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Tome premier.
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autre t usage qu'on fait des principeset de la méthode de Fune, pour per-fectionner et étendre l’autre : appli-cation de VAlgèbre à la géométrie.On dit dans le même sens , Applica-tion de la Cych'ide ou pendule , etc.

* Application, Méditation, Conten-tion. L’application est une atten-tion suivie et sérieuse ; la médita-tion , une application réfléchie ; lacontention , une attention forte etpénible.

APPLIQUE , s. f. ( a-pli-ke ) Or-nement de pierres précieuses quis'applique pour en embellir d'autres.

En t. d’Êbéniste , de Tabletier,etc. f ouvrage de rapport et de mar-queterie. — En t. d’Orfèvre, pièced'applique , tout ce qui s'assemble ,par charnières, coulisses, boucles,etc.

ArrLiQüÉ, ée, part. p. et adj.Voy. Appliquer. Il se dit absolu-ment et sans régime d'une per-sonne attachée à l’étude ou aux af-faires : Homme appliqué ; femmetrès appliquée.

Feuilles appliquées contre la tige(Bot.) qui sont dans une directionparallèle à la tige , la touchent sui-vant leur longueur , et sont com-primées de ce cùté-là.

APPLIQUÉE, s. f. T. de Géom.Ligne droite terminée par une descs extrémités à une courbe , etdont l'autre extrémité aboutit ou à lacourbe meme , ou à une ligne droiteiracée sur le plan de celle courbe.C’est la même chose qu* Ordonnée.

APPLIQUER , v. a. ( a-pli-ké )Mettre une chose sur une autre :Appliquer des couleurs sur une toile,un emplâtre sur Vcstomac . Voy. Ap-poser. — Adapter , faire convenira*.. Appliquer une maxime, un pas-sage, etc. — Fig. Donner; conférer :Les Saci'cments appliquent la grâce.

Attacher fortement son esprit à...

Destiner, consacrer : Appliquer1f ne somme d'argent à une œuvre dechanté , etc. — * Employer unechose dans les cas où son usng"convient : Appliquer un procédé. —Appliquer une science à une autre ,faire usage des principes ou des pro-cédés d’une science pour étendreet perfectionner une autre science. A.

En t. de Doreur , mettre l'or,coucher l’or. — En t. de Matliém.1° Transporter une ligne donnée ,s °it dans un cercle, soit dans uneautre ligure , en sorte que les deuxextrémités de cette ligne soientdans le périmètre de la figure.2° Diviser, surtout dans les Auteurslatins. (Dulat. applicare ; fait de adà* et de plicare plier; plier à ousur, ) — Appliquer un criminel à laquestion , le mettre à la question.—un soufflet , donner nu soufllet. Ilest du st)le fig. vl f nm .

s appliquer , v. r. Se poser , semettre sur.-S’attacher avec ap-

plication ; alors sa est régime simple ;Elle s'est appliquée a l'étude. —

— S’approprier, s’attribuer, prendrepour soi ; alors se est régime com-posé , pour à soi : Ils se sont appli-qué celte histoire.

APPOGGIATURA, s.f. (a-po-djia-tou-ra ) Mot emprunté de l'italien,et qui, en t. de Musique , signifieun agrément du chant , qui se faiten appuyant la voix sur la note quiprécède en-desstis celle de l'harmo-nie. La première des deux noteségales est presque toujours une ap-poggiatura •

APPOINT, s. m. ( a-poein ) Mon-naie qu'on ajoute pour compléterune somme, pour faire le solde d'uncompte : Pour faire 1000 livres enécus , il fallait 533 ècus , et un ap-point de 20 sous. — Tirer ou pren-dre une lettre de change par appoint,la faire du solde juste d’un compte.

( Par corruption du latin ad punc-tum au ou pour le point juste , pré-cis. )

* APPOINTAGE , s. m. Actiond'appointer les cuirs. B.

APPOINTÉ, s, m. ( a-poein-tê )T. de Guerre : Soldat qui a plus depaye que le simple Soldat. Il eslaussi adj.

APPOINTÉ, ÉE , adj. T. de Bla-son. On le dit des pièces qui se tou-chent par les pointes. — En t. dePalais, une cause appointée est cellequi doit être jugée par rapport.

APPOINTERENT, s. m. ( a-poein-te-man ) Réglement en Justice surune affaire pour la faire juger eurapport. — Gages qu’on donne à unOfficier, à un Commis, etc. Il ne sedit, en ce sens, qu’au pluriel. Lemot d'appointements est honnête ,celui de gages s’emploie en parlant<les domestiques.

APPOINTER , v. a. ( a-poeintë )Régler par un appointement en Jus-tice. Voy. Appointement. — Accomo-der; terminer à l’amiable. En cesens, il est vieux.—Donner des ap-pointements, des gages : On Va ap-pointé ou il est appointé de mille écus.Cette acception qui est de Trév. estentièrement inusitée : * Cependantl’Acad. admet cette acception. —dans les troupes , appointer unhomme d'une corvée, d'une garde, luiimposer par punition , une corvée ,une garde , etc. A. — En t. de Cor-royeur , fouler en dernier. — En t.de Tapissier , plier un matelas endeux , et y coudre vers chaque boutdeux ou trois pointes pour l’arrêter.

APPOINTEUR , s. m. ( a-poein-leur ) Juge qui fait appointer uneaffaire, pour favoriser une partie.

* APPONDURE , s. f. T. de Riv.Perche qu’on met dans un train debois pour le renforcer. N.

APPORT, s. m. (a-por) Lieu pu-blic. Espèce de marché où l’on ap-porte des marchandises pour vendre.L'Apport-Paris , que le peuple deParis appelle , par corruption, Portede Paris 9 * la place du Châtelet àParis. Il n’est plus usité que dans

cette dénomination. A. Concours domarchands et de peuple.—Eu t. dePrat. sommes ou valeurs apportéeset mises en communauté par lesépoux .—* H sc dit également de cequ’un associé met à la masse sociale :Son apport est de tant . A.

APPOIITAGE , s. m. ( a-por-ta-je)T. de Rivière. Peine et salaire de ce-lui qui apporte quelque fardeau.

APPORTER, v. a. {a-por-të) Por-ter d’un lieu à un autre ; du lieu oùl’on n’est pas à celui où l’on est :Apportez-moi le livre qui est dansmon cabinet.-— Causer : Apporter dudommage à ...—Employer : Apporterbeaucoup de soin et d'attention à l ex-amen d'une affaire. — Alléguer :Apporter de bonnes raisons , de fri-voles excuses , etc. Avec textes e t pas-sages , on dit mieux rapporter. —Fig.Annoncer ; faire savoir : Apporterune mauvaise nouvelle .—* Fournir :L'un apporta son industrie , Vautreses capitaux .—Se dit fig. en parlant■ des qualités morales , et des dispo-sitions de l’esprit : Les dispositionsque nous apportons en naissant —Ondit aussi: Apporter des facilités, desobstacles , des adoucissements dansune affaire , etc. A. (Du latin appor-ta re , fait de ad à, et de portareporter : porter à ou vers.)

APPOSER, v. a. (a-pâ-zé) Mettre,appliquer : Apposer un scellé. Ap-poser une condition à un contrat, ymettre, y insérer une condition.

* Apposer sa signature an bas d'unacte, le signer, A. Il ne s’emploieguère qu’en style de Pratique , à ladifférence d'appliquer , qui d’ailleursse dit proprement d’une chose qu’onimpose sur une autre , par conglu-tination ou par forte impression.Girard. (Du latin appositus participed ’apponcrc , formé de ad et poncremettre , poser sur.)

APPOSITION , S. f. ( [a-po-zi-cion )L’action d 'apposer : On a fait l'ap-position dn scellé. Il ne se dit quedans cette phrase.—En t. de Phys.,junction de certains corps à d’autresde même espèce, d’où résulte leuraccroissement. — En t. de Gramm.et de Rhélor. , union d’un substan-tif à un autre , pour marquer un at-tribut particulier : Titus , les délicesdu genre humain ; Attila , le fléaude Dieu .

* APPRÉHENDER , v. a. Assurersa prébende à quelqu’un. B.

ArrnÉCIARLE , adj. ( a-pré-ci-a-ble) * T. de Phys. Qui peut cireapprécié par les sens ou avec le se-cours des procédés physiques ; donton peut évaluer le poids , l’intensite,la durée , etc. A. Sons appréciables ,ceux dont on peut sentir 1 unisson etcalculer les intervalles. Le bruit n estpas appréciable .

appréciateur , s. m. [a-prt f-ci-a-teur) Celui qui apprécie. Il ne sedit guère qu avec une épithete *. Justeappréciateur du mérite. — A Bor-deaux , Commis du bureau de la