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Tome premier.
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chose au criminel, s’en tenir of-ifenaé. — Il va d’abord ait criminel ,il interprète mal ce qu’on dit. * Cesmanières de parler ont vieilli. À.

CRIMINEL, ELLE , adj. En par-tant des personnes, coupable de quel-que crime.— £n parlant des actions,condamnable, qui mérite punition."7 * Il se dit fig., tant au sens phy-sique qu’au sens moral, de ce quia ppartient à une personnecriminelle,e t de ce qui conçoit des penséescriminelles : Une main criminelle.

cœur criminel. A* — En parlantdo procédure , qui a rapport aucriine : Procès, juge , code crimi-7lc l » affaire , matière ct'iminelle.

CRIMINELLEMENT, adv. (Ari-tKi-nè-le.man) l>’une manière crimi-Hellc ; Jimer criminellement » — AuCriminel : Poursuivre criminellement.

Expliquer , juger criminellement \Cx pliquer , interpréter en mauvaisepart.

CRiN , s. m. ( krein ) Poil long etr, Kh* qui vient au cou et à la queuede plusieurs animaux. — * Chevala tous crins, cheval qui a tous ses«Tins. A. — Od le dit par méprisdes cheveux : Ce ne sont pas desNeveux y c’est du m'in. — Fam. ,Rendre quelqu’un au crin ou auxCr */is, aux cheveux. — Se prendreQux crins , se battre. ( Du latin cri-n ta, fait avec la même signification

du

Un»'

grec krinô je sépare ; littérale-«mut f poil séparé par touffes. ) —t. de Minéralog., interruption deta mine ou du filon , causée par l’ap-Koche d’un banc de pierre. — Crinf'archet , crin qu’on frolte avec deta colophane et dont on se sert pourtaire résonner certains instruments, e musique. — Crin crépi, qui aet c cordé, et qu’on a fait bouillirPctn- i e f r i ser . c’est celui qu’em-ploient les Selliers, les Tapissiers, etc.

ÇRINAJL , s. m. Instrument de“lùr.trgie pour comprimer la fistuleai l )male. (Ainsi nommé parce qu’ile3t fourré de crin . )

* CRINCRIN, s. m. Par onoma°Pcc , mauvais violon : Nous n’a -Vl °ns pour danser qu’un crincrin. Iles * très familier. A.

CRinier, s. m. (Art-nid) Àr-jsau qui accommode le crm et le met11 ,; tat d’être employé.

Crinière , s. f. Tous les crins^ sont sur le cou et entre lesfilles du cheval. — Le long poilTU couvre le cou du lion. On le ditiî? r mépris de la chevelure den l0m f ne et d’une perruque : Vilaine^/uère. — Toile ou treillis qui ae-v ,n l ,a » ne le caparaçon et qui cou-* 0 cou et la tète du cheval. —

^ crinière d'un casque , la touffe^ crin tombante qui garnit le ci->er d un casque de dragon , deirassiv'r , etc. , et qui Ilot te parderrière. A.

CRinolE , s. f. Genre de plan-0R exotiques , de U famille des Nar

^ * V ‘S!*C-

* CRINOLINE , i. f. Étoffe decrin. B.

CRINON, s. m. Sorte de ver dé-lié comme un cheveu , qui s’engen-dre sous la peau des bras, des jam-bes et surtout du dos des enfants àla mamelle. (Du latin crinis cheveu.)

CIUOBOLE , s. m. T. d’Anti-quité. Sacrifice d’un bélier en l’hon-neur de Cyhèle. ( Du latin crioho -lium t fait dans le même sens dugrec krios bélier, et bolé coup ,action de frapper, dérivé de ballùje frappe. )

CRIOCÈRE , s. m. Genre d’in-sectes coléoptères, de la famille desPhytophages , dont les antennes ont,par leur forme cylindrique et leursarticles globuleux, quelque ressem-blance avec les cornes d’un bélier.

( Du grec krios bélier , et kéras Icorne. ) |

CRIQUE , s. f. ( kri-ke ) Petitport , petite baie le long des côtes |où de petits vaisseaux peuvent seretirer. Le Grand Vocal, franc, et1 ’Encycl. méthod. le font du genremasc. (Du saxon crccca , dont lesSuédois ont fait krike , et les An-glais creck , avec la même significa-tion. Lunier. )

CRIQUET, s. m. (kri-kè ) Petitcheval faible et de vil prix : U étaitmonté sur un criquet. (C’est, ditHuet, une comparaison hyperboli-que de cette espèce de cheval avecun grillon appelé en Normandiecriquet.) — * Il se dit aussi quel-quefois d’un homme petit et maigre:C’est un criquet. — En Entomolo-gie , genre de sauterelles qui, outrela faculté de sauter, ont celle de volerlongtemps, et qui vont par troupesnombreuses: Les criquets dévastentsouvent les pays qu’ils traversent. A.

CRISE , s. f. {kri-ze) Effort quefait la nature dans les maladies, parla sueur , les évacuations , etc. ,* et qui produit un changementsubit et marqué en bien ou en mal.A. (Du grec krisis jugement, faitde krinô je juge , je combats ; parceque c’est une espèce de combat en-tre la nature et la cause morbifiquequi fait juger de l’état et de l’issuede la maladie. ) — Il se dit élégam-ment au (ig. Les affaires sont dansleur crise , * dans leur moment pé-rilleux ou décisif. A.

CRISOCOLE , s. f. Voy. Chryso-colle.

CRISOCOME , s. f. Voy. Chryso-corne.

CRISOLITHE , s. f. Voy. Chryso-lithe.

CRISPATION , s. f. ( kris-pa-cion , en vers ci-on) Resserrementdes choses qui se replient sur elles-mêmes par l’approche du feu. — EnMédecine , effet à peu près pareilqu’on éprouve dans les entrailles ,dans les nerfs , etc. — * Il se ditquelquefois , fam. et par exagéra-tion , en parlant de ce qui cause unevive impatience ou un grand déplai-

sir: Sa lenteur me donne des crispa-tions. À.

CRISPER, v. a. (kris-pé) Causerdes crispations de nerfs. — Fig., in-quiéter , vexer , tourmenter. (Dulatin crispare rider , crêper , resser-rer. )

* CRISSEMENT, g. m. Action decrisser les dents. B.

CRISSER, v. n. ( kri-cè) Il sedit au propre , des dents quand ellesfont un bruit aigre, comme il arrivelorsqu’on les serre et grince forte-ment. (Mot fait par onomatopée. )

* CRISSURE , s. f. Rides sur lefil de fer. B.

CRISTAL, s. m. Voy. Crystal ,seule orthographe conforme à l’éty-mologie. * L’Acad. écrit de préfé-rence cristal, cristalliser , etc.

* CRISTATELLE, s. f. Polypecoraliigène d’eau douce. — S. pl.Polypes à plumets. B.

CRISTE-MARINE , S. f. Voy.Passe-pierre .

| CRITÉRIUM , S. m. ( kri-tc-ri-ome) Mot emprunté du lat. et usitéj seulement dans le style dogmatiq.

| Marque à laquelle on reconnaît lavérité et d’autres objets int»*l(ec-■ tuels : * L’évidence est le critè-| rivm de la vérité. A. ( Pu grecAri-térion ce qui sert à juger, ce quiI sert de preuve. )

I CRITIIE , s. m. (kri-te) T. deMéd. Tumeur , de la grosseur d’ungrain d'orge , qui vient sur les pau-pières. ( Du grec krithé orge. )

ciutiïomancie , s. f. ( kri-to-man-ci-e) Divination par l’inspectionde la pâte des gâteaux offerts en sa-crifice. ( du grec krithé orge, etmantéia divination j parce que danscette cérémonie on se servait defarine d’orge. )

* CRÏTIIOMANCIEN , ENNE ,s. et adj. Qui prédit par l’inspectionde la pâle des gâteaux. B.

CRITHOPIIAGE , s. m. ( kri-to-fa-je) Celui qui se nourrit d’orge.(Du grec krithé orge, et^Aa^êjemange. )

CRITIQUABLE , adj. ( kri-ti-ka -ble) Qui peut être critiqué.

CRITIQUE , s. m. (kri-ti-ke)Celui qui examine les ouvrages d’es-prit pour en porter son jugement.* Il se dit également de celui quiexamine et juge une production del’art. À. (Du latin criticus , pris dugrec kritikos , qui a la même signi-fication , et qui vient de krinô jejuge. ) — Censeur importun quitrouve à redire à tout.

CRITIQUE , s. f. Le genre d’é-tude qui a pour objet la littératureancienne, le travail des commenta-teurs , des érudits , e,c * ^ ar ! »le goût, la capacité nécessaires pourjuger d’un ouvrage d’esprit : Titre ha -bile , savant dans la critique. —Dissertation qui a pour objet l’exa-men d’un ouvrage d’esprit : Il a faitTa critique d’un tel poeme. — * Ilse dit également de toute observa-