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Tome premier.
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AUD

AUROURs , s. m. Arbre dontles feuilles sont bonnes contrel’asthme. Voyez Cytise.

+ AUCDE s. f. T. d’Epingl. Ca-vité hémisphérique qui enchâsse latète de 1 épingle dans le métier. B.

AUCIIénoptÈRES , s. et adj.m. pl. ( 6-kê-nop-tè-re ) T. dTchtyoI.Famille de poissons osseux jugulai-res , dont le caractère est d’avoirdes nageoires ventrales situées sousla gorge. (Du grec aucJtcn , génit. au-c hénos cou, et ptèron aile ou na-geoire.)

* AUGURA, s. m. Arbuste du .la-pon , à feuilles tachetées de jaune ,de la famille des Nerpruns. B.

AUCUN , AUCUNE , adj. (ô-keun ,3-ku-nc , d. ) Pas un , nul. VoyezNul, Je ne connais aucun moyen deréussir. Il se dit aussi substanliv.Je ne connais aucun de vos juges. Ils’emploie avec la seule négative ne ,e t en retranchant pas : 7l 11 y avaitQ-icun de ses gens, et non pas,comme a dit Marivaux , il n y avaitpas aucun. Aucun n’a point de plu-riel , par la raison , ainsi que l’ob-serve judicieusement Féraud , quece mot « est accompagné d’une par-« ticule négative, et par conséquent« exclusive. Aucun c’est pas un. Qui« n’en a pas un , n’en a pas du tout :« qu’a-t-on donc à faire du pluriel ? »liacine a dit dans Phèdre :

Aucun* monstres par moi domptés jnsqn’an-îourd'hni

Ne m’ont acquis le droit de faillir commelui-

c *est une faute, même en admet-tant avec la dernière édition du dic-tionnaire de l 'Acad, qu'aucun pùls employer au pl. car la phrase deJWî/n? est évidemment négative. (Dualiqnis umts, dont les Italiens° n * aussi fait alcimo, et les Espa-gnols aîguno. )

Aucuns , au plur. En style Ma-stique ou de palais, quelques-uns.

AUCUNE FOIS, adv.Quelquefois.Ce mot a vieilli.

aucunement , adv. ( 6-kn-ne-^an) Nullement, * en aucune ma-cère. A. Il est peu usité. — Au pa-[jt>s et dans le style Marotique , onEmploie sans ne, et il signifie en‘î'ielqae sorte , à certains égards ;fiant aucunement égard Ci la de-etc.

AUBace , s. f. ( ô-dn-cc , à.)Hardiesse excessive. Il sc prend or-dinairement en mauvaise part, ajnoins q ue quelque épithète ou laforce du sens n’en corrige l’expres-s '°n : Une noble , une généreuse au-detee, etc. Voyez Hardiesse. — Ganse^Hachée à une agrafe , dont on se6e rt pour empêcher que !c bord duchapeau ne baisse. (Du lal. audacialait d ’aitdere oser. )

Audacieusement , adv. (nu-

da-cicû-zc-man, d. ) Avec une au-dace téméraire. — Avec courage etintrépidité. — * D’une manière in-solente. A.

AUD

AUDACIEUX , EUSE , adj. (d-âa-ci-eû, eû-se, d.) Hardi, en bonneou mauvaise part : * Air , génie ,projet audacieux. A. On dit fig. Dis-cours audacieux ; figure audacieuse ,telle que l’hyperbole. — Il est aussisubstantif, et ne se prend qu’enmauvaise part : C*est un audacieux .

AU DEÇÀ, prép. En deçà , de cecôté-ci. Il est aussi adverbe : Il estau deçà.

AU DELÀ , prépos. et adv. quisignifie par delà.

AU-DEVANT, adv. Aller , envoyerau-devant de quelqu'un ; aller en-voyer à sa rencontre. Voyez Aller.— Fig. Aller au-devant du tort qu'onveut nous faire , le prévenir.

AUDIENCE, s. f. (ô-di-an-ce,d.)Attention que l’on donne à celui quiparle : Avoir audience , prêter au-dience , donner audience , une au-dience favorable. Il sc dit plus ordi-nairement du temps que les Minis-tres, etc., emploient à écouter ceuxqui ont à leur parler. — Séance desJugesdans les causes qui se plaident :Tenir Vaudience, lever Vaudience • —Lieu où se tient l 'audience. — L’as-semblée de ceux qui y assistent.( Du latin avdientia , fait d *audireouïr, entendre, écouter, lequel estdérivé du grec aude voix. )

Audience ou audience royale , Tri-bunal de justice établi par les Espa-j gnols dans les diverses provinces de; l’Amérique. — Provinces qui compo-1 saient le ressort de chacun de ces tri-, bunaux. — * Certains tribunaux; d’Espagne. À.

AUDIENCIER , adj. (ô-di-an-ci-é, d.) Se dit de l’Huissier qui appelle

les causes dansl’n/^zence_ Grand-

Audiencier t Officier du sceau chargéd’examiner les lettres qu’on doitsceller.

AUDITEUR, s. m. {ô-di-teur, d.)Celui qui écoute un discours dansl’assemblée. — * Disciple. A.

Auditeur des Comptes , Officier dela Cour des Comptes. — Officierprès les Cours de Justice , qui as-siste auxaudiences sans avoir de voixdélibérative. Il y a aussi des Audi-teurs près le Conseil d’État, etc. —Auditeur de Rote, Officier de l’an-rien tribunal de la Rote à Rome. —On «lit aussi Auditeur de la chambreapostolique.

AUDITIF, ive , adj. (o-di-tife,d.) Qui appartient ou sert à l’ouïe :Nerf auditif, faculté auditive.

AUDITION , s. f. ( ù-di-cion, d. )* Action d’entendre : Juger miepièce de théâtre à une simple audi-tion. A. — T. de Palais usité seule-ment dans audition des témoins , au-dition de compte , l’action d’ouïr destémoins , d’examiner un compte.

AUDITOIRE, s. m. (û-di-toâ-rc,d.) Assemblée qui écoute. — Il sedit surtout de ceux qui assistent auSermon. — * Le lieu, l’enceinte oùmv-i assemblée sc réunit pour écouterdes discours prononcés en public. Il

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se ait ptus particulièrement du lieuoù Bon plaide, dans les tribunaux. A-—Siège où les Juges subalternes don-naient audience.

auffE , s. f. ( u ~fc) Espèce dejonc qui vient d’Espagne, et qu*onnomme aussi Sparte. On en fait desfilets à grandes mailles pour la pê-che, et le plus souvent des cordagesqu’en Provence on appelle Sortis.Une pièce de ces cordages se nommeMaille.

AUGE , s. f. ( ô-je , d. ) Pierre oupièce de bois creusée , qui sert àdonner à manger et à boire aux che-vaux et autres animaux domestiques.—Rigole de pierre ou de plomb sur la-quelle coule l’eau d’un aqueduc oud’une source, pour se rendre dans unregard dé prise ou dans un réservoir.

— Grand vaisseau de bois où lesMaçons gâchent leur plâtre. — Aujeu de Paume , espèce de saillie quiest auprès des filets, et qui est des-tinée à recevoir les balles. — Chezles Cnrtonniers, huche où l’on jetteles rognures de papier, lorsqu’ellessont broyées. — En t. de Mar. ,vaisseau de bois où l’on met le gou-dron , pour y passer les cordages.

! — Dans les moulins à eau , canal; étroit de planches , de maçonnerie ,

, par où l’eau ramassée coule et tombesur la roue, pour la mettre en mou-vement et faire tourner la meule.( Du grec aggeion ou aggos vase ,urne ou vaisseau quelconque. )

AUGÊE , s. f. (o-jé-e) Ce quepeut contenir une auge de Maçon.

AUGF.LOT , s. ni. (ô-je-lo, d.)T. de Salines; Cuiller de fer aveclaquelle on retire l’écume du sel. —Pelle ou petit bassin où les matièresétrangères et les parties terreusesdu soi se précipitent.

AUGET , s. m. (ô-jè, d.) Pefutvaisseau où l’on met la mangeaill»des oiseaux qu’on nourrit en cage.

■— Petit vaisseau attaché à la circon-férence do certaines roues hydrau-liques. — En t. de Meunier, con-duit de bois par où tombe le grainsur la meule. — Bassin des gout-tières de plomb aux grands bâtiments.

— Scellement des lambourdes surune voûte ou surfaire d’un plancher,pour recevoir un parquet, etc. —Espèce de coquille en plâtre, aubord d’un joint de pierre , qu’ongarnit de coulis pour remplir ce joint.

— Petit canal carré de bois , daimlequel passe le saucisson qui portele feu à un fourneau de mine.

* AUGIN , s. m. Arbre qui donnele vernis de la Chine. R.

AUG1TE , s. f. (ô-ji-te, d.) Sortede pierre précieuse d’un vert p^lo.

ÀUGMENT , s. m. (og-man) T.de droit usité dans cette seule phra-se : Augmcnt de dot, ce que le maridonne à sa femme pai contrat de inj-riage dans les pays de droit écrit, etqui lui tient lieu de ce que dans lespays de eoiilume , on appelle Douai-re. ■— En t. de Gramm. grecque,

GATTEt.. T. I.