AVA _
Instrument d’Optique qui sert à dé-terminer la quantité dont les lunettesou les tubes dioplriqnes grossissentles objets. (Du grec aiuro j’augmente,et métron mesure.)
*AUZURE, s. m. Arbre de Saint-Domingue. B.
* AVA, s. L Liqueur enivrantetfOtaïti. B.
S’AVACHIR , v. pron. Devenirmou ; perdre de sa fermeté , en par-tant du cuir, * des étoffes, d’un ha-lorsqu’ils se déforment et s'af-faissent par l’usage. A. Il se dit desbranches d’arbres qui, au lieu de se8 °utenir droites, ont leur extrémitéPenchante. — On le dit encore figur.ot famil. des femmes qui deviennenttrop grasses. ( Du mol franç. vachetait du latin vacca, )
AVAGE, s. m . Droit d* avage droitlevait le Bourreau dans quelquesProvinces et dans certains jours deMarché, sur plusieurs sortes de mar-chandises.
AVAL, s. m. T. de Banque :Mettre son aval sur une lettre dechange , y mettre au bas sa signatureprécédée de ces mots : pour aval ouP°ur service d’aval , et s'engagerpar là à en payer la valeur, au casque celui sur qui la lettre est tiréeOe l’acquitte pas. (Du lat. «d à, etvalere valoir; à valo'tr , bon pour.)
AVAL , adv. T. de Batelier : ParOn bas ou en bas ; en descendant larivière. Il est opposé à amont. Le^éme mol s’emploie , et avec lasignification, dans les Pontset 'Chaussées. *11 est aussi substantif
Masculin : En aval dupont , de la, etc. , le côté de la rivière au-dessous du pont, de la ville , etc.
— Le vent d’aval , 1° sur lesprières , le vent opposé au cours*ta l’eau, surtout quand ce cours^ st Est et Ouest ; 2° sur les ports*ta mer, également le vent d’Ouest,Particulièrement s’il vient de la mer.mot aval s’est formé A vau-
* ea»t,reliée
(Du latin ad à, et vallis; du côté de la vallée , en des-cendant ; d’où est venu aussi le verbe*valer descendre.)
A VAU-L’EAU , adv. (a-vô-lô t d.)^'vum le courant de l’eau. — Ondit fig. et famil. qu’une affaire ,entreprise est allée à vau-l’eau ,Pour dire qu’elle n’a pas réussi.
AVALAGE , s. m. L’action d’auct-
er » Ou de descendre du vin dans uneoave j i\ eS (_ popvilaire. — * L actione faire descendre un bateau sur unerivière. -— Route que suivent les ba-teaux en descendant une rivière. N., AVALAÏSON ou avalasse , s.* ( a-va-le-zon , a-va-la-ce) Chuteea u impétueuse provenant des6 r °s$es pluies qui se forment enl °m>nt. — F.n t. de Mar. , et dansCer| ain5 parages où les vents sont^ria|;>| es ( longue durée du vent"Ouest. (D’aval. Voyez ce mot.)
AVALANCHE ou avalange,*• ï» Masse considérable de neige
AVA
durcie qnî se détache des montagneset tombe dans les vallées.
AVALANT, ANTE, adj. (a-va-lan , an-tc ) T. de Batelier : Qui des-cend , qui suit le cours de l’eau. Ondit aussi substantiv. d’un bateau quiva en avalant en pleine rivière : Lemontant doit céder à l’avalant.
AVALÉ, ÉE, part. p. et adj.Voyez Avaler. — Qui pend un peuen bas : Avoir les joues avalées ; leventre avalé.
AVALÉE, s. f. T. de Manuf. ;c’est la même chose que levée . Ceque l’ouvrier peut faire de travail surson métier, sans être obligé de rou-ler et de dérouler ses ensubles. —Avalée de chardons y dans les Manu-factures de laine et dans l’opérationdu lainage , la quantité d’étoffecomprise depuis la perche jusqu’aufaudet.
AVALER, v. a. ( a-va-W) Fairedescendre par le gosier dans l’esto-mac. — Descendre du vin dans unecave. Il est populaire. — Couper ;enlever : Tl lui avala le bras d* uncoup de sabre. II est aussi populaire.
Figur. et prov. Avaler le calice ,avaler des couleuvres , dévorer desdégoûts, des chagrins, des mortifi-cations. — Avaler le morceau , sesoumettre à quelque chose de fâ-cheux, malgré sa répugnance. —On dit famil. d’un homme qui mangegoulûment, qu*t7 ne fait que tordreet avaler ; et d’un homme avide ,qu’il avalerait la mer et les poissons.—- Avaler la botte au limier (Chasse),la lui ôter pour le laisser chasser enliberté. — Avaler la ficelle y en termede Chapelier, faire descendre la fi-celle depuis le haut de la forme jus-qu’au bas. — Avaler une lettre dechange y etc. en t. de Comm. répon-dre du payement de la somme qui yest portée, en mettant au bas sasouscription ou son aval. V. ce mot.
AVALER, v. n. Aller en descen-dant ; suivre le courant de la rivière,en parlant d’un bateau. Voyez Aval.
* Il a vieilli dans ce sens. A.
AVALETTE , s. f. (a-va-lè-te) T.de Pêche : Morceau de bois qui sertà pêcher au libouret.
AVALEUR, s. m. Celui qui avale.Il ne se dit qu’en plaisantant : Ava-leitr de tisane , de bouillon , etc. —Proverb. on appelle un glouton,avalenr de pois gris ; et un fanfaron, javalenr de charrettes ferrées •
AVALIES , s. f. pl. T. de Négoce:Laines qui proviennent des peaux demouton de l’abalis des Bouchers ,lorsqu’ils les vendent aux Mégissiers.
AVALOÏRE , s. f. ( a-va-loa-re )Grand gosier. Il n’est que du stylefam. et plaisant : Tudieu! quelle ara-toire! — En t. de Bourrelier, lapartie du harnais d’un cheval decarrosse , de chariot, ete., qui posesur la croupe du cheval et qui sert àl’arrêter. — Outil de Chapelier ser-vant à avaler ou faire descendre laficelle du haut en bas de la forme du
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chapeau. - Ent.de Pèche, digue
établie sur une rivière pour prendrades saumons.
AVALUIIE , s. f. T. de Maréchal :Défectuosité d une corne molle et ra-boteuse , qui croît au pied d’un che-val quand il fait quartier neuf. _
* Maladie des oiseaux maigres àventre gros, dur et très rouge. B.
* AVANCARÉ, s. m. Haricot desAntilles. S.
A Y AIN CE , s. f. Espace de cheminqu’on a devant quelqu’un. — Ce quise trouve déjà de fait ou de préparédans un ouvrage : C’est une grandeavance pour bâtir , que d’avoir tonsles matériaux. — Paiement fait avantle terme : Faire une avance de milledans ; je lui ai fait des avances consi-dérables ; être en avance. En ce sens,on dit au figuré : Faire des avancesa quelqu’un ; faire les avances , faireles premières démarches dans un ac-commodement , dans une affaire. _
En t. d’Archit., saillie.
d’AVANCE ou PAR AVANCE etnon pas À l’AVANCE , adv. Par an-ticipation j avant le temps.
* AVANCÉE, s. f. T. de Guerre.-Corps de garde avancé, petit posteen avant de celui qui garde la ported’une place de guerre. A.
AVANCEMENT, s. m. (a-van-ce-man) Progrès en quelque matière quece soit. — Établissement ou agran-dissement de fortune. — Ce qu’ondonne par avance à un fils , à un hé-ritier: Avancement d’hoirie. Ce motn’a de plur. en aucun sens.
AVANCÉ , ÉE , part. p. et adi.V.Avancer.
Homme avancé en âge ou d’un âgeavancé , qui commence à vieillir.—On dit que l'année, la saison, la nuit,le jour sont bien avancés, lorsqu’onest déjà bien avant dans l’année, etc.
— On appelle aussi saison avancée ,celle dans laquelle les blés , etc.poussent avant le temps ordinaire.En ce sens, on dit encore que lesarbres, les blés, les vignes, etc. sontavancés . •— Jeune homme avancé ,esprit avancé, celui qui a fait debonne heure de grands progrès dansl’étude, dont l’esprit s’est développéavantle temps , etc.— En t. de For-tification , Ouvrage avancé, celuiqui est avant les autres , et qui lescouvre. — * Une viande avancée, uneviande qu’on a trop tardé à manger ,et qui a beaucoup perdu de sa qua-lité , qui est près de se gâter. A.
AVANCER , V. a. ( a-van-cé )Pousser, porter en avant : Avancerla table, le bras, la main. —Prévenirle temps de.. Avancer le dîner ou V heu-re du dîner', avancer son départ, etc.
— Faire aller plus vite : Avancer unehorloge. — Faire du progrès dans...expédier : Avancer l’ouvrage , sesaffaires ; avancer la besogne , sansarticle. — Payer par avance : Avan-cer les gages , de l’argent à un Ou-vrier ; avancer les frais d’une entre-
I prise. — Mettre une propositio» en