, s. m. ( a-loa-ia-jc)Alliage etmélange des métaux. VoyezAloi;
ALOYAU, s. m. ( a-loa-ii ) Piècede bœuf coupée le long du dos.
ALOYER, v. a. (a-loa-ié) Donnerà l’or et à l’argent Yaloi requis parles lois.
* ALPAGA, s. m. Grosse étoffe delaine. A.
I * ALPAGE , s. m. Mot employéen Suisse , pour désigner le tempsoù les bestiaux paissent sur les mon-tagnes des Alpes : Saison de l’alpage.
ALPAGE ou ALPEN, s. m. Terrenon labourée. Il est vieux.
ALPAGNE, s. m. ( al-pa-gne ;mouillezyn) Mammifère ruminantd’A-mérique , fort semblable au Lama età la Vigogne, qu’on nomme aussiAlpaca. De ses poils , qui sont fins etdoux comme la soie , on fait desétoffes très recherchées pour leurbrillant et leur mollesse.
ALPAM , s. m. Plante dont lesfeuilles ont une odeur agréable, etdont les (leurs n’en ont aucune.
ALPES, s. f. pl. Montagnes quiséparent la France et la Suisse del’Italie.
ALPESTRE , adj. m. et f. Qui arapport, qui appartient aux Alpes :mœurs alpestres ; animaux , plantesalpestres.
ALPHA, s. m. ( al-fa ) La pre-mière lettre de l’alphabet grec.—Fig.Commencement d’une chose, paropposition à oméga qui en marquela fin.
I ALP 1 IARET, S. m. (al-fa-bè ) Re-cueil et suite de toutes les lettresd’une langue.—Petit livret qui con-I tient ces b'tlres.—Commencement ;
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premiers principes : U n’en est encorequ’à l alphabet : n faut le renvoyer dl’alphabet. — En t. de Relieur , onnomme alphabet , de petits fers quiservent à imprimer le titre d’un ou-vrage en lettres d’or, sur le dos dulivre. ( D’alpha et beta , [ es deuxpremières lettres de l’alphabet grec.)
ALPHABÉTIQUE , adj. ( al-fa-U•ti-ke ) Qui est selon l’ordre de l’af-phabet : Ordre alphabétique, table al.phabètique.
* ALPHABÉTIQUEMENT, adv.
Dausl’ordre alphabétique. A.
ALPHANET ou ALPIIANETTE ,s. m. ( al-fa-nè, ne te. ) Oiseau deproie, qui sert au vol de la perdrixet du lièvre. Ou l’appelle aussi Tuni-sien parce qu’il vient de Tunis.
* ALPIIÉES, s. m. pl. genre decrustacées. B.
* ALPHINÉE , s. f. Plante aro-matique d’Amérique. B.
ALPHITOMANCIE , s. f. ( al-fi-to-man-ci-e) Divination qui se faisaitavec de la farine. (Du grec alphitonfarine, et mantèia divination.)
* alphitomancien , enne ,adj. et s. Qui devine par la farine. B.
ALPHONSIN , s, m. Voyez Al-fonsin.
ALPHONSINES (TABLE9), s.f. pl. Tables astronomiques , rédi-gées sous les ordres d’Alphonse X,Roi de Castille , surnommé le Sage.Elle parurent en 1252.
auphus , «. m . Voyez Alfos.
* ALPIN, INK , adj. des Alpes.Plante alpine, qui croit sur les hau-tes montagnes , les Alpes. B.
* AL FINIE S, ». f. p|. Genre debalisiers. B.
ALPIOU, suivant l’ancien dict. deY Académie, et ALPION , suivantTrév. s. m. T. du jeu de la Bassette :Faire un alpiou, doubler sa miseaprès l’avoir gagnée.
ALPISTE , s. m. Sorte de grainepâle. Graine de Canarie. On en nour-rit les serius,Voyez Phalaris. Alpisterude, Voyez Lime.
ALQUE, s. m. {al-ke) Genre d’oi-seaux palmipèdes , de la famille desUropodes , qu’on nomme aussi etplus communément Pingouins.
* ALQUIER , s. m. Mesure por-tugaise : 19 seliers. B.
ALQUIFOUX, 8. m. T. du Le-vant. Galène ou sulfure de plombnatif.
ALRUNE9, s. m. pl. Chez lesanciens Germains petites figures debois qu’ils regardaient comme leursDieux Pénates , etc.
* ALSEBRAN , s. m. Élecluairepurgatif d’ésule. B.
* ALSEFATIOUN , s. m. Sectequi sépare les attributs de 1 essencedivine. B.
ALSINE , s. f. ( al-ci-ne) Plantemédicinale, appelée aussi il ïoj-geline,et dont le nom grec alsiné dérived ’alsos un bois , parce que celteplante aime les bois et les lieux om-bragés.