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qu on donne aux pauvres par cha-rité. Il se dit surtout de l’argent. —Peine pécuniaire que la Justice or-donne en certains cas. ( Du grecèlcêmosunc miséricorde , et par ex-tension toutes sortes de charités,faites aux pauvres ou à l’Eglise. )
AUMÔNER , v. a. ( ô-mo-nè )Donner par aumône , ensuite d’unecondamnation de la Justice : II a <!têcondamné à anmôner deux ccus auxpauvres.
AUMÔNERIE, s. f. ( o-mn-nc-rî-c)bénéfice claustral dans les abbayes ,( lont l’office était autrefois de distri -huer les aumônes.— La Grande Atimo-nerie de France , la charge du Grand-
Auménier.
aumônier , s. m. ( o-mô-niè )brètre attaché à un Grand , et dontht fonction est de lui dire la messe ,distribuer ses aumônes , etc.L'rand AumCnier de France ; premierAinnônier ; Aumônier ordinaire ; Au-’eônier d’une Princesse , etc. 11 ya s ur les vaisseaux , dans les régi-Uients , etc. des Aumôniers qui y’cniplissent toutes les fonctions desCuré».
AUMÔJTIER , 1ÈRE , adj. Qui‘forme, qui fait souvent l 'aumône'"'X pauvres : Il est fort auntôniei’ ;die est fort aumônière.
* AUMÔNIÈRE , s. f. Sorte deh°urse qu’on portait anciennemento fa ceinture. A.
Aumusse , quelques-uns écrivent,ç'nutcc. A. s. f. (ô-mu-ce, d. )fourrure que les Chanoines por-’ont sur !(, l iIa s quand ils vont àl’of-' Ce - —Les Marchands Bonnetiers de1 aris prenaient la qualité à’Aumus-•siers d ans | eurs statuts. (Du latin'arbare almucia, employé dans leî"étne sens par les Auteurs de laasse latinité, et qui selon WachtcrV| ent de l’allemand miitze , sorte decoiffure ou d’habillement de tête. )n A UNAGE , s. in. ( 6-na-je , d. )‘^surage à Vanne ; Faire bon au -,,<l 9e. Bénéfice d'aunage , ce que l’on*.^nne ou ce que l’on trouve au-delàL * ta mesure. On dit aussi en ce8 ° n s Bon d'aunage , excédant d'au-1i{, ye — La quantité d 'aunes qu’on
3 Assurées.
A UN Aie , s. f- (d- nê) Lieu plantéu a unes.
. Aune ou AULNE , s. m. ( 6 ne )Arbre d’une grosseur médiocre quif. e Plaît dans les lieux humides , àe urs amentacées mâles et femellesSur ,e même pied , et dont le boisest 1res mil e dans les arts. On le' lo mme aussi Verne ou Vergue. ( Du
.n alnus , qui a la même signili-cation. ) — Aune noir. Voyez Hour-9ène.
aune , s- f. ( ô-ne ) Mesure detangueur qui , à Paris , contenaittr ois pieds sept pouces huit lignes.
* Le bâton de même longnem’dont on se sert pour mesurer. A. —Chose mesurée , qui a la longueurd’une aune* Une aune de toile . ( Du
AÜP
.latin t âna ; dérivé du grec ôlené éten-due des bras. )
* Vaune d’Amsterdam, vaut 690millimètres , 3/10; celle de Berlin ,nouvelle, 669 9/10; celle Danoise,627 7/10 ; la grande de Constanti-nople , 669 1/10 ; celle de Genève ,1188 4/10 ; celle de Vaud , 12 déci-mètres ; celle de Berne, 541 milli-mètres 7/1U ; celle de Zurich 6 dé-cimètres , celle de Neuchâtel. 1111müimètres 1/10 ; celle de Vienne enAutriche, 779 2/10; etc. Voyez1 Archine , Canne , brasse , rare ,raso , palme. ( Annuaire du bureaudes longitudes , etc. )
Pouce et aune ou Pouce-avant ,manière d’auner les toiles , eh met-tant le pouce devant l’aune.
Se mesurer à son aune ; se rendrejustice. — Mesurer tout le inonde dson aune, juger des autres par soi-méme. — Les hommes ne semesnrentpas à Vaune ; il ne faut pas juger deleur mérite par leur taille. —Anbout de Vaune faut le drap , les cho-ses iront tant qu’elles pourront aller.— Savoir ccqu'en vaut l'aune , avoirdéjà fait l’épreuve d’une chose. —Tout le long de l'aune ; beaucoup ,excessivement. Toutes ces expres-sions sont du style proverbial, figuréet familier.
AUNée , s. f. ( ô-né-e) Plante vi-vace, à Heur radiée, dont la racined’un goût amer et aromatique , estdétersive et résolutive. On la nommeaussi Enula campana ou Enule cam-pane. Son nom grec est Hêlènion .
AUNER , V. a. ( ô-nè d. ) Me-surer à l’uime.
Auner bois à bois , aimer pince àpince ; auner juste, sans aucunebonne mesure.
AUNEUR , s. m. ( ô-nenr , d. )Officier ou Commis préposé pourmesurer les draps , serges , toiles ,coutils , etc.
AUPARAVANT , adv. ( o-pa-ra-van ) Premièrement , avant toutechose ; il marque priorité de temps,et s’emploie sans régime: Un moisauparavant ; vous voulez partir ,mais auparavant réglez vos affaires.On ne doit pas l’employer àla placed 'avant qui est une préposition ;ainsi il ne faut pas dire auparavantla conquête , auparavant de partir ,etc. mais avant la conquête , avantde partir.
AU PIS-ALLER , adv. ( o-pi-za -lé ) Mettant les choses au pire étatou elles puissent être.
AU PLUS PRÈS, adv. T. de Mar.Naviguer au plus près ; être au plusprès ; naviguer le plus près qu’il estpossible de l’origine du vent.
AUPRÈS, adv. ( o-pre ) Toutcontre. — Par auprès , un peu àcôté. Il est populaire. — SuivantMénage , du lat. barbare adpressum ,d’où les Italiens ont fait aussi appresso,qui a la même signification. Arfprcs-snm a pu être formé d’ad à, vers ,et de pressas part, de premere près-
AUR 131
t sc** t Serrer : serré , pressé vers ou: contre.
i AUPRÈS , prép. de Heu qui régitla prép. de ; Sa maison est auprèsde la mienne. On la fait quelquefoisprécéder de tout adv. tout auprèsde ...— Au figuré, il se dit de l’atta-chement : Il est auprès de ce Sei-gneur ; je T ai mis auprès de mon\jils ; ou de la faveur : Il est bien1 auprès du Roi et fort mal auprès desj Ministres. — Au prix ; en comparai-; son : La terre n'est qu’un point au -près du reste de l'univers .
| AURAY , s. m. T. de Mar. Bloci de pierre , pièce de bois , mau-1 vais canon , etc. auquel on amarreJ à terre uu petit bâtiment pour lecontenir.
* aure , s. f. Vent frais d’été,j ( Lafontaine ) Très peu usité.
* AUREillon , s. m. Partiedu métier pour les étoffes de soie. B.
AURÉLIE , s. f. ( ô-rè-li-e ) T.d’Hist. nat. Voy. Chrysalide .
AURÉOLE , s. f. { ô-ré-o-le , d.)Cercle de lumière, que les Peintresmettent autour de la tête des Saints.— Degré de gloire qui distingue lesSaints dans le ciel ; L'auréole desVierges , des Martyrs. Il est plususité dans le premier sens que dansle second. ( Du latin aureolus , decouleur d’or. ) —* Espèce de bréantde Sibérie.
* AURICHALQUE , s. m. Ori-peau , or faux , laiton , archal. (Dulat. Avrichalcum formé de anmvi or,et du mot grec chalcos cuivre. ) B.
AURICULAIRE , adj. ( ô-ri-ku -lè-re , d. ) Qui regarde l’oreille :Confession auriculaire , que l’on faiten secret à l’oreille d’un Prêtre ; té-moin auriculaire, qui a ouï de sespropres oreilles ce qu’il dépose ;doigt auriculaire , le petit doigt qu’onmet quelquefois dans Poreille pourse gratter. — On dit aussi en t.d’Anat. Artère auriculaire , etc. (Dulat., auricularis ou auricularius ,formé d'auris oreille. )
AURICULE , s. f. ( 6-ri-kuAe )Voyez Oreille (fours.
AURICULE , ÉE , adj. ( ô-ri-ku-U , lè-e ) T. de Bot. Feuille auri-culée munie à sa base d’appendicesen forme d’oreillettes.
* AURIFÈRE , adj. Qui fournitde l’or : Mine aurifère .—Mêlé d’or,Pierre aurifère. B.
AURIFIQUE , adj. ( 6-ri~fi-Tte yd. ) Vertu aurifique , puissance dechanger quelque chose en or. ( Dulat. aurum et facere faire. )
AURIFLAMBE , s. f. ( ô-ri-flan-be) Voyez Oriflamme .
AURIGA , s. m. emprunté dulatin. ( o-ri-ga ) En Chirur., espècede bandage pour les côtés.^ EnAnat , quatrième lobe du foie.
AURIGE , s. m. ( o-ri-jc ) T.d’Archéologie* Conducteur de chars*( Du lat. auriga , formé de aurearênes , et a 9° J e m 6t* e * )
? AURIGIINEUX # EUSE, adj,