FAÏENCE , s. f. (fa-ian-ce) Sortede poterie de lerre ventis&Se , * or-dinairement à fond hlauc. A. ( Del’ilâl. faenaa , vide de la Romagne ,où cette poterie fut inyeotée.)
faïencerie j s f. (fa-ian-eo-rie) bien . éiabliasement où 6e fabri-que la faïence.»**** Il se dit aussi desmarchandises do fhïenou: Un fonds defaïencerie. A.
FAÏENCIER , 1 ÈRE , {fa-ian^oiê,tc-re) 0 uvner en faieneo.— Marchand,marchande qui rend do la faïence.
FAILLE , s. f. (fà-glie, mouillezles Z/) T. de Pêche. Portion de lagrande aisenugurf , qui forme les cinqdernières brasses de ço filet. Onl’appelle aussi majour. — Etpffe desoie à gros grains, ainsi nomméed’une sorte d’éclitrpe que les femmesen faisaient et qu’elles appelaientfaille.— En t. de Minéralogie , déran-gement d’un filon de mine,occasionnépar Baffaissèrpent de la montagne quile contient; e» sorte que la partiedu filon qui n’a pas été dérangée 6etrouve interrompue et masquée jwrune roche , une terre stérile , etc.
FAILLI, s. m. (fa-ylie , mouillerI es H) Marchand qui a fait futilité.
FAILLI, IE , part. p. de FafilUrcl ndj. .4 jour failli , à jour fini. —(F est une affaire faillie , c’est uneaffaire manquée. Jouer à coup failli,jouer de manière qu’aussitôt qu’undes joueurs a manqué, un autreprend sa place. — En t. de Pinson .chevrons faillis , rompus dons leursmontants.*Ces diverses locutions ontvieilli. A.
FAILLIBILITÉ, S. f. {fa qli-bi-U-tâ) Possibilité de faillir, de setromper.
Faillible, adj. Qui est sujet àl’erreur, qui peut sc tromper.
FAILLIR, v. n. (fa-glir) Failli;f aillant. Je faux , tu faux , il faut ;nous failhms. .Te faillis. J’ai, failli.Je fendrai. Plusieurs de ces tempssont peu usités, ou plutAt ce verben'est employé qu’à l'infinitif faillircl au parfait, «dit défini, soit indéfini,je faillis, fai failli. Paire quelquechose contre son devoir.— Errer, setromper; * se méprendre en quelqueclios'* Cet auteur a failli en beatt-coup à endroits. c,v sens commenceà vieillir. A. Finir; manquer: * Fa
mémoire lui faillit tout-à-coup. A._
Etre sur le point d'arriver : Ha faillià arriver un grand malheur; je faillisà ou de tomber .— Paire faillite. (Ou1 m. barbare fa litre, qui se trouvedans la loi Sali que, etc, et qui a été faitde l'ail, fallieren. dont la significationest la même. Ménage. Suivant fluet ,faillir et falloir ont été faits du latinfallere tromper.)
FAILLITE , s. f. {fa-glir-te) Ban-queroute non frauduleuse. Yoy. Ban- tquarante.
FALLOISE , s. f. (fa-gUoa-se) T.de Marine. Lieu où le Soleilse couché.
Faim , s. f. (foin) T>ésiret besoinde manger ; appétit ; avec cette diffé-
rence que la faim a plus de rapportau besoin , et Vappétit au goût. Lapremière est plus pressante, maistout mets l'apaise, et aucun ne l’exci-te ; le second attend plus patiemment,mais il est plus délicat: tout mets nele satisfait pas, et il est souvent excitépar les ragoûts. Girard. Au propre ,faim s’emploie sans régime : on nedit pas avoir faim de pain, etc. —Au figuré , avidité , désir ardent. Ilprend un régime : La faim de la jus-tice , la faim insatiable des richesses,etc . (Du lat. famés , qui a U même si-gnification.)— Faim canine , maladiedans laquelle on a toujours faim,ainsi nommée parce que ceux qui ysont sujets, rejettent souvent les ali-ments comme les chiens. Il se ditaussi familièrement d’une très grandefaim .—Mourir de faim, avoir extrê-mement faim, ou manquer des chosesnécessaires à la vie.— Prov. T ai faim,chasse le loup hors du bois ; la né-cessité contraint à s’évertuer pouravoir de quoi vivre.
FAIM-VALJLE , 8. f. (fein-va-le)Maladie «les chevaux , qui, lorsqu’ilsen sont attaqués , tombent commemorts. * Cette maladie ne cessequ’après qu'ils ont pris de la nour-riture. A. (Du latin famés caballa ;pour famés caballiaa , faim decheval.)
faine , s. f. (fe-ne) Le fruit duhêtre. (Du lat. fuyina, fait d efayus,hêtre, lequel est dérivé dans lamême signification du grec phâgoa ,en dorique phagos, formé de phagéje mange; parce que la faine estbonne à manger.)
FAINÉANT, ANTE , s. {fé-nd-an,an-te) Paresseux; qui ne veut rienfaire. Ce mot est aussi adjectif. ( Defaire, et de néant, en latin vihilumrien; qui fait néant , qui ne faitrien .)—* Fois fainéants, se dit, dansl’histoire de France, de certains roisde la première race , qui ont aban-donne l'exercice du pouvoir auxmaires du palais. A.
FAINÉANTER, v. n. ( fè-né-an~td) Faire le fainéant ; ne vouloir rienfaire , par paresse. Il est familier.
FAINÉANTISE, s. f. {fé-né-an-ti-se) Paresse lâche, * vie du fai-néant. A- Paresse est plus noble;l’autre n'e6t que du style familier.
FAIRE , v. a. (fé-rc) Fait, faite ,part. pas. Faisant (prononcez fesan.plusieurs écrivent fesant), part. prés.Je fais, tu fais, il fait ; nous faisons,vous faites , ils font. Je faisais. Jefis. .Fai fait. Je ferai. Que je fasse.Ce verbe est celui «le la langue qui ,joint à d’autres mots, a le plusd'acceptions différentes. Voici lesprincipales; on trouvera les autresen cherchant les mots auxquels faires associe : Agir, travailler, venir âbout : * Faire un travail. Faire sabesogne. K. —Créer, former, pro-duire, engendrer.— Fabriquer, com-poser, construire ; * en parlant tantdes œuvres matérielles de l’industrie
ou des animaux que des oeuvres del’inlelligeuce : Faire un bâtimentsfaire y/i habit ; une araignée qui faitsa toüç ; faire un livre, un mémoire,—Opérer, exécuter,effectuer : Faireune expérience ; faire la guerre ; faireun achat. — Remplir une fonction :Faire faction ; faire la revue d'unearmée. —-Exécuter, accomplir parlemouvement d’uu lieu à un autre :Faire un tour de promenade j f aV 0une lieue. — Disposer , arrangé »mettre dans l’état convenable •• Faireune chambre , un jardin .— Amasser»assembler, mettre ensemble : Fairede l'argent ; faire des provisionsGagner, acquérir : Faire une bonnerecette ; faire une grande fortune.Lever, mettre sur pied : Faire desrecrues .— Observer, mettre en pr a ~tique; et dans ce sens il se dit dç schoses qui sont d’obligation et .précepte : Faire la volonté de Iïie 11 *faire son devoir. —Accomplir, aeji c 'r, terminer : Faire la quarante 1116 *faire un cours do philosophie •Exercer; en parlant de profession »emplois ou métiers qu’on exerce *Faire la médecine ; faire le covun erCC 'A.— * Faire , signifie en outre» représenter, en parlant des diffère* 1personnages que les comédiensprésentent sur le théâtre : F*ir e . I e -rois, lesamoureux, et, par exiens* 0 ^'chercher à paraître ou feindre d’ê' 1 ^ce qu’on n’esl pas : Faire le g ra ^seigneur ; faire le dévot, le jnctleci *— Affecter toile ou telleFaire Vaimable , le généreux . ' k
donner certains airs, prendre®®laines manières : Faire le diff lClle fanfaron. — Donner à une pcrs° nou à une chose une qualité quelc°** ;que , la mettre dans un certain oUIl a fait son fils avocat; leroH^lchevalier de la Légion-d’llonn° il f' ^Changer, transformer en : Pest* F.soldat qu’il était, ou le fit serge** •Dire, prétendre , publier:riche , mats il no l’est P aS '~~‘f 01 iteoulumer, habituer : Les voyage 9 U Jfait à la fatigue ; il est fait an c 1 ,
et au froid. — Former , laǰ n ®.^perfectionner quelqu’un:seur a fait de bons écoliers.—.^ aattirer;exciter : Salanguelui 0 ! (lméchantes affaires ; cette gjirni-fait sensation dans la public- — .
fie aussi fam., se décharger * e , V 0„ ( fitCo malade fait tout sons, b/** p eafttdans un sens analogue, faire e ^^ reS ,uriner.— Faire du sang, des <J ' t
etc., rendre du sang , des g ^etc., par les selles. A. (Dulat-/ .
* Faire, en parlant des ^ vlî utdises ou d’autres chosesquel (i( , r [cvendre, s’emploie pourprix qu’on en demande • ^ 1/r ie
faites-vous cette étoffe • millemaison quon fait r j C s,
écus .— Eu parlant de je u ^ r le®
il signifie absolument, 0 ^ fl secaries : C'est à vovs à |„ s ieur»dit encore de deux ipurssseo!'
choses qui par leur union,