BAC
BACHELIER, s. m. (ka-che-lié)Celui qui est promu au Baccalau-r éat en quelque Faculté. — H se di-sa 't autrefois pour jeune gentilhommeet pour amant. On disait aussi Ba-c helettc pour maîtresse. ( Pu latin^Uei/lu.ç OU hacillus petit bâton; parceJu’autrefois les Bacheliers militairesfaisaient leurs premiers exercices ,aemés seulement d’un bouclier eti u " bâton, et que les Bacheliersle Uvés, en recevant ce grade, re-paient aussi un petit bâton ou unebaguette , qui en était comme leSi Sne honorifique, Anquctil ( Ilis-yire Je France) dérive bien plus8lt <iplement le nom de bachelier, dupins de Bachelier militaire , dese lx mots bas chevalier. )
, BAcher , v. a. Couvrir d’uneache ; défaut de toile , on bâche“ v ec d e i a p a m e ' A.
bachique, adj. ( ba-chi-ke'
li — • > -
Qui
.appartient à Bacchus : Fête
àp"î" e : liqueur bachique , c’est-,re le vin ; chanson bachique
«h
l'anson à boire. — En Peinture ,°9cnre bachique , se dit en parlante ? tableaux qui représentent despues de buveurs et d’ivrognes. Cespnes mêmes s'appelant scènes ba-nques. K.
, Bachot , s. m. ( ba-cho ) Petitbateau : Pions passâmes la rivièreson bachot. ( Dérivé de bac. ),,BAchotAGE , s. m. Conduitettn bachot.
g Baciiote , s. f. T. de Pêche :p u et qu’on emplit d’eau douce ,^ fiui sert à transporter , à dos de
V ] > des poissons d’eau doucelv ants.
Baciioteur , s. m. Batelier ,ppr d’eau.
| ar 8 ACHouE , s. f. Vaisseau de boisdp Par le haut et qui va en étré-IkP 0 ’ - ‘Sorte de hotte en bois ,f® Portier l’eau , le raisin , etc. OnPPelle aussi Bachon. N.p e a ÇILe , s. f. Plante : c’est lel'eli 0 " 1 ' ln:J rin ou Salicot * On l’ap-C(i aussi Perce-pierre,Passe-pierre,ehe* S<e ’uariue ; il croit sur les ro-j lt rs <fes bords de la mer : On con-j, 0 p 'umrijrc les feuillesdu bacile,^ent etn P^ 0 y er comme assaisonne-
, lf * lACK GAMM otv , s. m. em-de ru Langlois. Espèce de jeut r . tt ue, qui se joue dans un trie—f. c avec des cornets et des des.
est â peu p r è s i e même que celuites P" 8 a PP e ' ons en français Tou-l «ch**-' ^ ® es < * eux mots S ollois,. Petit, et qammon guerre ; pe-te pierre. )
Ar n *CLAGE, s. m. ( bâ-kla-je )p 0 r ^ê ei ïient des bateaux dans un^ v P 0ur y f;iire ^ vente des mar-p a tidises dont ils sont chargés. —er «ieture d’un port par des chaînes,
* > du passage d’une rivière par°s hérissons
fc^-CLÉ , ÊE , part. p. de Bâcler,** ûdj, — Rivière bâclée , gelée dansgattel. î. i.
BAD
toute sa largeur. — On dit figur. etfam. en parlant d’un traité conclu ,d’une affaire arrêtée , cela est bâclé',c’est mie affaire bâclée.
BACLER , v. a. ( hâ-kU ) Fer-mer une porte ou une fenêtre , pariderrière, avec une barre, etc. —Fermer l’entrée d’un port avec unechaîne, le passage d’une rivière pardes hérissons , etc. — Racler unbateau , le mettre dans un endroitcommode pour la charge et la dé-charge des marchandises. (Du latin6ac»?«s ou haenhtm-, dont on a faitdans les temps de la basse latinité ,baculare fermer avec un bâton mispar derrière. * Ce mot est mainte-nant peu usité dans les précédentesacceptions. — Racler signifie , (ig.et fam. Expédier un travail à la hâte:il a bâclé en huit jours un mémoirequi demandait un mois de travail.A.
RACOPE AQUATIQUE , HERBEAUX BRÛLURES, s. f. Espèce delysimachie , qui croît à Caïenne ,sur le bord des ruisseaux.
* RACTRis, s. m. Genre de pal-mier d’Amérique. B.
BACTROPÉRATE ou BACTRO-PÉBÈTE , s. m, ( bak-tro-pé-ra-te ,bak-tro-pè-rete ( Surnom ironique desanciens Philosophes , qui signifie unhomme à bâton et « besace. ( Dugrec baktron bâton , et péra besace.)
BACULAMÈTRIE , s. f. ( ba-kn-la-mè-iri-e) T. de Géom. Art de me-surer avec des bâton» ou des verges.
( Du lat. baculus bâton , et du grecmétron mesure. )
* BACULïTE , s. f. Coquillagecylindrique. B.
BADAIL , s. m. ( ba-daglie , enmouillant 1’/ T. de Pêche. Filet del’espèce de ceux qu’on appelle dra-gues, qui sont faits en forme dechausse et se traînent â la mer.
BÀDAMIER , s. m. ( ba-da-miè )Genre de plantes ou d’arbres exo-tiques , de la famille des Chalefs.
* Iis donnent le benjoin, la laque ,etc. B.
BADAUD , AUDE , s. m. et f.
( ha dô , ô~dé) Benêt, niais , nigaud;avec cette différence que le badaudest proprement celui qui s’arrête desurprise ou par curiosité devant toutce qu’il voit , comme s'il n’avait ja-mais rien vu ; le benêt est celui qui,par une excessive bonhomie , nefait rien de lui-même , et se prêle àtout ce que l’on veut ; le mais estcelui qui, faute d’(?xpérience et deconnaissance , ne sait ni ce qu’il fautpenser , ni ce qu’il faut dire ; lenigaud est celui qui, par puérilitépar ineptie , reste toujours enfantet ne sait ni se mettre à sa place ,ni mettre les choses à la leur. Rou-baud. ( Suivant Ménage , de badareusité dans la basse latinité et con-servé dans l’italien , pour signifierbéer , regarder avec allenlion , labouche ouverte. Voltaire a adoptécelle étymologie. * On l’emploie
BAD 145
quelquefois adjectivement : Celte
I femme est bien badaude. A.
1 BADAUDAGE , s. m. ( ha-dô~da-je)Action , discours de badaud.
BADAUDER , v. neut. (ha-d<Udé , d.) Faire le badaud', s’amuser âtout ; niaiser : Il ne fait que la-dander .
* BADAUDERIE , S. f. ( ba-dô-de -rie ) Action ou propos de badaud ,puérilité, niaiserie. Ce que vous dites ,ce que vous faites est une franchebadauderie. Il est familier. A.
BADAUDISME , s. m. ( ba-dô-dis-me d.) Le défaut d’être badaud ;le badaudage ou la badaudeHe ensont les fruits et les effets.
* badé, s. m. Poisson du genredu pleuronecte. B.
BADELAIRE , s. m. ( ba-de-lè-re)Terme de Blason , qui se dit d’uneépée courte, large et courbée commeun sabre.
BADERXE , s. f. T. de Marine.Sorte de petit cordage , qui n’estpoint commis comme les autres ,mais cadenetté ou tressé comme unlacet. — Grosse tresse servant àgarnir les câbles pour que le frotte •ment ne les use pas.
BADi, s. m. Petit poignard de9habitants del’ile de Java.
BADIAX , S. m. BADIANE , S. f.Genre de plantes, qui comprend dif-férents arbres et arbrisseaux exoti-ques. * Une espèce porte des fruitsappelés, anis étoilés : ces fruits ren-ferment des semences d’une odeuragréable, qui se communique auxaliments et aux liqueurs dans lesquelson les lait entrer ; La badiane sert àfaire l'anisette de Hollande. A.
BADIGEON, S. m. ( ba-di-jon)Couleur jaunâtre dont on enduit lesmurailles. — Mortier fait de recoupesde pierres de taille, dont on enduitle plâtre des murailles , pour le faireressembler à la pierre de taille.—EnSeul pt., plâtre mêlé avec la pierrftdoutune statue est faite, que "on meî enpoudre et que l’on dét: mpe,pour rem*plir les trous des figures et en réparerles défauts. — En Menuiserie, sciurede bois détrempée avec de la colleforte , pour remplir les gerçures etautres défectuosités Su bois.
* BADIGEONNAGE, s. m. Actionde badigeonner, ou l’ouvrage de ce-lui qui a badigeonné. A.
BADIGEONNER, v. a. (ba-di-jo-vé)Peindre une muraille avec du badi-geon» — Remplir avec du badigeonles trous d’une statue, les gerçuredu bois, etc.
* BADIGEONNEUR, s. m. Celui
dont le métier est de badigeonner. A.
BADIN , INE , s. m. et f. (bit-dein , i-ne) Fojâtre; qui s’amuse ades bagatelles. C’est un vrai badin tune petite badine. (Du grec paianospuéril, qui tient de 1 enfance, dérivéde pais jeune garçon. )
BADIN , ïN’E , adj. Folâtre : ditbadin, humeur badine. Y. Folâtre.— Enjoué; gaillard ; plaisant. ■— * Il10