BLA
* BLAsonnemeNT , s. m. Bla-son. Action de blasonner. B.
BLASONNER , v. a. (bla-zo-né)Peindre les armoiries avec les mé-I-t ttx et les couleurs qui leur sont pro-pres. — * Expliquer les armoiriesdans les termes propres à la sciencedu iilason. A—Déchiffrer les armes dequelqu’un. — * Il sc dit aussi de cer-taines lignes et des points qu’on nom-"îe hachures , et que les graveursfont pour représenter les métaux et«■s couleurs. A. — Fig. et fam. Mé-dire , critiquer, blâmer -. Il blasonnetout le monde.
BLASONNEUR, S. m. {bla-zo-neui-'j Celui qui llasonne , qui expli-que les armoiries. Il est peu usité.— Fig. et fam. Médisant. — Celuiqui lou e ou qui blâme. V. Blason." est vieux.
blasphémateur, s. m. (lias-fo~ina-teur) Celui qui blasphème.
blasphématoire , adj. (blas-fi~ma-toâ-re) Qui contient des blas-Vhèmes.
blasphème , s. m. ( blas-fê-me )"arolc impie ou injurieuse i la Ma-jesté Divine , * ou qui insulte à latl ’ligion. — 11 signifie quelquefois ,l’ai exagération familière , discours° u propos injuste , déplacé : On nei' 1 ’c t médire de cet homme-lü sans^‘‘sphémer. A. (Du grec blasphémia,dérivé de blasphéméin , tenir desdiscours impies.)blasphémer, v.n.(blas-fé-mé)r oférer un blasphème : Fous blas-Ijbêmez ; on ne saurait dire cela sans’tosphémer. — On dit aussi active-l " l 'nt blasphémer le saint nom de* > ‘cu l e t c .—* n signilie quelquefois,f l;i1 ' exagération familière, tenir desl'ropos , des discours injustes, dé-K'icés : C'est blasphémer que de cri-tt'iuer cet ouvrage. A.
* BLASTÈME , s. m. ba radiculee ! la plumule de l’embryon des grai-ns. li.
BLATÉRER , v. n. Crier com-*"11 des béliers, comme des cba-?'‘ a ux. — Fig. Voy. Déblatérer.:is usité dans cette acception. B.BlaïIER , s. m. ( bla-tié ) Mar-I ;, nd de blé. * Il ne se dit guère que1 ceux qui transportent du blé sur05 chevaux d’un marché à l’autre. A."LàtreR, v. a. T. de Marchandf P .*dd- Apprêter le grain , le rendre( j als et lui donner de la couleur etL la main par des préparations dan-Screuses.
BLATTAinE
“"tes. g
f. Herbe ai
Blatte , ( bla-te ) T. d’Ifist. naüi,t donné par Linné aux insecb3" 1 °nt des antennes longues et d.
, les enveloppes des ailes metfaneuses , et la poitrine aplatiearr ondie et bordée. — Les naluraliles désignent aujourd’hui par ce mo?° genre d’insectes orthoptères , tla famille des Anomides, à corps triP'at, à antennes longues en soie, etqui courent très vite, et s’introduise!
BLE
dans les habitations pour y dévorer Ile pain , le sucre , la viande , les |souliers. — * de Constantinople, em-ployée comme suppositoire. B. ( Dugrec hlaptèin nuire , causer du dom-mage.)
BLATTI ACIDE , s. m. Arbre duMalabar , de la famille des Myrtes ,dont le fruit fournit un suc propre àtempérer l’ardeur des fièvres.
BLAUDE , s. f. ( blô-de ) Sorte desurtout fait d’une grosse toile, et quidescend au-dessous du genou. Voy.Blouse.
BLAVÉOLE, s. m. Voyez Binet.
* blavet , s. m. Excellentagaric comestible des Landes et duBéarn. B.
BLÉ , s. m. Plante graminée quiproduit i/h chaume noueux , qui a lafeuille comme le roseau, et qui portedans des épis une graine propre àfaire du pain. — Le grain que pro-duit cette plante. Quand on dit blétout seul, on entend toujours le fro-ment ; les autres grains propres àfaire du pain et qui portent le nomgénérique de blé, sont distingués parune dénomination particulière : BUSarrasin , blé de Turquie , etc. (Dulatin barbare bladum fruit, semence,que Fossius dérive du saxon blad prisdans le même sens.) — * Blé signi-fie quelquefois , une pièce de blé :Se cacher dans un blé. A.
* Grands blés , les blés-froment etles blés-seigle. Petits blés , l’orge etl’avoine. A. — * Blé de .Vais , seméau printemps.— barbu , à épi carré.B. '•— Blé locular. Voy. Froment. —Métal ou trémois. Voy. Seigle. — deTurquie , d'Inde, d'Espagne. Voy.Mais. — noir, blé satrasin ou sim-plement Sarrasin , plante annuelle,à (leurs à étamines , originaire d’A-frique , dont le grain sert à nourrir lavolaille , et qui donne une farine pro-pre à faire du pain.
Prov. Manger son blé en herbe. ,manger son revenu avant de l’avoirreçu. — Crier famine sur un tas deblé, se plaindre dans l’abondance.—Etre pris comme dans un blé , être prissans pouvoir s’échapper.
BLÉ-DE-VACHE OU MÉLAMPY-RUM , s. m. Mélampyre , plante quicroit dans les blés , et dont les bœufset les vaches sont avides.
ULËCIIE , adj. et s. T. d’injurequi se dit d’un homme mou , sans fer-meté : C’est un homme bien blérke ,c’est un vrai blCche. Il est familier.(Du grec blax lâche, mou , languis-sant. On écrivait autrefois blaisclie.)* Il est très peu usité. A.
*BLÉCIIIR, v. n. Devenir blèche.Il es? très peu usité. A.
BLECHNE, s. f. Genre de plantescryptogames, exotiques, de la familledes Fougères.
BLEIME, s. f. ( blc-me ) Maladie ducheval ; c’est une inflammation de lapartie intérieure du sabot vers le lalon.
BLÊME , adj. ( blè-me ) Pâle. * Onne le dit guère que du visage , du
BLE m
teint , et quelquefois des personnes sAvoir le visage blême. A.
BLÊMIR, v. n. Pâlir, devenirblême. * Il est peu usité. A.
BLENDE , s. f. Emprunté de l’al-lemand. ï. de Minéralogie. Mine ousulfure de zinc. (De 1 ail. blendenéblouir ; soit parce qu au premiercoup-d’ceil cette substance ressembleà la galène , ce qui ta fait nommerd’abord fausse-galène ou pseudo-ga-lène ; soit uniquement i cause de sonéclat métallique.)
BLENNE ou BLENNUS, S- m.Sorte de poisson dont la chair estmuqueuse et insipide. (Du greclfc/mosfade, insipide, abondant en mucus.)
BLENNORRHAGIE , s. f. ( llè-no -ra-ji-e ; pron. r forte) T, de Médec.Abondance, écoulement inflammatoirede mucus. (Du grec blenna mucosité,et rhêgnumi sortir avec force.)
BLENNORRHÉE , s. f. T. de Méd.Ecoulement de mucus. (Du grec llcnnamucosité, et rhéô je coule.)
* BLÉPIIARIQUE , adj. Pour lespaupières : Collyre bUpharique. (Dugrec blépharon paupière). B.
* dlémiarophtalmie , s, f.Flegmon de la paupière. B.
* BLÉPIIAROPTOSE, s. f. Mala-die de l’œil que l’on ne peut ouvrir ;éraillement. (Du grec blépharon pau-pière, et phtôsis chute.) B.
BLÉP1IAROFTOSIS , s. f. ( blé-fa -rop-to-zice.) T. de Méd. Helâchementou chute des paupières. (Du grec blé-pharon paupière, et phtôsis chute ,dérivé de piptù je tombe.)
RLÉPHAROTIS, S. f. T. de Méd.Inflammation des paupières. (Du grecblépharon paupière.)
* blépiiaroxyste , s. m. In-strument pour scarifier les paupières.II.
BLÉREAU, S. m. Voy. Blaireau,
* BLÉSER, v. n. Parler gra s et avecdifficulté. B.
* BLÉSITÉ, s. m. Embarras de lalangue , difficulté dans l'articulationdes mots. B.
* BLESSANT , ANTE , adj. Quiblesse, qui choque. N.
BLESSÉ , ÉE , part. p. de Blesser,et adj. Qui a reçu une blessure : Il estblessé à mort. Il est aussi subst. et sedit ordinairement au plnr. Les mortset les blesses ; avoir soin des blessés.— Fig. Cerveau blessé , qui a quelquegrain de folie.
BLESSER , V. a. (blê-cé) Donnerun coup qui cause de la douleur, soitque ce coup fasse une plaie, soit qu iln’en fasse pas. Ainsi blesser a un sensplus étendu que blessure ; cependanten t. de Guerre, blesser s’entend tou-jours d’un coup qui fait plaie. — Ilse dit également de ce qui occasionne,par son choc, sa pression ou son frot-tement, quelque plaie ou contusion:
| Cette selle blesse mon cheval. A. _On dit figur. blesser le cœur, inspirerde l’amour. * Blesser quelqu'un aucœur, l’offenser dans ses sentimentsI us plus chers. A. —• Incommoder ;