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Tome premier.
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Fébrile avec ictère * Maladie aurigi-neusê. B.

AURILLARD f adj. ( ô-ri-gliar)Voy. OriUard.

* AURILLERIE , s. f. Ancienimpôt sur les mouches à miel. B.

AURIQUE , adj. fém. ( ô-ri-ke )T. de Mar. Voiles antiques , cellesqui ont un de leurs côtés attaché aumât. * 11 se dit des voiles qui ontquatre côtés ou ralingues , sans êtred'une forme carrée. A.

* AURITE , s. m. (o-ri-te) Pois-son du genre des labres. N.

AUROCHS, s. m. Espèce de Tau-reau sauvage décrit par les Ancienssous ce nom , et sous celui d'unis ,qu’on ne trouve plus maintenant enEurope, si ce n’est peut-être dans lesmontagnes de Lithuanie et de Prusse.( Le mot Unis est purement latinet vient du grec ouros montagne. )

AURONS s. f. ( o-ro-ne d. )Plante vivace amcre , à Heurs com-posées flosculeuses, qui croit dansle midi de la France , et qui est trèsrépercussive. On appelle très impro-prement Avrone femelle une autreplante , connue sous le nomdeéton-toline , petit Cyprès et Garde-robe.

AURORE, s. f. ( o-rô-re ) Lu-mière qui parait au ciel avant que lesoleil éclaire l’hémisphère , et lors-qu’il est arrivé à dix-huit degrés au-dessous de l’horizon. La Fable enavait fait une déesse. — Au fîg. ,toute belle chose qui annonce unechose plus belle encore. — Il se ditaussi pour la partie du monde qu’onnomme Orient : Du couchant à l'Au-rore ; les climats de VAurore. Ence sens, il n’est guère usité qu’enPoésie. (Du latin aurora, formé parcontraction de aurea hora , heuredorée. )

Aurore boréale , phénomène lumi-neux qui parait dans le ciel du côtédu Nord. Quelques voyageurs, etsurtout l’Espagnol Don Antoine deVlloa , ont parlé à'Aurores australesobservées par eux dans les pays mé-ridionaux , et qui sont, disent-ils ,de la même nature que les Auroresboréales.

AURORE , adj. De couleur deYaurore ; espèce de jaune doré :Ruban aurore , étoffe aurore .

* AURUM-MUSIVUM , S. m.( o-ro-me-mu-si-vome, mois latins )Composition d’étain et de soufre ,employée dans les appareils électri-ques. N T .

* AUSCULTATION , 8. f. T. dePhysiologie. Action d’écouter , deprêter l’oreille attentivement [tourpercevoir les sons. A.

* AUSCULTER , v. a. T. dcMéd.Explorer par l’ouie divers phéno-mènes qui se passent dans 1 intérieurdes organes. B.

AUSEN , s. m. Nom que les Gothsdonnaient â leurs Généraux.

AUSONIE , s. f. ( o-zo-ni-e ) An-cien nom de l’Italie , encore em-v lojé par les Poètes.

AUS

AUSPICE , s. m. ( os-pi-ce)Celui qui, parmi les Païens , jugeaitde l’avenir par le vol des oiseaux,par leur chant et d’autres signes—Présage par le vol des oiseaux. —On dit au figuré ; Sous d'heureux oude malheureux auspices , ayant lafortune favorable ou contraire. —On dit encore fig. Sous les auspicesde .sous la conduite ou sous l’ap-pui et la faveur de. Ce mot s’em-

ploie plus régulièrement au pluriel,quoique J. B. Rousseau ait dit ( liv.îv , ode îo ) : te Ciel qui me créasous le plus dur auspice ; et Racine( Mithridate ) : Jamais hymen formésons le plus noir auspice. (Du latinauspicinm , fait par contraction d’a-vispicium, lequel est composé d’aeivoiseau, et aspicio ou inspicio jeregarde , j’examine. )

* AUSriClNE , s. f. Art des aus-pices , des augures. N.

AUSSI , conj. ( ô-ci , d. ) Autant:Il est homme d'aussi bon sens qu'ilpuisse s'en trouver ; il a combattuaussi vaillamment qu'un grand Ca-pitaine. — Pareillement ; de même :Vous le voulez , et moi aussi. Il nes’emploie en ce sens que dans lesphrases affirmatives ; il ne faut pasdire comme les Gascons , vous n'a-vez pas dîné , ni moi aussi , maisni moi non plus. — Encore : Dites-lui aussi de ma part. —C’est pour-quoi : dans celte acception , on metle nominatif après le verbe , et onplace aussi à la tête du membre dela phrase : Tl a maltraité son domes-tique , atissicehii-ci veut-il le quitter ;aussi est-il certain que ....— * Useprend quelquefois pour , tellement, jà ce point : Comment un homme aussi Jsage a-t-il fait une pareille faute, j— U marque encore le rapport d’une ]proposition avec celle qui précède :Tl faut être reconnaissant , aussil'est-il. A.

Aussi bien que , de même que ,autant que. Il ne s’emploie que dansles phrases affirmatives ; lorsqu’il ya négation , on dit non plus que.Ainsi il y a une faute dans cette phrasede La Bruyère (ch. i cr ) : Montaigneque je ne crois pas aussi bien queuxexempt de blâme.

Aussi peu que , pas plus , pas da-vantage que. Cette expression in-dique toujours égalité de privationabsolue, ou du moins de modi-cité.

AUSSIÈre , s. f. ( ô-ciè-re) ent. de Mar. Grosse corde à trois loti-rons. — En t. de Pêche , 1° Cordefaite de plusieurs faisceaux de filscommis ensemble et roulés les unssur les autres. — 2° Bordure defilets qu’on attache au bout des filetsdéliés.

AUSSITÔT, adv.de temps, (o-ei-tù ) Dans le moment; sur l’heure :J'irai aussitôt*

Aussitôt que... dès le moment que.On dit pour marquer la promptitudede l’exécution, aussitôt dit, aussitôt

AÜT

fait ; ou proverbialement aussitôtpris , aussitôt pendu .

AUSTER , s. m. (os-têr) Vent dumidi très chaud. * Nom que les La-tins donnaient à ce vent, et qui estusité quelquefois dans la poésie fran-çaise. À. (Austcr est un mot latin dé-rivé du grec auô je sèche.)

AUSTÈRE , adj. ( os-th-re ) Enparlant des choses, rigoureux, quimortifie les sens et l’esprit : Règleaustère , religion austère. — En par-lant des personnes; rude, sévère :avec cette différence, suivant Gi-rard y qu’on est austère par la ma-nière de vivre, sévère par la manièrede penser, rude par la manière d’a-gir. — En t. de Peinture, grave, sé-rieux, qui, attachant fortement l’at-tention, ne permet ni ornement auPeintre, ni distraction au Spectateur :Composition austère , manière austè-re y sujet austère .—* En t. de Physiq.Se dit d’une certaine saveur âpre etastringente : Le coing a une saveuraustère. A. (Du grec austêros , qui ala même signification.)

AUSTÈREMENT , adv. (os-tè-rC-man) avec austérité .

AUSTÉRITÉ, s. f. (ps-té-ri-tê)Mortification des sens et de l’esprit :Faire , pratiquer , exercer de grandesaustérités. Avec le dernier verbe, onajoute la préposition sur. — Sévérité.Il se dit des personnes, et des chosesqui ont rapport aux personnes : L'au-stérité des Censeurs de Rome . — Dansla Peinture et la Sculpture, sorte desévérité attachée à ce qui est graveet sérieux , qui se refuse à tout orne-ment , lequel s’éloigne de ces carac-tères.

AUSTRAL, ALE, adj. (ps-tral)T. de Géogr. Méridional : Pôle au-stral ; Terres australes. (Du latin.australis , fait d’at/.vter vent du midi.)

* AUSTRALITE , s. m. Sable gri-sâtre, composé d’alumine, de siliceet de fer. B.

* AUSTRÈGUE , s. m. Juge enAllemagne. — Austrègues , s. f. pi*Commissions arbitrales. B.

AUTAN, s. m. (<î-f«n, d.) Ventdu midi. Il ne se dit qu'en Poésie, etordinairement au pluriel s Les furieuxautans. (Du latin altum la mer, parceque ce vent souille en France du côtede la mer Méditerranée, d’ou il estappelé vent marin sur les côtes *-1^lias-Languedoc. Pline a dit allantdans la même signification , et p° urles mêmes causes.)

AUTANT , adv. {ô-tan , d.) Il se rIà marquer égalité : Il boit autantd'eau que de vin: travaillez autantque vous pourrez. — Autant seplus ordinairement avec les verbes»et aussi avec les adjectifs : J ° lin ^Horace autant que je Vadmire ; /est aussi enjoué que solide'. (Du l^ 10aliud tantum. Ménage.)

Autant que , selon que. —.tajit que f parce que. U est vieuxne s’est conservé qu'au Palais. .la charge d’autant , à la charge de