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Tome premier.
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Comptablie , chargé de l'estimationdes marchandises , pour régler lesdroits d’entrée et de sortie.

APPRÉCIATIF, adj. m. {a-prè-ci-a-tife) T. Didact. * Qui marquel'appréciation : État appréciatif desmarchandises, A. Aimer Dieu d’unamour appréciatif, plus que touteautre chose.

APPRÉCIATION , S. f. {a-prè-ci-a-cion , en vers ci-on ) Estimationde la valeur d'une chose.

APPRÉCIER , v. a. ( a-prè-ci-é )Estimer la valeur de..*» mettre unprix à... Régler le prix de... priser :avec cette différence , suivant l'abbéGirard, qu 'apprécier y c'est juger duprix courant des choses dans Jecommerce de la vente et de l'achat ;estimer, c’est juger de la valeurréelle et intrinsèque de la chose ;priser, c'est mettre un prix à ce quin'en a pas encore , du moins deconnu.—On dit au fig. apprécier unlivre , le mérite , etc. (Du latin ap-prétiare, formé de ad et de pretium.)

APPRÉHENDER, v. a. (a-pré-an-dé) Craindre. Voy. ce mot.—En i.de Palais , prendre , se saisir d’unepersonne : appréhender au corps.(Du latin prehendere prendre , sai-sir.)

* ÀPPRÉ1IENSIBILITÉ , S. f.

Qualité de ce qui peut être saisi. Iî.

APPRÉHENSIF, IVE , adj. («-

prêan-ci-fe ) Qui craint, qui a peur;timide. Ce mot vieillit.

APPRÉHENSION, s. f. (a-pré-an-don , en vers ci-on) Crainte; peur.— En Logique , on dit que la pre-mière opération de l'entendementest Yappréhension. En ce sens , c’estl’idée qu'on prend d’une chose, sansen porter alors aucun jugement.

APPRENDRE, v. a. sur Prendre(a-pran-dre) Acquérir ou se commu-niquer quelque connaissance qu’onn’avait pas : J'ai appris VAlgèbre ;il m'a appris le Latin. Dans le pre-mier sens , apprendre diffère d'étu-dier y en ce que celui-ci veut direseulement qu’on travaille à devenirsavant, et que celui-là marque qu'ony travaille avec succès : On étudiepour apprendre ; on apprend cl forced'étudier. Il semble différer aussi des'instruire en ce (\n*on apprend d'unmaître y et qu’ew. s'instruit par soi-menus. — * Enseigner. A. — Mettrequelque chose dans sa mémoire ets’en ressouvenir : J’ai appris tantde vers de Virgile ; apprendre unsermon, etc.—Savoir quelque choseparle rapport d’autrui : J'ai apprisde vos nouvelles par un tel. —Décou-vrir, pénétrer , connaître : Appren-dre par Vexpérience comment il fautse conduire. (Du lat. al) de , et pre-hendere prendre ; prendre de, auprèsde.)—* Il s’emploie avec le pronompersonnel dans ces différentes accep-tions ; et alors il prend une valeurpassive. Les usages de la société s'ap-prennent en fréquentant le monde, A.

APPRENTI, TIE, s, m. et f. (a-

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pran-ti , ti-e) Celui, celle qui estsous un maître ou une maltresse , etqui doit les servir pendant un cer-tain temps, pour apprendre d’eux lemétier dont ils font profession. Onécrivait autrefois Apprentif au masc.et Apprentive aufém. Une apprentiveauteur . Boileau , Satire 10. Celan’est plus permis. — Au fig. celuicelle qui ne sait pas encore bien unechose.

APPRENTISSAGE , s. m. {a-pran-ti-sa-je) L'état d’un apprenti : Dansce métier l'apprentissage est rude.—Le temps qu’il met, chez un maître ,à apprendre son art : Faire son ap-prentissage. —Fig. Essai , épreuvede ce que l’on a appris. Il se prendordinairement en mauvaise part :Ce Médecin , ce Chirurgien fait sonapprentissage sur le corps de ce mal-heureux .—On dit ehcore fig. et enbonne part, Vapprentissage du mé-tier de la guerre ; Vapprentissagedes maux inévitables dans cette viemortelle, etc .

APPRÊT , s. m. (a-prê) Prépara-tif. En en sens, il ne se dit guèrequ’au pl. Faire de grands apprêts.Voy. Appareil .—Manière d 'apprêterles étoffes , cuirs , toiles , etc.—EnPeinture, préparation qu’il faut fairesubir aux fonds destinés à être peints.— Chez les Chapeliers on nommeapprêt , de î'eau bouillie ou il y a dela gomme qui sert à donner plus delustre et de corps aux chapeaux.—Assaisonnement des viandes. Dansces deux dernières acceptions, il nes’emploie qu'au singulier. — * Il sedit , fig. de l’esprit, du style, desmanières, pour désigner, un peud’affectation. A.

APPRÊTE, s, f. {a-prê-te) Mouil-lette. Petit morceau de pain délié etcoupé en tranche et en long, aveclequel on mange un œuf frais et mol-let. 1! vieillit. * On dit plus commu-nément , Mouillette. A.

APPRÊTÉ , ÉE , part. p. d'Ap-prêter y et adj* On appelle cartes ap-prêtées y des cartes arrangées pourtromper au jeu.-—* Un air , un ton ,un style , un langage apprêté , desmanières apprêtées, qui manquent denaturel, où il y a quelque affectation.A.

* L’homme apprêté est recherchédans scs manières et dans ses dis-cours; l'homme composé est grave,froid , réservé , recherché dans sonair etsa contenance; l’homme affectén’a point la modération , la mesurequ’il convient de garder; l’hommeaf été se dislingue par de petitesmanières recherchées. La précieuseC't apprêtée ; la prude, composée ;la petite maîtresse affectée ; la mi-uaud.îTe, affolée.

APPRÊTER, v. a. (a-pri-té)Préparer; mettre en état : Apprêterle dîner ; apprêtez mes hardes. —Dans les Arts et Métiers , c’est don-ner ['apprêt convenable aux étoffes ,etc. , pour les mettre à leur dernier

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degré de perfection. —Assaisonnerles viandes. On dit dans le mêmesens et fig. des louanges bien apprê-tées .—En t. de Fondeur de caractè-res d’imprimerie, apprêter des lettres ,c’est enfermer entre les deux bran-ches du justificateur , autant de let-tres qu’il peut en tenir , pour voir sielles sont bien en ligne. (De l’italienapprestare , dont la signification estla même.)

APPRÊTER, v. n. Apprêter àmanger ; ce Cuisinier apprête bien.—Fig. Apprêter à rire, donner oc-casion de rire.

S’APPRÊTER , à.... v. r. Se pré-parer , se mettre en élat de fairequelque chose.

APPRÊTEUR , s. m. ( a-prû-teur) T. d’Arts : Celui qui apprête,qui fait les préparations.

APPRÈTOIR , s. m. ( a-prê-toar )Selle de bois à quatre pieds à l’u-sage des Potiers d’étain .—* Outil defondeur pour unir les caractères. B.

APPRIS , ISE , part. p. A'Ap-prendre , et adj. (a-pri , ?-ze) On ditdans le style famil. il est bien app'is,c’est-à-dire bien élevé, sage , hon-nête , etc. ; et, en sens contraire ,c'est un mal appris,

APPRISE , s. f. (a-pri-se) T. dePalais : Ordonnance d’un Juge supé-rieur , dans laquelle il prescrivait àson subalterne la forme de la sen-tence que celui-ci devait prononcer.Il est vieux.

APPRIVOISEMENT, s. m. ( a-pri-voa-ze^man) Action d'apprivoiser.Il est peu usité.

APPRIVOISER, v. a. ( a-pri-voa-zè ) Rendre doux et moins fa-rouche. Il se dit au propre des ani-maux, et au fig. des hommes. Voy.Privé. — S'apprivoiser , v. r. Se ren-dre moins sauvage, se reüdre plusfamilier : S'apprivoiser dans une mai-son y avec les grands , etc. ; il com-mence à s'apprivoiser.—* S'apprivoi-ser avec le danger , avec le vice,s’accoutumer à la vue du danger , àl’exemple du vice. A.

APPROBATEUR , ?. m. [a-pro-ha-teur ) Celui qui approuve , quidonne son approbation à... On le ditsouvent au pluriel.—Dans un emploiplus resireint, celui qui a donné sonapprobation publique à un livre , àun ouvrage. *11 s’emploie quelque-fois adjectivement : un sourire ap-probateur.

APPROBATIF , IVE , adj. ( a-pro-ba-tife , i-ve) Qui marque de Y ap-probation : Geste approbatif, mineapprobative.

APPROBATION , S. f. (a-pro-ba-cion , en vers ci-on ) Consentementou agrément donné à.... — Juge-ment, témoignage favorable et avan-tageux : Avoir Vapprobation géné-rale , l'approbation des honnêtesgens , etc.

* l'approbation dépend des lumiè-res de l’esprit et suppose un examenpréalable. L'agrément, le consente -