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Tome premier.
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«28 ATT

ATTREMPEH , v. a. (a-tran-pi)Vieux mot qu’on employait pour trem-per. — Il a signifié aussi , modérerou se modérer.

ATTRIBUER , v. a. (a-tri-bu-ê)Attacher, annexer à.... Àttrih-uer àune charge des gages, des privilèges.— Rapporter à... imputer : aveccette différence qu 'attribuer unechose à quelqu’un , c’est la mettresur son compte par une prétention,un jugement, une assertion simple ,comme sa chose propre, son ouvrageimmédiat, etc., et que la lui impu-ter c’est la rejeter sur lui , en lui enrapportant ou appliquant le mériteouïe démérite: On attribue plutôtles choses ; on impute surtout le mé-rite des choses, Itoubaud. — Accor-der : On lui attribue des qualitésqui.., (Du latin uttrihnere , forméde ad à, et tribnere donner , accor-der.)

S’ATTRIBUER , v. réfl. Prendrepour soi ; s’approprier: Il s'attribuela gloire de.... Voy. Approprier.

ATTRIBUT , s. m. {a-tri-hu)Propriété qui convient à quelqu’unou à quelque chose. — Perfectionque l’on coanalt en Dieu. —• En t.de logique , ce qui s’affirme ou senie d’un sujet. — En t, de Peinture,<1’Antiquité , etc. , * ce qui sert àcaractériser une figure mythologiqueou allégorique. A. — * T. de Gram-maire, régime, complément d’uneprép. ou d’un verbe. B. ( Du latinattribvtum , fait d’attribuere attri-buer. )

Attributif , ive, adj. (< %-tri -bu-tife, i-ve) T. de Palais : Qui#<-tribue : Arrêt attributif,

ATTRIBUTION , s. f. (a -tri-bu-riou) Pouvoir donné à des Juges deconnaître de certaines affaires, préa-lablement à tous autres Juges. —Concession de quelque prérogative,de quelque privilège. — *Tout droitqu'une personne chargée de quelquelonction , a de prononcer sur cer-laines affaires , de les administrer ,d'en connaître , etc. A.

attristant , ANTE, adj. (a-tiis-tan, attriste : Tl a

reçu une nouvelle fort attristante,ATTRISTER , y, a . ( a-tris-té )Rendre triste; affliger. *11 s’emploieaussi avec le pronom personnel. A.

ATTRïtion , s. f. (a-tri-cion, envers ci-on ) Douleur d’avoir offenséDieu , causée par la seule crainte duchâtiment. En t. Je Physiq. ,frottement dedeux corps qui se meu-vent l’un contre 1 autre , de manièrequ’il se détache de leur surface plu-sieurs particules saillantes. — Ent. de Cbirurg. écorchure superficielledes pieds , des cuisses, etc. (Du bu.attritio , formé d ’atterere frottercontre , user en frottant. )

attroupement , s. m. {a-trou-pe-man) Assemblée tumultueuse degens sans autorité et sans aveu.

attrouper , v. a. {a-trou-pé)Assembler plassieurs personnes en

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tronpe t * et tumultueusement. A.— s'attrouper t y. r. S’assembleren troupe , et tumultueusement.

* ATUN , s. m. Espece de scom-bre. Arbre du pays des Malais. B.

atwood(MACHINE IP), S. f.Machine inventée pour rendre sensi-bles les lois du mouvement des corpsen ligne droite , circulaire , etc. ,ainsi nommée de son auteur M. At -woody membre de la Société royalede Londres.

* AT Y PE , s. m. T. d’ÏIist. nat.Insecte du genre des arachnides. N.

* ATYS , s. m. Grand singeblanc. — Coquille. B.

ATZEBEROSCINE , s. m. (Mu-sique) Instrument de percussion enusage chez les Hébreux : il était debois et avait la forme d’un mortier ;on le frappait avec une espèce depilon aussi de bois, terminé par deux(joutons.

AU, (o) Particule formée par con-traction de la prép. a et do l’articlele ; devant un nom masculin au sin-gulier , il équivaut au cas des La-tins, etc., appelé datif: Plaire aumonde. Au plur. on met aux pourà les : Plaire aux hommes. — Celteparticule s’emploie aussi pour dans :Etre au lit ; pour avec : Toucher audoigt; pour selon : An jugement desgens sensés , il faut , etc.

AUBADE, s. f. (p-ha-de, d.) Con-cert d’instruments qu’on donne àl 'aube du jour , à la porte ou sousles fenêtres d’une personne. Celuiqu’on donne le soir s’appelle Séré-nade, —* Fig. et par antiphrase, in-sulte , vacarme qu’on fait à quel-qu’un.

AUBAIN,s. m. (â-heîn, d.) Etran-ger non naturalisé dans le pays oùil demeure. (Suivant Cujas , du latinadvenu étranger ; suivant Ducange ,d'albanns, en la signification d'Ecos-sais. Les Ecossais voyageaient au-trefois beaucoup en France : et sousce nom d'Albanion Alhini, on com-prenait même les Anglais , dont Filese nomme Albion. )

AUBAINE , s. f. ( ô-bè-nc y d. )Droit <£aubaine ; droit de succes-sion aux biens d’un étranger nonnaturalise. Voyez Aubain, — Fig.Evénement inattendu dont il résultequelque profit ; avantage inespéré.

AUBAN , s. m. (ô-hatiy il.) T. deFéodalité: Le droit d'auban est ce-lui qui se payait aux Seigneurs ouaux Officiers de police , pour avoirpermission d'ouvrir boutique. II si-gnifiait aussi la permission même.

AUBANS, 8. m. pl. Voyez Hau-bans.

AUBE , s. m. ( ô-he ) Vêtementecclésiastique, fait de toile blanche ,et qui descend jusqu’aux talons. —La pointe du jour : on dit ordinai-rement l'aube du jour y et non passimplement ['aube. — En t. de Mar.l’intervalle du temps qu’il y a de-puis le souper de l’équipage jusqu’àce que l’on prenne le premier quart.

AUB

(Du latin alhts, alba blanc, blanche.*)— Aube de moulin , petite plan-che attachée aux coyaux sur la jantede la roue qui la fait tourner, enrésistant au passage de l'eau quila pousse.

AUBÉNAGE , s. m. (p-hê-na-jé)Droit attribué par quelques coutu-mes aux Seigneurs moyens justiciers.

AUBÉPIN , s. m. AUBÉPINE ,s. f. ( 6-bé-pein , ô-hê-pi-ne , d.) Lesecond est aujourd’hui le plus usité.Arbrisseau épineux à fleurs rosacées,disposées en corymbe, et de cou-leur blanche. Il croît dans les haieset dans les bois. On l’appelle aussiEpine blanche et JS'oblc épine. (Dulatin alba spina ; spina alba épineblanche.

AUBÈRE, adj. m. et f. (o-éô-re,d.) Il se dit d’un cheval dont le poilapproche de la couleur de la lleurdu pêcher , entre le blanc et le bai.(Du latin alhns blanc. Ménage.)

AUBERGE, s. f. (ô-bèr-jc , d.)Maison où l’on loge et où Bon donneàmanger. Voy. Cabaret. — A Malte,le lieu où les Chevaliers de chaquelangue étaient nourris en commun.(Du latin barbare heribergn, ou heri -bergum , ou heribergium qui , dansles capitulaires , etc. , est pris pourhôtellerie , et a été fait de l'alle-mand herbergen loger. Valbergo desItaliens et Yalbcrgue des Espagnolsont la même origine. )

AUBERGINE, s. f. (ô-hèr-gi-ne)Voyez Mèlonghnc,

AUBERGISTE , s. m. et f. {6-bb’-jis-tCy d. ) Celui ou celle quitient une auberge .

AUBERON , s. m. (p-be-ron) Pe-tit morceau de fer rivé au morail-lon qui entre dans une serrure, etau travers duquel passe le péue pourla fermer.

AUBERONIÈRE , s. L ( ô-be-rO -niè-re) Moraillon ou bande de fersur laquelle les auherons sont rivés.

AUBIER, s. m. (Ô-bié, d. ) Ent. de Bot. , le nouveau bois qui s©forme chaque année sur le corps h -gneux , et se trouve immédiatementsous l’écorce. Il est ordinairementblanc. On l’appelle aussi Anbonr. —*Voyez Obier. (Du latin albuminé tformé d'album blanc.)

AUBIFOIN, s. m. (ô-bi-foein td.) Sorte de plante qui croit paru 11les blés, et qu’on nomme aussi fthtttVoyez ce mot.

AUBIN, s. m. (o-bein; d.)T.Manège : Allure du cheval qui tientde Famille et du galop. — Le blan cde l’œuf. (Du lat. alhinum dit po uralbumen, et dérivé d’afâus blanc.)

* AUBïNER , v. n. ( o-bi-né ) T;de Manège. Il se dit d’un cheval q ulva l’anhin. A.

AUIHNET OU SAINT-AUBlNE T rs. m. (ô-bi-nè), d.) T. de Mar. P° ntde cordes supporté par des bouts ®mâts posés en travers sur le p* atbord , à l’avant des vaisseaux n* ar *chands.