DOÜ
DOURlU. ou DOURA, s. m. Millet
'llude.
DOUTE , s. m. Incertitude, irré-solution : avec cette différence quee doute vient de l’insuffisance desPreuves , ou de l’égalité de vraisem-blance entre les preuves pour etcontre; Vincertitude, du défaut deOrnières nécessaires pour se décider :Virrésolution, du défaut des mo-d’intérét ou de légalité des mo-Pfs opposés. On disait autrefois auféminin , cette doute. (Du latin du-vîum , dont la signification est lame. ) — * Il se prend quelque-| 0, s pour soupçon , conjecture : J'aiquelque doute sur ce fait , maisJe n’ai point de certitude. A. -V r «»inte , appréhension : Le doute où1° suis qu’il ne lui arrive quelque^Q-lhcur , etc. — Scrupule : Cetteeision me laisse encore quelquedoute. —Figure de Rhétorique qu’onappelle ordinairement Dubitation.
Sansdoute , loc. adv. Assurément,* e lon toutes les apparences.
DOUTER , v. n. ( dou-tê ) Etre endoute \être incertain, irrésolu; *n 5 étreP 3s sûr. A. (Du latin dubitare.) —, ^arn. Ne douter de rien , être hardi4 décider sur des matières de doctrine^ sur des affaires importantes , <aire avec confiance des entrepriseshasardeuses. A. — Se douter , v. n.P r * Soupçonner , pressentir, pré-v oir.
douteusement , adv. [don-e7/ ‘ze-man ) D'une manière dou-
te.
douteux , euse , adj. ( dou*
* >f -ei}~ze) Incertain ; dont il y a lieu^ douter. — Equivoque , ambigu :dfponse douteuse. — En parlant des* er sonnes , sur qui l'on ne peut° 1T ipter. — En t. de Grammaire ,Jj 1 ’* o’est pas d’un genre déterminé,(1 11 ^ont la prononciation , la proso-f j lf ‘ t etc. est incertaine. — 4 Jour| 9 jour faible , ce degré de
^““lère qui forme le passage du jourjj ;i nnit ou de la nuit an jour. —*l^ u f G,,x se prend quelquefois subs-' "hv. au masculin dans le premiert s : Risquer le certain pour le don -^ A.
f g m. t ( ] e Relation.( |. l,lc 'pal magistrat d’une ville ou|'i'' n p province , cliez les Nègres de<>sM r .' l “ nr l’Afrique. Son emploiG héréditaire. Sur les bords de la“* e > on l’appelle sllcaid.
, s. m. ( dou-vein )doi 6 b°’ s P ro pre à faire desde tonneau.
; l | ( ] e < ' ,,v E , s. f. Petit ais dolé quiqui “ ^ a ' re I e corps de la futaille etb as P re nd depuis le haut jusqu’enD ‘ latin barbare doga. Voy..— L e ') — T,e fossé d’un ch&teau.l‘ ea 'l’un bassin, contre lequel'le cl ba *‘ ** est bâti sur ^ es rac ' nauxPlaiiî ar ^® nte ' —Renoncule des prés ,I."énéneuse qui fait périr lesl.. st j " s qui er. mangent. — Ver in-et aplati , qu’on appelle aussi
DOÜ
fascioU. Il se trouve dans le foie despoissons, et dans les poumons desoiseaux et des mammifères*
4 DOUVILLE , s. f. Poire d’au-tomne. B.
DOUX , DOUCE , adj. (don , etdevant une voyelle , doits , oû-ze)Qui fait une impression agréable augoût : Le sucre , le lait , le miel sontdoux', orange douce , amande douce ,etc. Il est opposé à aigre , amer ,piquant, âpre ou salé. — Qui flatteagréablement l’oreille : Voix douce ,doux murmure. — Qui a une odeursuave ; Douce haleine , doux parfum.
— Qui n’a rien de rude au toucher :Peau douce. — Tranquille : Douxsommeil , doux repos ; mener une viedouce. — Au fîg. 1° traitable , hu-main , affable , clément : il est opposéà rude , farouche, sévère , violent.Voy. Bénin. — 2° Agréable à l’espritet au cœur : Il est doux de vivre avecses amis. —5° Galant, amoureux:Billet doux ; faire les doux yeux; (oumieux les yeux doux ) à une femme ,lui témoigner de l’amour , lui rendredes soins. — 4 II se dit aussi de cequi est peu pénible , peu difficile àsupporter , à endurer, à observer ,de ce qui n’est pas imposé ou infligéavec trop de rigueur : Le service estfort doux dans cette maison. C’est undevoir bien doux à remplir. C’est un
i châtiment trop doux. — Il se ditencore au figuré , de tout ce quicause une émotion agréable, de toutce qui flatte ou qui touche agréable-mentl’esprit, le cœur , l'imagination;De doux entretiens ; de doux trans-ports ; un doux souvenir. — Se ditencore de ce qui dénote la bienveil-lance , ou la candeur, la sérénité ,la bonté habituelle de l’ame : Douxsourire ; physionomie douce. A. — Ilse dit des métaux, dont les partiessont bien liées et qui se plient aisé-ment sans se casser. — On le ditégalement en Peinture, de l’effet d’untableau , quand des passages insen-sibles conduisent des clairs aux bruns ,quand toutes les couleurs sont amies,et qu’on ne passe de l’une à l’autreque pardesnuances. (Du latindw/cis,qui a la même signification. )
Chemin doux , aisé, où il n’y apoint de peine à marcher. —Pentedouce , pente insensible, par laquelleon descend et l’on monte aisément.
— Vin doux , celui qui n’a pointbouilli ou qui a conserve sa douceur.
— Médecine douce y qui opère sanstranchées. — Taille douce , gravurefaite sur une planche de cuivre avecle burin ou avec l’eau-forte. — Airdoux , climat doux , vent doux , pluiedouce , qui sont tempérés , ni tropchauds , ni trop froids , etc. — 4 Eau-douce , l’eau des rivières , des lacs ,des étangs , des fontaines , paroppo-silion à l’eau de la mer qui est salée.A. — Cheval doux, qui ne fatiguepoint le cavalier ou qui n'est pas frin-gant ni ombrageux. — Voiture douce ,qui ne fatigue pas. — Stylo doux ,
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qui n’a rien de rude , qui est aisé etcoulant.
DOUX, adv. Doucement. — Filerdoux , être humble et soumis devantun plus fort que soi. — 4 Fam. Jlavale cela doux comme du lait , scdit d’un homme à qui l’on a fait quel-que offense , et qui n’en témoigneaucun ressentiment. On le dit aussid’un homme vain qui ajoute aisémentfoi aux flatteries, et d’un hommesimple à qui l’on en fait accroire. A.
— Tout doux ; 4 loc. adv. et fami-lière dont on se sert pour reprendrequelqu’un qui s’emporte, qui s’é-chauffe trop , etc. : Tout doux! nevous emportes pas.
DOUZAIN , s. m. ( dou-zein )Petite pièce de monnaie qui valaitdouze deniers. Il y avait le de-mi-doit sain , qui en valait six. Les pre-miers dousains furent fabriqués en1541 , sous le règne de François I er .
— Autrefois stance de douze vers.
DOUZAINE , s. f. ( dou-zè-nc)
Nombre de douze : Une douzaine devolumes ; vendre des serviettes à ladouzaine , par douzaine , etc. —* Il signifie quelquefois un nombreindéterminé , mais peu considérable;Une douzaine d’amis , de personnes.Ce sens est familier. A. — A ladouzaine , fig. et fam., de peu devaleur , de peu de considération :Un Poète à la douzaine. — Il n’y ena pas treize à la douzaine , il ne s'entrouve pas communément.
DOUZE , adj. Nom de nombre in-déclinable. Dix et deux. (Du lat.duodecim , pris du grec duôdeka , oupar contraction dôdèka , lequel estformé de duo deux , et dèka dix ,comme duodecim de duo et de decem. )
— Il se met quelquefois pour dou-zième : Zc douze du mois ; Louisdouze. — Livre in-douze ou un in-douze , livre dont chaque feuille formedouze feuillets ou viugt-quatre pages.
DOUZE-QUATRE , adj. (Musi-que ) Mesure composée de douzenoires , formant quatre temps de troisnoires chacun. — Douze-huit , me-sure composée de quatre temps , detrois croches chacun , ce qui faitdouze croches pour la totalité de lamesure. — Douze-seize , mesure dequatre temps , chacun de trois dou-bles-croches ; douze en totalité.
DOUZIÈME , adj. Nombre ordinalqui répond au nombre cardinaltfoi/se:U est le douzième ; elle est la douzième.(Du lat. duodecimus , fait dans lemême sens , de duodecim douze. )
— On dit substantiv. Etre pour undouzième dans une entreprise.
DOUZIÈME , s. f. ( Musique ) In-tervalle qui comprend onze degresdiatoniques conjoints , ou douze sons*C’est l’octave de la quinte , et laseconde des aliquotes produites parla résonance du corps sonore.
DOUZIÈMEMENT , adv. (dou-zib-mc-inan ) Pour la douzième fois._ En douzième lien.
DOXOLOGIE , s. f, (dok-so-lo-