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Avoir une attaque de fièw'e. En par-lant d’apoplexie , on dit attaque d’a-poplexie , ou simplement attaque.
ATTAQUER., v. a. ( a-ta-kè ) Com-mencer une attaque ; assaillir ; at-teindre. Voy. Assaillir. Il se dit aupropre et au figuré : Attaquer l*en-nemi } une place, etc. Attaquer quel-qu’un sur sa naissance , un auteurnurses ouvrages** Attaquer une doc-trine t une maladie ; cette affectionattaque le cerveau ; la rouille atta-que le fer. À .—Attaquer quelqu’unde conversation , adresser la paroleà quelqu’un afin de l'engager à par-ler. Famil.—Dans le style épislolaircc'est écrire le premier.—* En t. deJurisp. Attaquer en justice, intenterunaction judiciaire. Attaquer uuacte,eu contester la validité.—Porter at-teinte à...—Entamer, entreprendre :Attaquez ce pâte , ce sujet. Famil.—En t, de Mar. , Attaquer une ile ,vn cap , une côte , s’en approcherpour les reconnaître. A. (De Pilai.nttacare , d’où nous avons fait éga-lement attacher. Le savant Iluet ob-serve qa attaquer se prononçait au-trefois attacher : Et leur commandaqu’ils allasent vistement attacherl’ennemi. Amyot, Vie d’Agésilas.)
Attaquer un cheval (Manège) , lepiquer vigoureusement avec les épe-rons. — le son , la corde , se dit enMusique de la manière de donnernaissance à une intonation * On atta-
que bien le son, quand l’intonationest pure, sans tâtonnement, etc.—En t. de Chasse, mettre les chienssur un animal, le lancer.
s’attaquer à, v. récip. Seprendre à quelqu’un ; l’offenser , sedéclarer contre lui.
t ATTARDEIl, v. récip. {s’attar-de) $e mettre tard en route; se reti-rer trop tard. Mot nouveau employépar plusieurs Écrivains , et qui pour-rait être conservé, surtout dans lestyle familier.
AttÉDIER , v. a. vieux mot. En-uuyor, importuner quelqu’un par sesc ontos , ses discours. ( Du latin ad-toediare qu’on trouve dans quelquesAuteurs et qui est fait de tædium en-nu <, dcgoùl. )
ATTEINDRE , v. a. ( a-tein-dre)Frapper d e loin.—* Fig. Atteindnson but , réussir dans ce que l’on scpropose. —Parvenir à un terme, àquelque chose dont on était plus ouPépins éloigné.—Attraper en chemin,Joindre la personne qu’on suit ou<ju’on poursuit. Il se dit égalementdes animaux et des choses. Il s’em-pl° ,e fig. d ans p nne el p a utre accep-tion.—u signifie quelquefois égaler.A. (Du latin attingere , formé de mi; et tangere toucher ; toucher d ,atteindj'e.)
atteindre , v. n. Toucher l«ne c lose qui est à quelque distance ;Je ne p,ns atteindre à cette hante,tr.
En ce sens , on dit au ligure atteindre a la perfection ., „„ f a i te de Ugloire , etc.
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* Atteindre a rapport au but, à |la direction ; parvenir à.... , auxvoies et aux moyens qui peuvent con-duire au terme.
ATTEINT , EINTE , part. p.à’Atteindre , et adj. {a-tein , cin~te)Frappé. Il se dit toujours avec laprep. de, soit au propre, soit aufiguré : Atteint d’un coup de pierre,atteint de peste , de maladie. —Ac-,cusé, prévenu d’un crime. Il ne s’em-ploie qu’avec convaincu : Atteint etconvaincu d’avoir volé .
ATTEINTE , s. f. ( a-tein-te ) jCoup dont on atteint ou dont on es! jatteint. Il est plus usité dans le der- 'nier sens , et se dit surtout du che-val qui a reçu un coup , ou de lui-méme ou d’un autre cheval.—Atta-que de certaine* maladies : Atteintede goutte , de gravclle , etc. — Ondit fig. Une atteinte douloureuse , uneatteinte mortelle , la vive impressionque fait une chose dont on est forte-ment touché. — Donner une atteinte \à la bague , la toucher en courantsans l’emporter.—Fig. donner ou por-ter atteinte aux droits , aux privilè-ges , etc. les attaquer .—Hors d’at-teinte , hors de la portée , au propreet au figuré.
* ATTEINTURE / s. f. Blessureau tendon. B.
_ ATTEL, s. m. (a-tèl) T. de Charre-tier : Sorte de petit ais ou de latti*courbée , qui s’élève au-dessus ducollier du cheval de harnais. — C’estaussi un terme de Potier. VoyezAttelle .
* ATTELABE , s. m. Coléoptère’des arbres , de couleur brillante. B.
ATTELAGE , s. m. ( a-te-la-jc )Nombre de chevaux pour traîner lavoiture, de bœufs pour tirer la charrue,etc. : Attelage de quatre , de sixchevaux.
ATTELÉ, ÉE part. p. A’Atteler ,et ad j. Caixosse attelé de six chevaux.On dit fig. et fam. de plusieurs as-sociés qui ne s’accordent pas , quec’cst une charrette mal attelée.
ATTELER , v. a. ( a-te-lé ) Atta-cher des chevaux ou des bœufs à uncarrosse , a un chariot, à une char-rue , etc. pour les (rainer. (SuivantLe Duchal, du lat. barbare adtelare ,fait de telum, trait, flèche; parceque le limon d’un carrosse ou d’unchariot osl comme une espece deflèche.) — * Se dit quelquefois , parextension , avec le pron. personnel,des gens qui s’attachent à quelquevoiture pour la traîner : Ils s’attelè-rent au char. A.
Attelle , s. f. ( a-tè-lc) Outildont se servent les Potiers de terre ,pour diminuer l’épaisseur des ouvra-ges qu’ils tournent à la roue et autour. — En terme de Chirurgie ,petit ais qu’on lie autour d’unmembre rompu pour le tenir en état.C’est à peu près la même chosequ*<fcZi*.tt0 qui est plus usité.
ATTELLES , s. f. pi. Morceauxde bois chantournés, qu’on attache
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'aux colliers des chevaux de harnais:c’est la même chose qu *Attel. •— Cesont aussi des morceaux de boiscreux dont les Plombiers se serventpour prendre leurs fers à souder.
ATTELOIRE , s. f. (a-te-loâ-re)cheville ronde qui se met dans letimon des affûts des pièces d’artille-rie , et dans ceuxdes chariots et descharrettes.
ATTENANT, ANTE, adj. (a-te-nan ) Contigu , tout proche : F.ogisattenant à un antre ; sa maison estattenante de la mienne ; il demeuredans la maison attenante. ( Du lat*attinens part, d ’attincre , formé dead, et tenere tenir; tenir à , êtrecontigu.)* Il ne s’emploie ordinaire-ment que dans le langage familier ,et en style de pratique. A.
ATTENANT , adv. et prep. ( a-te-nan ) Tout proche, joignant ,contre : Ils sont logés attenant l’unde Vautre ; il loge tout attenant d’untel palais. Il vieillit.
ATTENDANTE , adj. f. T. deMusiq. Cadence attendante , la ca-dence imparfaite qui se fait en mon-tant de quinte. ( Ainsi nommée ,parce que, bien loin d’achever laphrase, elle est particulièrement pro-pre à l’interrogation qui oblige d’a£-tendre une réponse. )
ATTENDRE , v. a. ( a-tan-dre )Être dans l’attente , l’espérance oula crainte de l’arrivée de quelqu'unou de quelque chose. — * Resteren un lieu où l’on compte qu’unepersonne viendra, qu’une chose seraapportée , amenée. A. — Espérer,se promettre : avec cette différencequ’on attend avec assurance , etqu’on espère avec incertitude. — *Différer , La circonstance n’est pasfavorable , il faut attendre. N. — *Se dit de certaines choses qui me-nacent une personne , ou qui luisont réservées : La misère attend lesdissipateurs. — Attendre se jointquelquefois à la prép. Après ; et alorsil marque le besoin qu’on a de lapersonne ou de la chose qu’on at-tend. A. ( Du latin Attendere , faitd ’ad à , vers et de tendere , tendre ;tendre vers. )
s’attendre ,v. pron. Se tenircomme assuré de... compter sur...Je ?n’attends à beaucoup souffrir ;je m’attends que vous viendrez de-main. Il ne régit que les choses etnon les personnes.
En attendant , façon de parleradverbiale. * Jusqu'à tel moment ,jusqu’à tel temps, déterminé par cequi précède. A. , cependant , pen-dant ce temps : //• se mit ù lire enattendant. — Jusqu’à ce que : Enattendant que vous soyez éclairci. Ondit dans cette dernière acception ,en attendant l’heure, en attendantmieux ; jusqu’à ce que l heure sonne,jusqu’à ce qu'il arrive mieux.
XTTENdRID , v. a. [a-tan-drir)Rendre tendre et facile à manger.
— Au fig. Rendre sensible à la com-