BAI
que : Deux enfants qui se baisent. A,— Baiser les mains , T, de compli-ment et de civilité. On dit plus sou-vent faire ses baisemains. — Baiserle cul de la vieille , au jeu de Bil-lard et autres, perdre sans avoir pugagner un seul point. U est populaire.
se BAISER, v. réc. * Se don-ner un baiser : Des enfants qui sebaisent. H regardait deux pigeons$e baiser. A. — Au fig. se toucher ,se joindre : Deux pains qui se baisentdans le four \ deux tisons qui se bai-ent. — On le dit en Géométrie , 1°de deux courbes ou branches de cour-bes , qui se touchent en tournantl'Mirs concavités vers le même côté,en sorte que la concavité de l'une re-çarde la convexité de l'autre. Lors-que les deux convexités se regardent,° » dit simplement qu’elles se ton-< lient. — 2° Plus particulièrement ,«tu contact de deux courbes qui ontb» même courbure au point de con-! 'et t c . à d. le même rayon de dé-v, loppée.
Baiser , s. m. Action de celuif rà baise : Baiser (f amour, d’amitié;f, *’iser$ur la bouche , sur la joue, etc.(bu latin basium baiser.)
l.e baiser de paix était une mar-que d’amitié que se donnaient lespremiers Chrétiens à la fin de leursassemblées. On le donne encore endiverses cérémonies de l’Eglise etdans certaines Communautés avantb» communion. — On dit proverbial.baiser de Judas , pour baiser d’un
*raitrc.
IÏAISEUR , BÀÏSEESE , S. m. etb ( bè-zeur , zen-ze) Celui, celle qui/ ( volontiers, famil.
BAISOTTER , v. a. (he-zo-tè)
• "iser sans cesse. Il est familier.
Baisse , s. f. (hb-ce) Déchet, di-minution. Il se dit des papiers d’Etatm commerçâmes , lorsqu’ils tombentJ :| dessous du prix qu'ils avaient. —Joner à la. baisse, promettre de,vr or , au prix du cours actuel cl à,,,lcî époque déterminée, des effetsV ,! papiers de crédit public , dans* spérance de les racheter alors à1111 prix inférieur. A.
Baissé , ÉE , part. p. de Rais-*j >r » et adj. Donner tête baissée
. ” ,ls . Agir inconsidérément ou
mrépidement, sans envisager le pé-f 1 * au ( propre et au fig. — Fig. etJIIÎ * «y’eri revenir les oreilles bais-Ç * a . Vec unft contenance humiliée^ u n air mortifié.
Baisser , v. a. {bè-cé) Mettre
^ as ; abaisser : avec cette dif-‘erenc
qu’on
trence que baisser se dit des chosesiu on veut placer plus bas , de cel-l cs dont on veut diminuer la hau-B*ur, et de certains mouvements ducorps ; au lieu qu 'abaisser s’emploieplus ordinairement en parlant deschoses faites pour en couvrir d'au-tres : On baisse une poutre, un mur,lu tête ; on abaisse le dessus d’une
cassette.
Baisser les yeux, regarder en bas.
BAL
'-'ta vois , le ton , parler plus las.— Baisser t m instrument de mnsi-que, le mellre dans un ton plus bas.
- Baisser le pris d'une marchan-dise , la vendre à meilleur marché.A. — la main à un cheval, pousserun cheval à toute bride. — le corps(Faoconn.) y. Bssimer. — la lanceceder, déférer à quelqu’un. On ditaussi dans le même sens , baisserpavillon devant .. l'oreille, fai-
blir ; se décourager. Ces dernièresexpressions sont du style fig. et pro-verbial. ‘
baisser, v. n . Devenir plus las •
l. a rivière laisse. — Fig. S’affaiblir,diminuer : Ce malade baisse ; sonesprit, son crédit laisse , etc.
se BAISSER , v. réfl. Se cour-ber.
BAISSIER , s. m. Celui qui joueà la baisse sur les fonds publics ,sur le cours de la rente. B.
baissière , s. f. (le-ci'e-re) Lereste du vin , quand il approche dela lie.
BAISSOIR , s . m. [bc-po-ar) Ré-servoird’eau dans les salines. N.
BAISlfRE , s. f. ou BISEAU , s.
m. {h'e-zù-re , H-zô ) L'endroit parlequel un pain en a touché un autreau four.
n A 1 f° C ” EI - L0 » *• m - Monnaiedeux' baïoques me " ^ de
BA.TOIRE , 8 . f. {ha . j0lUre) Mé _daille ou monnaie qui a une em-preinte de deux tètes en profildont l’une avance sur l’autre. * t( avieilli. A.
BAJOU, s. m. T. de Charpentier:La plus haute partie des planches dugouvernail d’un bateau foncet.
BAJOUE , S. f. (hn-jon-e) Partiede la lete du cochon , qui s'étend depuis I œil jusqu’à la mâchoire.
BAJOUES , s. f. p|. T. de Vi-trier : Eminences ou bossages quitiennent aux jumelles du tire-plomb.On les appelle aussi Coussinets
" A,K ,?,, EnS . s. m. i,, a -joà-ié) T. d Hydraulique. Ailes de ma-çonnerie qui revêtissent la chambred une écluse , fermée aux deux boutspar des portes on vannes. On lesnomme aussi Jouillicres. — Bonisd’une rivière prés des culées d’unpont.
BAKKA, s. m. Chanvre del lnde. B.
BAL , s. m. au p!. BALS. Assem-blée de personnes de l'un et de l’au-tre sexe , qui dansent au sondes ins-truments.—On appelle Boi du bal ,celui qui en fait les honneurs et quiaanse le premier ; cl Heine du bal,celte a qui on donne le bal, *ou àqui on en fait les honneurs. A. / Duçrecbalfào je saute, je danse .dé-rive de balle je frappe.)_*Fi«.
Donner h bal à quelqu’un, Je maltrai-ter. — F»g. et fam. M ettre U M mtrain , Engager une affaire , une dis-cussion, élever une question quiagite et réveille les esprits.—En t.
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de Jeu, mettre une carte an bal t jouersur celle carte. A.
* BALAÇOR, s. m- Mouchoir desIndes. B.
BALADIN , INE , s. m. et f. (&a-la-àcin , di-ne ) Farceur , farceuse.—On le disait autrefois pour Danseurde théâtre. (Du latin barbare ballare,fait du grec hallizein danser.
BALADINAGE , S. ni. (ba-Ia-di-na-je ) Plaisanterie bouffonne et demauvais goût.
* BALADIIVES , adj. pl.Des fêtesde paroisse. B. Fêtes baladincs.
BALADOU , s- m. ( [ba-la-don ) T.de Pêche. Nom qu’on donne en Pro-vence aux chambres ou comparti-ments, dont les bourdigues sont com-posées.
IÏALAPA, BALAFEU, BALÀFO,s. m. Instrument de musique desNègres de la Côte-d’Or. C’est une es-pèce d’épinette à sept cordes et enhl d’archal. A ces cordes sont sus-pendues des gourdes qui reçoiventet redoublent le son. On frappe lescordes avec des bâtons garnis à leursextrémités d’une balle couverte d’é-toffe.
BALAFRE , s. f. Estafilade auvisage.—On le dit plus communé-ment de la cicatrice qui reste quandla blessure est guérie. ( Suivant LeDuchat , du latin his-labrum lèvredouble , dont on a fait balèvre , etensuite par corruption balafre , la-quelle n’est en quelque sorte qu’uuedouble bouche sur le visage.)
BALAFRER, v. a. (ha-la-frè)Blesser en faisant une balafre.
DALAGAN , s. m. ( ba-la-gan)T. de Relation : Habitation ou ca-bane d’été des Kamtschadales. Cellesd’hiver se nomment Tshas.
BALAI, s. m. (la-lè) Plusieurspoignées de verges , de joncs ou deplumes liées et emmanchées au boutd’un bâton, dont on se sert pourôter les ordures. — La queue deschiens , en t. de Vénerie.—La queuedes oiseaux, en t. de Fauconnerie.
— T^es Matelots donnent au vent deNord-Ouest, le nom d e Balai du Ciel.(Suivant le P. Labbè, du latin he-tula bouleau ; suivant Frisch, del’ail, welle fagot, faisceau de petitesbaguettes , etc.
Rôtir le balai, mener une vie obs-cure et peu aisée , ou mener une viequi tient du libertinage , ou avoir étélong-temps dans certains bas emplois:Cet hommea longtemps rôti le balai.
— On dit d’un Valet nouveau quisert bien les premiers jours , quec’est un balai neuf, qu'il fait le balaineuf. Toutes ces expressions sontproverbiales.
BALAIS , adj. m. (Ba-M) Rubisbalais , sorte de rubis de couleur devin fort paillet.
balaleiga, s. m. Instrument
à trois cordes en usage chez lesRusses , dont les Traducteurs fran-çais rendent le nom par celui de Gui-tare*