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* DÉCLOÎTRER , r. a. Fairequitter le cloître à un religieux,une religieuse. — Se dêcloîtrer , V.pron. Quitter le couvent. N.
DÉCLOUE, v. a. (dé-klô-re , rforte ) Rompre ou ôter une clôture.
DÉCLOS , OSE , part. p. de Dé-clore , et adj. ( de-klô , klô-se J Quin'est plus clos ; dont la clôture esten partie tombée , etc.
DÉCLOUER , V. a. ( dê-klouré )Détacher quelque chose , en ôtant lesclous qui l’attachent. * On l’emploieaussi avec le pronom personnel :Cette planche se décloue. A.
DÉCOCHE MENT , s. m. (dê-ko-che-man) Action de décocher une flè-che. Il est peu usité.
Décocher, v. a. ( dé-co-ché )Tirer une flèche, un trait, (de la par-ticule dé et du mot coche, entaille ;ôter de la coche ; parce que les flè-ches étaient lancées autrefois avec
I arbalète, dont la corde, lorsqu’elleétait tendue , était arrêtée par unecoche.) —On dit fig. , et poétique-ment : Décocher les traits de sa co-lère , ou de la satire contre quel-qu’un. * On dit aussi quelquefois ,mais familièrement : Décocher uncompliment. A.
DÉCOCTION , s. f. ( dé-kok-cion)Cuisson d’une ou plusieurs droguesqu’on fait bouillir dans une liqueurpour en extraire les parties ou dansla vue de les ramollir. — La liqueurmême imprégnée de la vertu desmédicaments qu’on y a fait bouillir.(Du latin decoctio , fait avec la mêmesignification , de decoquere faire cuireou bouillir.)
DÉCOCTUM , s. m. ( dê-kok-tome)Produit d’une décoction. C’est un ter-me de Chimie , purement latin.
DÉCOGNOIR, s. m. Voy. Co-qnoir.
DÉCOIFFER , v. a. ( dé-koa-fé )Oter ce qui coiffe , ou défaire la coif-fure—Déranger les cheveux , * P !Smettre en désordre : Le vent l’a toutedécoiffée. A.—Oter l’enveloppe quientoure le bouchon d’une bouteille.
Fig. et fam. Décoiffer une bou-teille , la boire, la vider. A.— Dé-coiffer signifie aussi, oter le cou-vercle qui était surl’amoree d’un ar-tifice.
• ,i, ;?. r ! LL , AT,0N > s - f - ( dé-co-la-cion 1 Acad dit de prononcer les l )Action de décoller, de couper le cou.
II n’est en usage q u 'en parlant dumartyre de saint Jean-Baptiste. —Fête où l’église romaine célèbre cetévénement.—Tableau, estampe quile représente.
I DÉCOLLEMENT, s. m. (dé-ko-le-man ) Action de décoller ce quiétait collé , * de se décoller ; état dece qui est décollé .—En t. de Chirur.et par extension il se dit d’un organequi se détache d’un autre auquel ilétait adhérent : Dans certains abcès,il y a décollement de la peau. A.-En t. de Charpenterie , action decouper un chevron du côté de Pé*
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panlement, afin qu’étant moins large,la mortaise ne paraisse pas.
DÉCOLLER , v. a. ( dé-ko-lè )Couper le cou â quelqu’un par au-torité de justice. (Du latin decollare,formé avec la même acception, de laparticule privative de et de collumcou.) Couper la tête des morues.\ay. Décolleur .—Détacher une chosequi était collée .—Au jeu do Riflard ,éloigner une bille de la bande qu’elletouchait. — En t. de Jardinier, Sedécoller , se détacher de leur sujet,en parlant des greffes. * 11 se dit,dans un sen3 analogue, de toutes leschoses qui étaient collées. B.
DÉCOLLETER , v. n. ( dé-ko-le -lé) Découvrir le cou , la gorge , lesépaules. lise dit surtout au participe :Cette femme est trop décolletée. Lit-téralement , ôter le collet. * Il s’em-ploie aussi dans le môme sens avecle pronom personnel. — Décolleterv. u. Se dit d’un vêtement dont lecollet se rabat et n’embrasse pas lecou : Vous avez là un habit qui dé-l collète beaucoup. A.
DÉCOLLEUR , s. m. ( âé-ko-leur )Celui des matelots qui est chargé decouper U (été des morues qu’on vientde pécher.
*DËCOLORATlOi\,s. f. Perte dela couleur naturelle. Il ne s’emploieguère qu’en Médecine. A.
DÉCOLORÉ , ÉE , part p. de Dé-colorer , et adj. Qui a perdu sa cou-leur \ Teint décoloré ; fleurs décolo-rées. Ou dit üg. , dans le style cri-tique : Style décoloré ; poésie déco-lorée.
DÉCOLORER , v. a. (âè-ho-lo-ré) Oter , effacer la couleur. * I]se dit fig. , en parlant des ouvragesde 1 esprit : Des corrections trop mi-nutieuses peuvent décolorer le style fdécolorer un ouvrage. A .—Se déco-lorer t v. pron. Se ternir , perdre sacouleur.
DÉCOMBRER , v. a. (dé-kon-bré)Oter les décombres , * les immon-dices , les débris , les plâtras A. quiembarrassent un terrain , * qui bou-chent un passage. A.
DÉCOMBRES , s. m. pi. (dé-kon- 'bre) Plâtras, menues pierres de peude valeur , * amas de matériaux inu-tiles. A. , qui restent de la démoli-tion d’un bâtiment. *— Tout ce quireste du bois d’ouvrage et qui estinutile. (t)e la particule privative dé tet du latin barbare eomhri , qui dansle moyen âge a été dit, suivant DuCange , d’abord des arbres abattusdans les forêts et qui en ferment lespassages , d’où le mot encombrer ;ensuite, dubois du faîtage d’un toit,en sorte que décombres a signifié pre-mièrement le vieux bois d’un toit dé-m °ti ; ce qui s’est étendu depuisa . u * autres matériaux des démoli-tions. )
DÉCOMDU5TI0N , s. f. {dê-kan-
us-tion) Da n9 | a ntmvrlfe Chimieoperation- inverse He la combustion.Elle a pour objet de séparer d’on
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corps brûlé , l’oxygène qui y est 00 'Voy. Débrûler.
* décommander , v. a. Contrmander une commande. B. N-DÉCOMPOSER , V. a. ( &posé) Réduire un corps à ses P rl " tcipe» ; séparer les parties dont «composé. * 11 s’emploie aussi auguré : Décomposer une phrase < ' .idée. A. —Décomposer le tnouve* 1d'un corps , changer ce mouvew®eu deux ou plusieurs autres , do" ^ ^peut supposer qu’il ost formé."" ^signifie aussi , produire dans fi 11que substance une altération or j euairement suivie de corruption, ,
putréfaction , de dissolution , * l “La chaleur décompose les tnatuanimales .—Il se dit lig., en p i,r 'yde l’altération des traits du visage I'j {l’effet de la maladie , de la mort,quelque passion violenle, etc. ^maladie , la mort avait décoiofses traits .—U s’emploie souvent ale pronom personnel , surtout “les deux sens qui précèdent : (
liqueur qui se décompose. A la le cde l’arrêt , tous ses traits se dèc°posèrent. A.
DÉCOMPOSITION , S. f. (dê-* 0 *po-zi-cion ) Résolution d’un c ° J,mixte dans ses principes —Dièdresitiondes forces, d’un vtottvemetdKcanique), l’action de les décotnf 0 '^en divisant en quelque sortepuissance en plusieurs autres. "" s pcomposition chimique des corps t ■paration de leur molécules ca '^ eC -tunntes au moyen de l’attraction e „tive, et quelquefois du calo l! fi ^seul. — Décomposition phystf^séparation des molécules iulég^’ pdes corp3 par des moyensqnes.— * 11 se dit aussi d’unelion ordinairement suivie 'le cn '- 0< i,lion , de putréfaction, de dissoh* ll ^,|etc : La décomposition qu’épi' 01 ^.certains corps par le contact de j.On a dit de même , Lu décotetion du sanq, des humeurs. "" ffvLa décomposition d’une idée,, mO'cours. En Mécanique , la docsition du mouvement. A. «)
DÉCOMPTE , s. m. ( dé-uf |. 0 sRetenue sur un compte ; ce <1"'\ u"a à prendre et à rabattre s ' ir iit-compte que l’on paye. (De la P ^. etprivative dé et du mot coeef^ltqui est ôté d’un compte.) —i„edécompte , rabattre sur une c c esomme ou faire la supputation^ }l'qu’il y a à rabattre .—PaySt etcompte aux troupes , leur P a l'ofqui leur est dû , en retenant c ^ /p;"leur a avancé.—Fig. eljî
du dêcovrpte dans cette a u atr s è <\ 111ne sera pas aussi avantage
l’espère. tdé-k^i
DÉCOMPTER , V. a. f" jurFaire le décompte-, rabattre pjg. >somme.— Décompter, v - nC . 01 , a'' 3 'Rabattre de l’opinion q 1 ’ * IP 3
d’une affaire , d'une perSon ■ ( jli ace sens , il n’est guèrel’infinitif. A.