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Tome premier.
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bénéfices sont compatibles ; ces deuxcharges ne sont pas compatibles.

COMPATIR, v. n. (kon-pa-tir )Être touché de compassion ; êtreaffligé du ma! qu’un autre souffre.— Avoir de l’indulgence pour lesdéfauts d’autrui : 71 faut compatirà la faiblesse humaine. — En parlantdes choses, être compatible avec...Il se dit ordinairement avec la néga-tive : L’esprit de Dieu ne peut com-patir avec l'esprit du monde. — Enparlant des personnes , convenir en-semble par l’humeur, le caractère ;Personne ne peut compatir avec lui»(Du latin compati, formé dec/mavec; en grec sun, et pati souffrir,fait du grec patkéô qui signifie lamême chose ; souffrir avec un autre ;partager sa douleur .)

* COMPATISSANCE, s. f. Huma-nité; intérêt sympathique , plus ten-dre que la compassion, qu’on porteaux peines d’autrui, et qui fait qu'onen souffre soi-méme.(Chateaubriand)

COMPATISSAIT, ANTE, adj.( hnn-pa-ti-san) Porté à la compas-sion ; humain, sensible: Un cœurcompatissant , t me ame compa-tissante.

COMPATRIOTE, s. m. et f. Celui,celle qui est de la même patrie , dumême pays. —De peuple dit, monpays , ma payse. (Dulatin cnm avec,ensemble , et du grec patriôtés , quia le même sens que compatriote, etqui est dérivé de patris patrie,)

w COMPENDIEUSEMENT , adv.En abrégé. Racine, dans les Plai-deurs. Pédant.

COMPENDIUM, s. ni. Empruntédu latin ( kon-pein-dio-me ) Abrégé :Un compendium de Logique.

* COMPENSATEUR, COMPEN-SATRICE , s. Qui donne une com-pensation. Il est peu usité, b.

COMPENSATION, s. m. [hon-pan-sa-cion ) Action de compenser;Faire compensation d’une chose arecune Aitre .— * Dédommagement d’unmal par un bien, d'une perte par unprofit, d’un inconvénient par un avan-tage, d’une valeur moindre par unsupplément. A. Celaménte, demandecompensation ; je vous cède cela encompensation . (Du latin compensatio ,-voy. Compenser .)—* Il se dit parti-culièrement, en Jurisprudence de lalibération réciproque entre deux per-sonnes qui se trouvent être à la foiscréancières et débitrices l’une del’autre : La compensation s opéré deplein droit . A. — Compensation dedépens, se dit au Palais quandchacune des parties supporte les dé-pens qui ont été faits.

COMPENSÉ, ÉE, part. pass. deCompenser y et adj. Dépens compensés.

COMPENSER, v. a. (kon-pan-c.e)Faire une estimation par laquelle unechose tienne lieu du prixd’une au re :U a compensé ce qu’il me devait avecce que je lui dois. —Balancer, ré-parer : Le gain de cette année com-pense la perte de la précédente, (Du

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latin compensare , formé avec la mémosignification de cnm avec, etpensnre,fréquentatif de pendere peser.) — *Compenser , s’emploie, dans ses deuxacceptions , avec le pronom person-nel : IsGS biens et les maux se com-pensent. ■— En t. de Procédure ,compenser les dépens , ordonner,dans un jugement, que chaque partierestera chargée des frais qu’elle afaits pour la poursuite du procès. A.

COMPÉRAGE , s. m. Qualité decompère. Il est fam.— En t. de Droit,on dit compatcrnité.

COMPÈRE, s. m. (kon-pè-re )Celui qui a tenu noire enfant sur lesfonts de baptême. — Celui qui a tenuavec nous un enfant. ( Du latin cnmavec, et pater, fait du grec patérpère : père avec un autre.) —Fig. etfam. : 1° Homme fin, adroit, qui vaà ses intérêts , et duquel on doit sedéfier. 2° Gaillard, éveillé, bon com-pagnon : C'est un compère.— * Com-père , se dit encore de celui qui estsecrètement d’intelligence avec unescamoteur, avec un charlatan, pourl’aider à faire ses tours, à abuser lepublic ; et en général, de toute per-sonne qui en seconde un autre pourquelque supercherie : Cet escamoteur,ce charlatan est bien secondé par sescompares. A. — Prov. Tout se faitpar compère et par commère, la faveuret la protection décident de tout.

COMPERSONNIERS, s. m. pl.( kon-pêr-son-nié) T. de Féodalité.Ceux qui tenaient en commun unemême terre, h la charge de payerau seigneur une redevance pour la-quelle ils étaient tous solidairementobliges. — Ceux qui vivent en com-mun dans une famille, dans un corps,etc. (Du latin cvm avec, et personapersonne.) * Il est vieux. B.

COMPÉTEMMENT, adv. ( kon-pè -ta-anan) D’une manière compétente ;suffisamment, convenablement.il estpeu usité.

COMPÉTENCE , s. f. ( kon-pé -tan-ce) Droit qu’un tribunal, qu’unjuge a de connaître d’une affaire. —Fig. Cela n'est pas de sa compétence ,il n’est pas capable de juger de cetouvrage , de cette matière , etc. (Dulatin competentia , qui a la même si-gnification.)

COMPÉTENT, ENTE, adj. (Aon-pè-tan y an-te) T. de Pratique. Quiappartient, qui est dé : Portioncompétente .— Qui a droit déjuger,de connaître d’une affaire : Jugecompétent. Celle même expression sedit ligurément d’un homme qui a toutela connaissance qu’il faut pour jugerd’une chose. — Suffisant, * conve-nable, requis. A. 4gc competent ;temps compétent pour délibérer. (Dulatin competcns , qui signifie la mêmechose.)— Partie compétente , celuiou celle qui a qualité pour contesteren justice.

COMPÉTEU, v. n. ( kon-p€-\è)T. de Pratique. Appartenir en vertude certains droits : Ce qui peut lui

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compèter et appartenir ^ n,ç j acession de son père . — ^

compétence : Cette affaire ne co F ^

point à un tel Tribunal. (competere.) v,

COMPÉTITEUR , S-ti-teur) Concurrent, celui quitend aux mêmeshonneurs, p uXI ^ u t r e.dignités ou emplois qu* un * s la( Du latin competitor t fait da ^même signification de cnm aveÇ * ■petere demander, poursuivre»demande aven un mitre.) ^

COMPILATEUR , S. m.la-teur) Celui qui compile . -i a .COMPILATION, S. f- (fWfl'rl.c

cion) Recueil de diversesramassées des auteurs qu’on

cb o* s. a lUS-quon a j

(Du latin compilatio, voy. C 07n P l >jg)COMPILER, v. a. (AoW’ÿ'gr-Faire un recueil, un amas de d*ses choses qu’on a lues dans le® . ^teurs. (Du latin compilare tdans le même sens du gr ecsit^Pje condense, je foule ensemble*! .

COMPITALES, S. f. pi- (^epta-le) Fêtes des anciens Romai |) “. ^l’honneur des Dieux Lares, fi lI ‘ tcélébraient dans les places pubhfl ^(Du latin compitum carrefour* Jdit aussi adjectivement : Fêtes cpitales y jeux compitanx. ^

COMFITALICE , adj. Qui a P?‘^tient aux fêtes compitales : Les Jco mpitalices. it

COMPLAIGNANT , ANT® ’ j(kon-plê-gnan , an-te\ mouille*^Celui ou celle qui se plaint eD j uS* Il est maintenant peu usité.

COMPLAINTE, s. f. {kon$ eXti \ 0 pPlainte en justice * ou action 5j a piintente, soit pour être conserve

sa possession, soit pour y être re ^tégré. A.—Romance populaire* .genre pathétique. * Chanson ou ^tique populaire dont le sujet ^dinairement tragique ou P* euX '- 0 pj *•Complaintes, au pl. Lamentai*Toutes vos complaintes sont *n tlIl vieillit. r r( )

COMPLAIRE, v. n.

S’accommoder au goût, au

seni »** 1

,our

lu*

à l’humeur de quelqu’un P L ^plaire : Il cherche à lui compl altout. — Complaire ajoute au $eplaire , la volonté, l’euvie d’y reu QnOn peut plaire sans le voulo* ^ ^complaît en conformant sa vo .à celle d’autrui.(Du latin comp‘ aqui a la même signification*)

Se complaire, v. réfl. S â e nse plaire, se délecter en soi-fl 1 ^ jj s eses productions, en ses ouvraS®® tcomplaît dans tout ce qu En <*se complaît en sa beauté - : 0 prs

sens, il se prend presque •>en mauvaise part. À. , //feu*'

complaisamment, a“ v * ^ \\plè-za-man) Avec compl a%sanest peu usité. f le-

COMPLAISANCE , s- t. I*

san-ce) Douceur et facilito >ol , Jé-qui fait que l’on complu** i cor 1 'fére aux autres : Avoir ,plaisance , «ne grande compl