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Tome premier.
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trat, par testament ; bailler une re-quête. — On dit en t. de Marine,bailler, donner ou mettre à la grosseaventure. V. Aventure. — En stylefamilier, vous me la bailles belle ,vous voulez m’en faire accroire. (Dugrec balléin envoyer , car , dit M.Morin , celui qui baille envoie enquelque façon.)

* BAILLÈRE, s. f. (Il mouillées)Plante corymliifcre. N.

BAILLERESSE, s. f. Voyez Bail-leur.

BAILLET; adj. m- {ba-gliè , enmouillant les II) Cheval baillet, che-val de poil roux tirant sur le blanc.

BAILLEUL, s. m. {ba-glienl)Celui qui fait profession de remettreles os disloqués et les côtes enfon-cées ou rompues. (De Nicolas Bail-leul, père du Surintendant des Fi-nances du même nom , sous la reineAnne d’Autriche , célèbre par sonhumanité envers les pauvres, et dansla famille duquel , suivant Scèvole deSainte-Marthe , se trouvait le donnaturel de réduire les luxations, etc.)

* Il vieillit .A.

BÂILLE Eli , S. m. ( bâ-glieur )Celui qui bâille qui est sujet à bâil-ler : (fest vn grand bâilleur.

BAILLEUR, BAILLERESSE, s.m. et f. ( ba-glienr , ba-glie-rè-ce ,en mouillant les U) Celui ou celle quidonne à ferme , qui passe un bail ,

* par opposition à celui qui prendune ferme, ou une maison à loyer,et qu’on appelle preneur. A. Style dePratique et de Notaire. — * En ter-mes de Commerce, bailleur de fonds,celui qui fournit de l’argent pour uneentreprise , ou pour former une mai-son en commandite. — Bailleur debourdes , celui qui a l’habitude dedire , de conter des choses fausses.Cette locution a vieilli. A.

Bailleur de tables , Officier quidans les halles d’Amiens fournissaitaux marchands des tables pour étalerleurs marchandises.

BAILLI , s. m. (ba-gli ; mouillezles //) Officier royal d’épée au nomduquel la justice se rendait dans uncertain ressort, et qui marchait à latête de l’arrière-ban, etc. — Officierroyal de robe longue , dont les ap-pellations ressortissaient immédiate-ment au Parlement. — Juge chargéde rendre la justice au nom d’un Sei-gneur de terre. —■ * Dans quelquesparties de P Allemagne et de la Suisse,certains magistrats préposés à l’exé-cution des lois. A. — Titre de di-gnité dans l’ordre de Malte, au-dessusde celui de Commandeur. (l)u latinbarbare baillivus , qui dans la basselatinité , signifiait la même chose, etavait été fait de bajulus , employéautrefois pour désigner le nourricier,celui qui était chargé déporter, ba-julare , les enfants.) —Bailli errant,Officier île justice en Angleterre, quele Shérif envoie dans les lieux de saJuridiction signifier ses ordres.

BAILLIAGE, s. m. (ba-glia-je.

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en mouillant les II) Tribunal composédes Juges qui rendaient la justice aunom du Bailli ou avec le Bailli . —Etendue du ressort de cette Juridic-tion. — Maison où le Bailli ou sonLieutenant rendait la justice.

* BAïlliaGER, ÈRE , adj. Quiappartient, qui est propre à un bail-liage. A.

BAILLIVE , s. f. ( ha-gli-ve ) Lafemme du Bailli t dans les quatrepremiers sens.

BÂILLON, s. m. ( bâ-glion, mouil-lez les II) Ce qu*on met dans la bou-che de quelqu’un , pour l’empêcherde parler et de crier ; ou dans lagueule d’une bête , pour l’empêcherde mordre, * ou de faire du bruit.

— Fig. et fam. Mettre un bâillon àquelqu'un , l’intimider, ou le gagner,et l'empêcher ainsi de parler dequelque chose sur quoi l’on veutqu’il se taise. A. ( Du latin banulusbâton. )

BÂILLONNÉ , ÉE , part. pass.de Bâillonner , et adj. — U se dit ent. de Blason , de tout animal repré-senté avec tin bâillon entre les dents.

BÂILLONNER , V. a. (bâ-glio-né)Mettre un bâillon à... Bâillonner unepersonne , un chien. — * Bâillonnerune porte , la fermer en dehors avecune pièce de bois. A.

BAILLOQUE , s. f. ( ba-glio-ke )Plume d’autruche , mêlée de blancet d’un brun obscur.

BAIN , s. m. (hein) Lieu où l’onse baigne : Le bain le plus naturelest celui de la rivière. — Bâtimentdestiné pour se baigner. Il se dit or-dinairement au plur. A côté de cetappartement sont les bains. — Lacuve ou baignoire où l’on se baigne.

— Chaque fois qu’on se baigne : J'aipris plus de cent bains. — Liqueuroù l’on se baigne. : Bain de lait , etc.

— Médicament externe préparé avecde l’eau , où l’on ajoute quelquefoisd’autres liqueurs. — En t. de Tein-turier , cuve pleine d’eau et de dro-gues servant' à la teinture , dans la-quelle on trempe et Ton fait bouillirles étoffes qu’on veut teindre. ( Dulatin balncum , dérivé du grec bala-neion qui signifie la même chose.)—Prendre un demi-bain , ne se mettredans l’eau que jusqu’à la ceinture.

bain-marie , s. m. Vaisseauplein d’eau avec un ou plusieurs alam-bics , pour distiller ou pour quelqueautre usage—On appelle aussi Bain-marie , l’eau bouillante dans laquelleon met quelque vase, pour faire cuirece qui est dans ce vase ou pour l’yfaire chauffer. (Du latin (balncummaris bai» de iner , dont bain-marieest une corruption.) — La Chimiefait également usage de hauts de sa-ble , de cendres, etc. qui ne differentdu bain-marie , que parce que dusable, des cendres , etc. sont con-tenus , au lieu d’eau , dans le vais-seau où l’on plonge la cucurbile. ■—Bain de vapeurs , celui dans lequel levaisseau distillatoire n’cel pas plongé

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dans l’eau bouillante, mais au-dessuspour recevoir les vapeurs qui s’enexhalent*

Mettre à bain , en t. de Maçon etde Paveur, mettre â un ouvrage plusde plâtre ou de mortier que Ton n’acoutume d’y en employer. — Che-valiers dit Bain , ordre militaire éta-bli par Richard II, roi d’Angleterre.

Bain de Venus, V. Chardon bon-netier.

BAINS, s. m. pl. Eaux naturel-lement chaudes où i’ou va se baigner:Les bains d’Aix , du Mont-d'Or , etc.

BAÏONNETTE , s. f. (ba-io-nè-te) Dague ou petite épée courte etlarge , qu’on met au bout du fusil ,pour s’en servir comme de pertui-sune. Cette arme a été inventée àBa'ionne. * On dit quelquefois , fig.Vingt mille , cent mille baïonnettes,etc. pour dire , vingt mille , centmille hommes d’infanterie sous lesarmes. A.

BAÏOQUE ou BAJOQUE , S. f.{ba-io-ke , ba-jo-kc) Monnaie de cui-vre de Rome , qui est la 100 e partiede l’écu romain , et se divise en cinqquatrins; il vaut àpeu près 5 centimes1/2 de France. 11 y a aussi des demi-baïoques. — Monnaie de cuivre deBologne , qu’on nomme égalementBolognino. Sa valeur ne diffère pres-que pas de celle du baïoque romain.(De bajocco , nom italien de cellemonnaie.)

BAIOQUELLE , s. m. ( ba-io-kèl -le) Monnaie de hillon de Bologne ,etc. Voyez Mura tôle, (En italien ba-jocchello , dimin. de bajocco.)

* BAI-ROUGE, s. m. Serpent. Iï.

BAIIIAM OU BEIRAM, S. in. Fêtesolennelle chez les Turcs , à la fin deleur Ramadan ou de leur jeûne.

BAISEMAIN . s. m. (bè-zc-main)Hommage que le vassal rendait au: Seigneur de fief, en lui baisant lamain. — Offrande qu’on fait à unCuré en allant baiser la paix. GrandVocab. français . Trèv. — * Il se ditencore d’une cérémonie usitée dansquelques cours , et qui consiste àbaiser la main du prince : Il y a enbaise-main général à la Cour d'Es-pagne. A.

BAISEMAINS , s. m. pl. Compli-ments , recommandations : Je lui aifait vos baisemains , et ils ont étébien reçus. — On dit fam. et au fém.à belles baisemains, avec soumissionet supplication.

BAISEMENT , s. in. (h'e-se-man)Action de baiser. On ne le dit quedans celte phrase : Le baisement despieds du Pape , de sa Sainteté.

BAISER , v. a. [be-zë) Donner untémoignage d’amour , d’amitié , desoumission , de respect , etc. parl'attouchement delà bouche : Baiserà la bouche , d la joue , an front,etc. ; baiser la main , les pieds ; bai-ser la croix , les reliques, etc. (P* 1lal. basiare, qui a la même signifi-cation.) — * Il s’emploie aussi dansce sens , avec le pronom récipi* 0-