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Tome premier.
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AVANT-FOSSÉ , s. m. (a-van-fô-cé) Profondeur pleine d’eau qui estautour de la contrescarpe, du côtéde la campagne.

AVANT-GARDE , s. f. Première ;lï^Uie d’une armée rangée en bataille, 1‘■u première division d'une armée If ; : ü est en marche. — Partie d’une j;, nuée navale , destinée à combattre ;:, ‘r Y avant du corps de bataille, !dans l’ordre ou la ligne du combat.

Bâtiment Üollant amarré dans |d‘s ports de guerre, eu avant des !Premiers postes de vaisseaux.—*

¥ ,l pl. des avant-gardes. A.

AVANT-GOÛT , S. m. ( a-van-■ !( >û) Essai qu’on fait de quelque |‘ hose et qui en fait concevoir quel- |'l u e idée. Il ne se dit que dans les t)le figuré: Avant-goût des fruits(i '-' la paix; avant-goût des célestes dé-tiecs. * Au pl. des avant-goûts. A.AVANT-II1EU, adv. (a-van-ti-êr)jour qui précédait hier : Je Vai1} h avant-hier y il y a deux jours.

*AVANTIN, s. m. Petit sarment.W- Crossetle. B.

AVANT-JOUR , s. m. Temps quiprécède le lever du soleil.

avant-main , s. m. Tout le de-dans de la main , lorsqu’elle est éten-due. — Au jeu de Paume, un coup( Vavant-main , est un coup poussédu devant de la raquette ou du bat-toir. — En t. de Manège. \e devantdu cheval, la tête, le cou, les épau-les ; l’encolure.

AVANT-MUR, s. m. Mur placédevant un autre. — * FortificationAvancée B. — Eu t. de Blason , pande muraille joint à une tour.

AVANT-PART , s. f. ( a-van-par)*' r éciput.

AVANT-PÈCIIE , s. f. Pêche quimûre avant les autres pêches.fies avant-pêches. A.

* AVANT-PIÈCE, s. f. Instrumentfer pour faire des trous dans un

S °1 très dur. B.

AVANT-PIED, s. m. (a-van-pié)J^rtiedu pied qui est la plus avancée,métatarse.

avant-pieu , s. m. Bout dePoutrelle qu’on met sur la couronned un pieu pour le tenir d’aplomb. —1 *nces de fer pointues, dont on se'^rt pour planter des piquets et des^ c halas de treillage.

* ayant-plancher , s. m.au * plancher sur la huche. B.

^avant-port, s. m. T. de Mar.mirée d’un grand port, en dehorsde son enceinte. A.

AVANT-PORTAIL, s. m. (avan-V°r-ta-gU e 'j Premier portail.

Avant-poste , s. m. T. dej uerre. Un poste avancé , le plusP r es de l’ennemi. Aux avant-postes.

Avant-propos, s. m. ( a-van-p)o-pfy Préface; introduction : Dis-c °urs qui précède l’ouvrage , qui faitconnaître la dessein de l’Auteur. —Ce qu’on dit avant de venir au faitr uand on raconte quelque chose.

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AVANT-QUART, s. m. (a-van-kar) Petite cloche avec un marteauqui, dans quelques horloges , sonneavant qu’on entende l’heure , lademie, etc. — Il se dit aussi ducoup que sonnent alors ces horloges.

AVANT-SCÈNE, s. f. ( a-van-cè-ne) Chez les Anciens, la partie duthéâtre sur laquelle les Acteurs pa-raissaient. * Aujourd’hui, la partiedu théâtre qui est en avant des dé-corations et qui s'étend jusqu’à l’or-chestre. — Se dit au fig. des évé-nements que l’on suppose avoirprécédé l’action dans une pièce dethéâtre. A.

AVANT-TOIT , s. m. (a-van-toâ)Toit avancé.

AVANT-TRAIN , s. m. (a-van-trein) Les deux roues qu’on ajoute ,avec celles de derrière , à l’affûtd’un canon pour le faire marcher encampagne. — Le train (|ui comprendles deux roues de devant et le limond’un carrosse. — * Se dit, en t. deManège . des jambes de devant et du !poitrail d’un cheval. À. |

AVANTURINE , s. f. V. Avcntu - |rine.

AVANT-VEILLE , s. f. ( a-van -vè-glie , en mouillant les II) Sur-veille , le jour qui est immédiate-ment avant la veille.

AVARE, adj. (a-vâ-re) Qui a tropd’attachement aux richesses : Cethomme est avare. — On dit fig. lanature lui a été ou ne lui a pas étéavare.de ses dons , pour il n’a pasreçu ou il a reçu de grands avan-tages de la Nature. — * Fig. qui neprodigue point une chose, qui enest fort ménager. Dans cette accep-tion, il se dit souvent en bonne part:Etre avare de louanges , de visites ,de son temps , du sang des soldats.

| A. — Avare est souvent employéI comme substantif : C’est un avare ,un grand avare. Voyez Avaricieux.(Du latin avarus , fait d’œm génitifd’œs argent et avidus avide , ou aveoje désire.)

AVAREMENT, adv. (a-va-re-man) D’une manière avaricieuse. —On dit plus souvent et mieux, avecavarice , par avarice.

AVARICE , s. f. Attachementexcessif aux richesses.

AVARICIEUX, EUSE f adj. (a-va-ri-cieû , eû-ze) Il se dit de celuiqui donne rarement ou qui donnepeu : Homme avaricieux , femme ava-ricieuse. On l’emploie aussi substan-tivement dans le style familier : Cestun avaricieux , une avaricieuse.Avaricieux se prend toujours enmauvaise part.—On emploie mieux lemot d’avare, lorsqu’il s’agit de l’ha-bitude et de la passion même deY avarice; le mot à’avaricieux , lors-qu’il n’est question que d’un acteou d’un effet particulier de cettepassion.

AVARIE , s. f. (a-va-H-e) T. deMar. : Droit qu’on paie pour chaquevaisseau qui mouille à un port. —

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Dommage arrivé à un vaisseau ouaux march amiises de son chargement.— Dépenses extraordinaires et im-prévues quon a été obligé de faire,durant le cours du voyage , pour lenavire ou ses marchandises. * Gros-ses avaries , celles qui ont lieu partempête, naufrage, ou jet à la mer,par capture ou rachat, du navire.Menues avaries, les accidents légersqu’éprouvent le navire ou les mar-chandises à l’entrée ou à la sortie desports , des rivières, ainsi que lesfrais de lamanage , de tonage, etc.

A. — * Détérioration d’une machine,de denrées dans un magasin, etc.

B. (De l'italien avaria.)

AVARIÉ , ÉE , adj. (a-va-ri-è)

Il se dit des marchandises qui ontessuyé des avaries.

* s’AVARIER, v. pron. Se gâter.B.

* AVARITZ , s. m. Impôt foncierturc. (Pouquevilie.)

AVASTE , T. de Mar. : C’est as-sez, arrêtez-vous. (De l'italien a l/as-tanza assez , ou basta il suffît.)

A VAU-L’EAU. Voyez Aval.

AVÉ ou AVÉ-MARIA , s. m. sanspl. Chez les Catholiques romains ,1° la salutation de l’Ange à la Vierge:Dire tant d'Avé; 2° Grains de cha-pelet sur lesquels on dit 1 ’Avé. —■On dit fig. et famil. Je reviendraidans un Avé , dans aussi peu detemps qu’il en faut pour réciter unAve. — On appelle aussi Avè-Maria,l’endroit du sermon où le Prédicateurimplore le secours du Saint-Esprit,par l’intercession de la Sainte-Vierge.

AVEC , prép. conjonct. (le c tinalse prononce même devant les con-sonnes ) Ensemble : conjointement :Il était avec moi . — Dans le stylefamil., il s’emploie quelquefois sansrégime : Prenez ce livj'e et partezavec. — On disait autrefois avecqueet avecques; ils ont vieilli, même enPoésie, où l’on ne s’en sert plus quedans le style Marotique. On trouveencore avecque dans la Satire 6 e deBoileau : 7'ous les jours je me coucheavecque le soleil.

Avec sert à marquer la cause ma-térielle : Le papier se fait avec deschiffons ; la cause instrumentale : Jlse purgeait avec du séné ; la conve-nance : Marier une fille avec un hon-nête homme ; la liaison et l’union aEtre bien avec tout le monde; le mé-

lange ; Du vi/i avec de Veau; l’assem-blage : Manger avec ses amis ; l’ac-compagnement : Aller avec quelqu’un;le moyen : Avec de la fermeté et ducourage , on réussit; le sentiment :Avec plaisir f avec peine ; la manièred’être ou d’agir : Souffrir avec cons-tance y parler avec éloquence , danseravec grâce , etc. Il signifie aussi con-tre : Il s’est battu avec son frère. — *Il signifie encore , dans certains cas,malgré, sauf : On est étonné qu’avectout son esprit , il fasse de pareillessottises. — Précédé de la préposi-