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Tome premier.
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*e dit aussi du tou, des manières*du style, etc. A.

BADINAGE , s. m. Action de ba-din . ^Action de badiner, de plaisan-ter. A. C’est un pur badinage . —Chose aisée : Les problèmes les plusdifficiles ne sont pour lui qu'xui badi-nage . — Bagatelle, chose peu impor-tante. — Fig. Certaine façon de faire:certaine manière particulière d’agir:Ce valet est fait an badinage de sonmaître, — Sorte de galanterie, d’a-grément dans le style, dans la con-versation.

BADINANT , S. m. ( ha-di-nan )Dans les parlements de Paris et deRouen, on donnait ce nom au Con-seiller qui était le neuvième dans sachambre, et qui n’était des grandsCommissaires que quand un des huitpremiers était absent. — Cheval sur-numéraire dans un attelage. * Il avieilli. A.

badine , s. f. Baguette mince etlégère que l’on porte à la main, enguise de canne, * ou dont on se sertpour battre les habits. A.

BADINES , pl. Pincettes légères.

BADINERENT, adv. ( ba-di-ne-nian) D’un air badin et folâtre, Tràv.Il est de peu d’usage ou plutôt tout-à-fait inusité, comme l’observe leGrand Voc. franç,

BADINER , v. n. ( ba-di-nè) Fairele badin ; folâtrer ; plaisanter. —Dire les choses d’un air fin et plaisant.

— Se jouer agréablement. — * Parlerou écrire d’une manière enjouée. A.

— On le dit aussi des ajustements ouornements qu’on attache et qui ontquelque petit mouvement agréable :Il faut que cette dentelle , cette dra- jperie badine un peu . Il est familier. 1

RADINERIE, s. f. Bagatelle; chose ,frivole. * Il est fam. et peu usité. A.

badukka, s. m. Sorte de câprierdes Indes.

BÆTYLES ou BÉTILES , s. f. pl.T. d’Antiq. Pierres informes que lesOrientaux adoraient,et qu’ils croyaientreprésenter la Divinité, avant l’in-vention de la Sculpture.

BAFETAS, s. m. ( ba-fe-tâ ) Toilede coton blanc des Indes orientales.

BAFOUER , v. a. ( ba-fou-e ) Trai-ter injurieusement et avec mépris. V.Hennir* ( De l'ital. beffare se moquer,Tailler, lait de heffd raillerie, mo-querie.)

BÂFRE , s. f. Repas abondant. * Ilsignifie aussi l'action de manger : Nesonger qua la bâfre. A. Ce mot et lesdeux suivants sont bas et populaires»

BÂFRER, v. n. (hâ-frè) Mangerextrêmement. * H ne se dit guère quepar mépris, en parlant d une personnequi se livre gloutonnement aux plai-sirs de la table. A.

BÂFREUR, s. m. Grand mangeur;gourmand. * Celui qui a l’habitudede manger avec excès et gloutonne-rie. A.

BAG ACE, s. f. (ba-ga-ce) V. Canneà sucre.

Dagages, pl, pans les Sucreries

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des îles Antilles, cannes qui ont passéau moulin, et que l’on emploie lors-qu’elles sont sèches, à faire cuire lesucre. * Il se dit également des tiges Idelà plante qui fournit l’indigo, quandon les retire de la cuve après la fer-mentation. A.

BAGAGE , s. m. Equipage de gensde guerre ou de voyageurs qu’on portesur des chariots, charrettes, etc. * Onappelle Gros bagage , Celui qui nesaurait être transporté que par voi-ture , et menu bagage , celui qui peutêtre porté par des bétes de somme.— Se dit quelquefois fara. d’un mo-bilier de pauvres gens : Ils emportè-rent tout leur bagage sur une petitevoiture , A. — On dit fig. et fam.Trousser bagage ou mieux plier ba-gage , s’enfuir , décamper; déména-ger. On dit de même, par extensionde métaphore r cet homme a plié ba-gage', il est parti pour l’autre monde,il est mort. — J. J. Rousseau a dit ,dans Emile, son bagage est bientôtfait , pour son bagage est bientôt ras-semblé , son paquet est bientôt fait .L’usage n’a pointaulorisc cette phrase*(De l’allemand pack sac de hardes ,paquet qui dérive aussi de la mêmesource.)

BAGARRE, s. L (ba-gâ-re , rforte) Bruit, tumulte causé ordinai-rement par une querelle, * ou parun embarras de voitures. ■— Fig. etfam, Se tirer , se sauver delabagarre,d'une bagarre , se démêler d’une si-tuation embarrassante, s'échapperdu milieu d’un débat, d’une discus-sion fort animée. A. Il est familier.

BAGASSE, s. f. (ba-ga-ce) Femmeprostituée. Il est bas et malhonnête.* Il a vieilli. A.

BAGASSIER, s. m. ( ba-ga-cié )Grand arbre des forêts de la Guiane,qui sert à faire des pirogues, et dontle fruit est une baie jaunâtre, de lagrosseur d’une orange moyenne.

BAGATELLE , s. f. ( ba-ga-tè-le )Chose de peu de prix et peu néces-saire. Voyez Minutie . — Fig. Chosefrivole et peu importante; affaire depeu de conséquence , etc, — Fig.Petite production d’esprit. (Du fran-çais bague , anneau , bijou , dontbagatelle est un diminutif.)

S*amuser à la bagatelle , s’occuperde toute autre chose que de ses de-voirs. * Fam. Aimer la bagatelle , nesonger qu'à la bagatelle , n’être oc-cupé que d’amourettes. À.

BAGATELLE ! interj. Point dutout ! je ne le crois ou ne le crainspas ! H vous fera de la peine; baga-telle f

BAGATTINO , s. m. Monnaie decuivre de Venise , de la valeur d’unI demi-sou de piccioli.

BAGHÉUONA , s. in. (ba-ght-ro-i na) Monnaie réelle de Bologne , va-lant uu deini-sou du pays.

* BAGLAFECT, s. m. Gros-becd’Abyssinie. B.

BAGLATTEA, s. m. ( ba-gla-têa )Instrument de Musique arabe, qui n’a

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que trois cordes, deux d’acier et trn®de laiton ; on le touche avec une plume-

BAGNE , s. m. (ba-gne, en mouil-lant gn). Lieu où l'on renferme le*esclaves en Turquie. — Lieu où I°"gent les forçats qui ne sont pas surles galères. — Dans les Verreries >tonneau dans lequel on passe au ta-mis la terre à pots et le ciment, pouren faire la matière des pots. (De l'i-talien bagno , nom qui fut donnéd’ahord au bâtiment où sont retifet*més à Constantinople les esclaves du

Grand-Seigneur, parce qu’il s’y trouve

des bains , et qui a été ensuite étenduà tous les bâtiments qui renfermentdes esclaves et des forçats.)

BAGNOUET, s. m. oh BAGNO-I.I-.TTF. , s. f. ( ba-gno-lè , gno-Ï£-t e *mouillez gn.) Espèce de coiffure defemme. — T. de Mar. : Toile gou-dronnée dont, sur les galères, °_ ncouvre les bittes , pour Tes garanti*de la pluie.

* BAGUE, s. m. Poisson du genredu silure. B.

bague , s. m. [ba-ghe) Anneaud’or ou d’argent où il y a quelquepierre ou diamant enchâssé. — An-neau qu’on suspend vers le bout d’unecarrière joù se font des courses,que ceux qui courent tâchent d’em'porter avec le bout de la lance '•Courre la bague , emporter la bop iS ~(Du lat. bacca, anneau de chaîne-)

Bagnes et joyaux, en termes dePratique, s’entend des pierreries»perles , etc., ou de la somme qui e°tient lieu , que le mari donne â 83femme en cas de survivance. — 0°disait autrefois bagues d’oreilles, p° ur

boucles d’oreilles.

On dit fig. d’une jolie maison decampagne, etc. qu’on n’a que p°“ rle plaisir, et que l’on peut vendresèment, que c’est une bague au do>9^‘— Sortir vie et bagues sauves, c e,ten t. de Guerre, sortir d’une pl aC ®avec permission d’emporter sur 801ce que l’on peut. On dit, par exten-sion et proverh. sortir, s’en al!* 1 'revenir bagues sauves , sortir d’ ulieaffaire sans perle , sans échec, s3B>qu’il en coûte rien. ,

BAGUENAUDE , s. f. (âa-yé*'” 1 ''de) Petit fruit enveloppé dans degousses pleines de vent, que les enfants font craquer en les crevante®

tre leurs mains. ,

BAGUENAUDER , v. n.nô-de , d.) S’amuser à des c ! ll ) S n |frivoles * comme les enfants q ulclaquer des baguenaudes en les ervant. A. Il est famil.baguenaudier, s. m-

nô-dié, d.) Arbrisseau du 111 . s ,l’Europe , à fleurs papilio»f ce u ;jaunes, pendantes en grapp cS »porte les baguenaudes. On I e )' 01 ” raussi Faux-Séné. — Celui q u > f ” j e/lande ; il est familier.—EsP cC ^.| orjeu d’enfant, * qui consiste ^ 3

et à désenliler des anneaux d' s lj” c £,de manière à ne pouvoir être pou déplacés que dam un ccrl» 10