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passion» à l'amour, à l'amitié» Ra-cine ( Iphigénie) a dit, en xre sens :Laisse aux pleurs d'une épouse atten-drir sa victoire , pour attendrir soncœur victorieux , ou plutôt son cœurau sein de la victoire ; la figure estbien forte , et l'expression au moinshasardée.
S’ATTENDRIR , v. ré fl. Devenirp\as tendre. —Au figur., s’émouvoir,être touché de compassion, etc.
ATTENDRISSANT, ANTE, adj.
( a tan-dri-san , an-te) Qui attendrit.Il ne sc dit qu’au figuré: Spectacleattendrissant , paroles attendris-santes.
ATTENDRISSEMENT , s. m. (a-tan-àri-cc-man ) Mouvement du cœurqui lui fait concevoir delà tendresse ,de l’amitié, de la compassion pourquelqu’un. * État d’ime ame atten-drie. A.
ATTENDU, UE , part. p. et adj.( a-tan-dn ) V. Attendre.
Attendu, vu , eu égard à : Il futexempt, attendu son âge.
ATTENDU QUE , conjonction.Vu que , puisque.
ATTENTAT , s. m. ( a-tan-ta )Entreprise contre les lois dans uneoccasion importante, dans une chosecapitale. * Entreprise criminelle ouillégale contre les personnes ou leschoses. À.
ATTENTATOIRE , adj. ( a-tan-ta-toâ-re ) T. de Palais. Qui attente ,qui va contre rautoriléd'unejuridic-tion : Procédure, sentence attenta-toire à l'autorité de... — * Qui at-tente. Ne se dit que des choses :Mesure attentatoire à la propriété ,rJ la liberté. A.
ATTENTE , s. f. ( a-tan-tc)L’état de celui qui attend, et letemps pendant lequel il est à atten-dre. — Espérance , opinion qu'ona conçue de quelqu'un ou de quelquechose : Il a rempli , il a trompé monattente. — * En Chir. , Ligatured'attente , ligature provisoire. A.a- pierres d'attente , pierres quiavancent d'espace en espace à I’ex-trémité d'un nmr , pour eu faire laliaison avec celui qu’on a dessein d •faire après. On ledit fig. d’une aflaire,d’un ouvrage d’esprit dont il n'y aqu’une partie d’achevée , et qui faitattendre une continuation. — Tabled'attente ; pierre, cadre ou lame demétal où l’on a dessein de mettrequelque chose.
ATTENTER , v. n .(a-tan-tè)Former une entreprise contre les loisdans une chose capitale. * Commet-tre un attentat contre une personneou une chose. A. Attenter a la vie ,sur la personne de quelqu'un ; at-tenter contre la liberté publique. ( Dulatin attenture , fait de ad et detenture essayer , entreprendre ; en-treprendre contre... )
ATTENTIF , ive , adj. ( a-tan-tife , ive ) Qui a de l 'attention , del'application.
ATTENTION, S. f. ( a-tan-ci-on,
ATT
en vers ci-on ) Application d'esprità... il ne 8e dit qu'au sing. avoirattention à ce qu'on fait ; prêterattention , une attention favorable.
— Égard, soin : il a eu Vattcntion dem’avertir. Il se dit souvent au pl.On me comble d'attentions, etc. Vov.Égard. ( Du lat attentio , dérivéd ’attendere lequel est composé dead à , vers , et tendere tendre, ac-tion de tendre vers. )
attentivement , adv. ( a-tan-ti-ve-man ) Avec attention.
* ATTÉNUATIF , IVE , adject.Atténuant. U. Y.
ATTÉNUANT, adj. ( a-té-nu-an)Qui diminue : Un crime est quelque-fois environné de circonstances atté-nuantes. — T. de Méd. Remède atté-nuant , qui procure la fluidité auxhumeurs. On dit aussi subslanliv. unatténuant.
ATTÉNUATION , s. f. (a-té-nu-a-cion ) Diminution de forces. Il ne sedit au propre que dans celte phrase:Il est dans une grande atténuation .
— * Action des remèdes atténuants.A.—En Phys., action de diviser, deséparer les plus petites parties d’uncorps qui formait auparavant unemasse continue. — Suivant les Al-chimistes , pulvérisation. — En t.de Prat. , diminution des chargescontre un accusé. — Atténuationd'un fluide , action de rendre un fluideplus liquide et moins épais.
ATTÉNUÉ f part. p. d'atténuer ,et adj. Abattu parla maladie, affaibli.On dit plus souvent et mieux ex-ténué.
ATTÉNUER , v. a. ( a-tê -nu-é )Affaiblir; diminuer les forces , l’em-bonpoint. — Eut. de Méd. atténuerles humeurs , l«*s rendre moins gros-sières et plus fluides. — * Signifieaussi diminuer, 'rendre moins grave :atténuer le crime , ses torts, l'effet id’un mal. A. Quelques Ecrivains mo* 1dernes ont dit , atténuer les liensde la subordination , etc. ( Du latinattenuarc , dérivé de tenuis mince,délié , grêle , etc.)
ATTÉIIAGE, ou * ATTERRAGE.A., s. in. {a-tê-ra-je) T. de Mar. L’en-droit où un vaisseau vient recon-naître la terre après une longue tra-versée. — L'action et le moment dereconnaître la terre.
ATTÉUIR ou ATTERRIR, v. n.
( a-tè-rir) Prendre terre.
atterré , ÉE , part. pass.d 'atterrery et adj. Abattu, terrassé,accablé.
ATTERRER, v. a. ( a-tê-rè; rforte ) Jeter par terre ; abattre. —Fig. Abattre, accabler. C’est en cedernier sens qu’il est le plus usité.
— * II se prend aussi neulralementet signifie , en l. de Mar. Arriver dela haute mer dans le voisinage d’uneterre et la reconnaître. A.
^ATTERRISSAGE , s. m. Actiond’atterrir» Quelques-uns écriventatterissage. A.
ATTERRISSEMENT, 8. m, (a-
ATT
tj-ri-ce-man ) Sable et limon que lamer et les rivières transportent d’unlieu à un autre , qui leur font chan-ger de lit et de rivage, et formenten quelque sorte une nouvelle terre.On dit aussi attàrissement.
ATTESTATION , s. f. ( a-ths-tn-cion , en vers ci-on ) Témoignagequ’on donne à quelqu’un; certificat.
Attester , v. a. ( a-tès-tè )Assurer; certifier, soit de vive voix fsoit par écrit. — * fig. servir depreuve : Ses larmes attestent sonrepentir. A. — Prendre à témoin.J'en atteste toute la ville. ( Du latinaltestari, dérivé de testis témoin. )
ATTICISME, s. m. (a-ti-cis-jne)Délicatesse , finesse de goût particu-lière aux Athéniens dans leur lan-gage, etc. (Du grec aitihismos dé-rivé d'altikos Atlique , Athénien. )* On l'applique par extension , austyle de tout écrivain quijoint l’élé-gance à la pureté. — Dans la languegrecque , se dit d’une forme de lan-gage partievdière au dialecte attique.A.
*ATTïCISTE, s. m. T. de Philo-logie. On appelle ainsi les auteursgrecs qui se sont étudiés h imiter entout le style tics écrivains attiques.Lucien est un atlicùte. A.
ATTICURGES, s. f. pl. ( a-li-kur-je ) T. d’Archit. Colonnes car-rées.
ATTIÉDIR , v. a. ( a-ti-è-dir )Rendre tiède ce qui était chaud. Tié-dir, ou contraire , signifie rendretiède ce qui était froid. Il a peu d’u-sage au propre. — Au fig. rendremoins fervent , plus froid.
s'attiédir , y. r. De chaud ,devenir tiède. — Fig. n’avoir plustant d’amitié , d'ardeur , de ferveur,etc.
ATTIÉDISSEMENT,», m. ((/.-' tié-di-ce-man ) Tiédeur; relâche-ment. Tl ne se dit qu’au figur. L*at-tiédissement de l'amitié , de la dé-votion.
ATTIFÉ , ÉE , part. p. d’Atti-fer , et adj. Paré avec trop de soin.Il n’est que du style badiu ou sati-rique.
ATTIFER , v. a. ( Orti-fô) Ajus-ter, parer avec recherche cl affec-tation. Tl s’emploie surtout au réfl.Votre sœur est long-temps à s'attifer.Il est fam. (Du vieux mot françaistifer, qui signifiait orner. 7'rcc.)
ATTIFETS, s. ni. pl. ( a-H-fè )Ajustements de femme ; parure. Ilest vieux.
ATTENTER, v. a. ( a-tein-tê)T. de Mar. Affermir les futailles ,ballots , caisses et autres effets dechargement dans l’arrimage. — Voy.Atinter.
attique , s. m. ( a-ti-ke )Paysdans la Grèce , dont Athènes étaitla capitale. (Du grec aktê rivage;parce (pie l'Atliquc s'étendait sur lurivage de la mer. )
ATTIQUE , s. m. T. d’Archit.
Petit étage au-dessus des autres# qu*