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Tome premier.
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ALLONGEMENT, s. m. ( a-lon-ge -men) Augmentation de longueur.—Lenteurs affectées et recherchées :Cet homme cherche toujours quelqueallongement, des allongements dansles aff aires.

ALLONGER,-V. a. ( a-lon-gè) Ren-dre plus long : Allonger une table ,une galerie , un habit, etc.—Fairedurer davantage : Allonger le temps,un proche, un» affaire. — * Allongerle pas , hâter sa marche en faisant deplus grands pas.—Déployer, étendre:Allonger le bras , la jambe. A.

Allonger un coup d’épée , une esto-cade, porter un coup d’épée, etc.en allongeant le bras. Il est fam. — leparchemin , faire de longues écritu-res pour en tirer plus de profit .—lacourroie , porter les profils d'un em-ploi plus loin qu’ils ne devraient aller;ou ménager sa dépense pour joindreles deux bouts de l’an. Ces deux der-nières expressions sont du style pro-verbial et figuré.

Allonger une manœuvre (Marine),la prolonger sur les ponts et gaillards.—une ancre ou un grelin , porterune ancre â jet avec son grelin au

large du vaisseau_ la terre , aller

U long de la côte, et la ranger à pe-tite distance. On dit aussi longer laterre. — l'ennemi , se placer parallè-lement â lui et le prolonger. — unvaisseau , le prendre de long en longpour l’aborder , ou se mettre par sontravers. En ce sens, on dit aussi etmieux ilonger.

S’ALLONGER , v. réfl. S’étendre,devenir plus long.

* Allonger, c’est étendre la matièreou ajouter à l’un des bouts : Prolon-ger, c’est reculer le terme de la cho-se : Proroger , c’est maintenir l’auto-rité , l’exercice ou la valeur au delàde la durée prescrite.

ALLONYME, adj. et s. m. {al-lo-ni-me ) Se dit des ouvrages de litté-rature publiés sous un nom étran-ger, et des auteurs qui les font ainsiparaître. C’est la même chose quePseudonyme. ( Du grec allos autre ,et onuma nom ; nom substitué û tinautre. )

ALLOPHYLE , s. m. Arbre de1 lie de Ceylan, ainsi nommé du grecallos autre et phullon feuille , parcequ un de ses caractères est d’avoirles feuilles alternes.

* ALLOTRIOPHAGE , s. m. Malade du pica , atteint de l’allotrio-phagie. B.

*ALLOTRIOPHAGlE, s .f. Faim,appétit de substances non alimen-taires. (Ru grec , allotrios étranger,et phagà je mange.) B.

AI.I.OLABLE , adj. ( a-lou-a-ble)Qui se peut allouer , accorder.

ALLOUÉ , s. m. ( a-lou-é ) Nomd’un Juge dans certaines juridictions.L’Alloué était le Lieutenant-généraldu Sénéchal. — Compagnon qui ,après le temps de son apprentissage ,s’engage encore pour quelque tempsà servir le môme maître. 1

ALL

ALLOUER, V. a. (a-Um-é) Ap-prouver, passer une dépense emplo-yée dans un compte : Allouer unpayement, tenir compte d’une sommesur une plus grande. Il ne se dit quedans la reddition des comptes—* Untraitement, donner, accorder un trai-tement et en déterminer le montant.A.— *On dit aussi : Allouer ime in-demnité. B. N. (Du lat. allaudare ,composé de ad augmentatif, et lau-iare louer ; louer beaucoup.)

ALLUCHON , s. m. ( a-ln-chon )Dent d’une roue hydraulique , etc.lorsqu’elle ne forme pas corps avecelle , mais qu’elle est seulement fixéesolidement sur sa circonférence, * etqui sert à communiquer le mouve-ment à une roue. A.

* ALLUME OU FLAMBART, s.m. Morceau de bois allumé. B.

ALLUMÉ , ÉE , part. p. A’Allu-mer , et adj. On le dit en termes deBlason , des yeux qui sont d’un autreémail que le corps de l’animal ; oud’un flambeau , etc. dont la flammeest d’un émail différent.— * Unteintallumé , un teint rouge, échauffé. A.

* ALLUMELLE . s. f. Fourneaude Charbonnier où le feu commenceà prendre. B.

ALLUMER, v. a. (a-lu-mé) Met-tre le feu à quelque chose de com-bustible : allumer un fagot, une chan-delle , des bougies. On dit allumer lefeu ou dit feu, quoique ce soit lebois qu’on allume. — Fig. Exciter ,enflammer , embrasser : Allumer laguerre, la colère, les humeurs, le sangetc. : * une trop grande applicationallume les esprits .—On dit aussi s'al-lumer , v. pr. A. (Du lat. ad à , cllumen lumière ; mettre la lumière pule feu ô....)

ALLUMETTE, s. f. ( a-lu-me-te)Petit brin de bois , de chanvre , oumorceau de carton soufré ou non sou-fré , dont on se sert pour allumerdes chandelles, des bougies , etc.

* ALLUMEUR , s. m. Celui quiest chargé régulièrement d'allumerles réverbères , etc. B.

ALLURE, s. f. (a-lu-re) Le pasde certaines bêtes. * Démarche , fa-çon de marcher. X. Ce cheval a l'allurefort douce. Il a de belles allures , il ala marche belle ; il a Vallure froide ,il ne lève pas assez le genou ni lajambe , et rase le tapis.—La manièrede marcher d’uiie personne. Il nes’emploie qu’au sing. Je le connus ù sonallure. —Fig. La manière de se con-duire dans les affaires. Il ne s’em-ploie qu’au pluriel, j'ai reconnu sesallures. * Montesquieu a dit : lamonarchie arait son allure , sa mar-che habituelle. L’Acad. dit aussi :Cette affaire prend une mauvaise al-lure , une mauvaise tournure. (Dumot français aller. ) — * Tablier demégissier. B.

ALLUSION, s. f. ( a-tu-zion , envers zi-on) Figure de Rhétoriquepar laquelle on fait sentir la conve-nance , lè rapport quelles chose» ou

ALM

des personnes ont l’une avec l'autre :Faire allusion à un événement, etc.(Du lat. alludere, fait de ad et luderejouer ; jouer avec. ) * L’Acad. ditqu’il faut prononcer les deux L.

*ALLUVIEN, ENE, adj. T. deGéol. Formé par transport et sédi-ment : Terrain diluvien. B.

ALLUYION , s. f. ( a-ln-vion, envers vi-on) Accroissement qui se faitle long des rivages de la mer ou desgrandes rivières, par la tempête oules inondations , * ou qui a lieulorsque la rivière s’en relire et qu’elleprend son cours d’un autre côté. A.Droit d’alluvion ; cette terre s'est ac-crue par alluvion. (Du lat. allnvio ,fait de ad & , vers , et lucre baigner,arroser.) * L’Acad. dit qu’il faut pro-noncer les deux L.

ALMADIE , 9. f. emprunté duportugais Almadia. Petite barquedes Nègres de la côte d’Afrique. —Vaisseau des ludes, ayant la formed’une navette de Tisserand.

ALMAGESTE, s. m. Nom du plusancien livre d’Aslronomie qui noussoit resté , et qui fut composé parPtolèmée , vers l’an 140. (De l’arti-cle arabe al , et du grec mégistontrès grand, superlatif de mégas grand;le très grand ouvrage, Fouvrage parexcellence. )

ALMANACH, ». m. ( al-ma-na-kequand ce mot est au singulier et seul,et Al-ma-na quand il est au pl. ousuivi d’un autre mot : l'almana deLiège. ) — Calendrier populaire. V.Calendrier. * Il se dit particulière-ment de certains livres qui sont pu-bliés annuellement, et qui contien-nent, outre l’almanach une foule d’au-tres indications d’un intérêt général.L’almanach royal. L’almanach deFrance, etc. A. On dit fig. Faire,composer des almanachs , s’amuser àfaire des pronostics , des conjecturesen l’air —No prendre point des alma-nachs de quelqu’un , ne point ajouterfoi à ce qu’il dit. ( De l’arabe manahsupputer, compter, précédé de l’ar-ticle al. )

ALMANDINE , s. f. Voyez AL-BANDINE.

* ALMARGEN , s. m. Corail , t.d’Alchimie. B.

ALMÉ , s. f. On donne ce nom àdes danseuses publiques, qui exercenten Égypte la même profession queles Bayadéres dans l’Inde. Elles ontcomme les improvisatrices italiennes,le taleDt de composer et de chantersur-le-champ des couplets adaptésaux circonstances. Aimé , dans la lan-gue du pays, signifie Savante.

ALMICANTARAT ou ALMUCAN-TARAT, s.m. On nomme Almicanta-rats tous les cercles parallèles àl’horizon , qui passent par tous lesdegrés de l’équateur. Ils servent àmontrer la hauteur des astres. (Del’arabe almocantarat . )

ALMOUDE ou ALMUDE , s. f-Sorte de mesure de Portugal, qui sertA mesurer les huile».