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Tome premier.
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blage, servent à former, à constituerUn tout, une seule chose : Deux etdeux font quatre. — Il se dit égale-ment de ce qui est l’essence d’unechose, de ce en quoi elle consiste :ta clarté fait tout le -mérite de sonttijle. — Faire, s’emploie commeneutre dans le sens de travailler,opérer, agir : Faire bien ; faire mal ;w a tant fait , il a si bien fait, qu’il•a est venu à bout. —Il signifie aussi,*v oir une influence, un effet quel-conque : L’argent fait plus auprèsde lui quaucune recommandation .—H se dit encore pour, être convenable,produire un effet agréable : Vor faitbien avec le vert ; ce tableau ne faitpas bien ou il est. — En t. de Gram-maire , il se dit des mots, et signifie ,prendre telle ou telle forme, telle outelle terminaison : Aimer fait anfutur f j’aimerai , — li signifie aussiquelquefois , importer , concerner ,être de quelque considération : Quepeut vous faire l’opinion de ces gens-là ? Cela fait beaucoup plus qu’on nepense. — Il a aussi quelquefois le sensdu verbe dire : Je le croyais , fit-elle.J'irai avec vous, lui fis-je. Cette ma-nière de parlera vieilli, et ne s’emploieque dans le langage familier. A.

* Faire, suivi de la prépositiond» , signifie quelquefois particuliére-ment, employer quelqu’un ou quelquechose , en disposer, en tirer parti defrçon ou d’autre : Que roulez-vousje fasse de cet hommc-là. — Il•emploie souvent d’une manière re-lative avec la plupart des autresSerbes , et alors il lient la place etprend la signification du verbe auqueld «e rapporte. Ainsi on dit : Cet'jonrme n’aime postant le jeu qu'il lefaisait , il ne l'aime plus tant qu’il‘•imait. Tl danse mieux qu’il iï’afait , il danse mieux qu'il n’a■! a mais dansé. — Il s’emploie aussijmpersonncllemeut : 1° Pour indiquer1 ctai de l'atmosphère, du temps,«c. : fl fait de la pluie ; il fait jour.

Pour marquer la nature, 1 état, la^•position, les qualités de certainesChoses : Il fait cher vivre dans ce$ a ys. H ne fera pas bon se frotter àhomme-là. — Faire faire , com-mander, donner ordre que l’on fasse.'T 'Ne faire que..., ne travailler, neOccuper que d’une certaine chose ,pouvoir faire d'autre , ou nej^uloir pas , r.e pas chercher h end’autre : Cet outtrier ne faîtja-«t s q iie ce j, at j e ne f a î s qu’exécuter5 ordres que f ai reçus. Il signifieêtre toujours, ou presque^Mours à foire une certaine chose :fait que jouer. li ne fait que dor-r '— V# faire que..., se dit encorejP^lquefois en parlant d'une actionplanée qui est immédiatementn l * le d'un résultat quelconque : JeAs que le toucher et il tomba. Il ne^f n trer et sortir. —- Ne faire queWA?‘** ier ? y iie ^ 8 s’éveiller, etc. ,. tr « arrivé, n’èlre éveillé que de-* >Uls très peu de temps. A.

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* Faire quelque chose pour quel- \qu’un, lui accorder ou lui faire obte-nir quelque chose. — Faire pourquelqtiim, le suppléer, tenir sa place ;ou, dans un autre sens , être soncommissionnaire, son agent, sacaution.—Fig. et fam. Faire ce qu’onveut d'une personne, se dit en parlantd’une personne faible , facile, qui seprête volontiers aux désirs, aux vuesd’une autre. A. —Avoir à faire,avoir à démêler, avoir besoin defaire, etc. — * Avoir fort à faire ,avoir beaucoup à travailler pour venirà bout de quelque chose.— N’avoirque faire de quelqu’un ou de quelquechose, n’en avoir aucun besoin; oudans un autre sens , n’en faire nulcas, désapprouver, trouver mauvais.

— EUipliq. et fam. Se laisser faire,ne point se défendre , ne point op-poser de résistance. — Fam. N'enrien faire, se garder de faire la chosedont il s’agit, ne pas la faire.— Fig.et fam. Faire son chemin , parvenir,obtenir de l’avancement, s’enrichir,etc.— En t. de Peinture, faii'e l’his-toire , le portrait, etc.; peindrel’histoire, le portrait, etc.— Fig. etfam. Faire rnaison nette, chassertous ses domestiques. —Faire quel-qu’un dupe, le tromper.—Prov.etfig. Faire d'une mouche un éléphant,exagérer extrêmement une petitechose .—Faire ses délices d’une chose,y trouver beaucoup de plaisir, decharme , etc. — Faire gloire, fairevanité de quelque chose , en tirer va-nité, s’en tenir honoré. — Prov. et

: fig. Faire la pluie et le beau temps,disposer de tout, régler tout par soncrédit, par son influence. — Fam.Faire des siennes , faire des folies,des fredaines, des tours, soit dejeunesse, soit de friponnerie. A. —Créer, former, produire.

Fam. Ne faire œuvre de ses dixdoigts, demeurer oisif. — C’est unhomme à tout faire , capable de fairetout le mal possible.— C’estun faire-le-faut, pour dire, c’est une chosequ’il faut absolument faire. — Je nepuis que faire à cela, je ne puis rienà cela. —Je n’y saurais que faire ,<• ne puis y apporter de remède.—Il a bien fait ses orges dans cette af-faire , il y a fait un grand profit. —Faites-en des choux . des raves , faites-en ce qu’il vous plaira. — Faire lehcc à quelqu’un , l’instruire de cequ’il doit dire et répondre , etc.

* SE FAIRE , V. pron. Etre prati-cable; être produit, formé, exécuté;arriver, venir à être ; Si cela peut sefaire, j’en serai rari. Ce traité s’estfait s ^trètement. Si la. paix se fait.

— Il signifie aussi, fam., devenir :Se faire riche aux dépens d’autrui.

— Il se dit encore absolument, pours'améliorer, se perfectionner, se bo-nifier avec le temps : Ce jeune kornmes’est fait depuis que je ne l’ai vu. Cevin, ce fromage se fera. A. — * Ilsignifie encore, s’habituer, s’accou-tumer : Se faire aux usages d'un pays •

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— Embrasser un état, une profes-sion : Se faire soldat. N.—* Se faire,s'emploie aussi impersonnellement,alors il se résout par les verbesêtre ; arriver : Il se fit un moment desilence. Il se fait bien des choses donton ne peut pas se rendre raison. Ondit de même : Il se fait tard , il safait nuit, le jour commence à man-quer, à baisser ; la nuit commence àvenir. A.— * Se faire, suivi d’un in-finitif, exprime les rapports morauxque l’on établit avec d’autres per-sonnes : Se faire aimer, craindre,estimer, etc. B.

FAIRE, s. m. * L’exécution : Ily a loin du vouloir au faire. A. —

* T. d’Àrts. Manière d’exécuter. N.

— En t. de Peinture , exécution mé-canique d’un tableau; manière plusou moins hardie , facile , gracieuse ,heurtée, etc., dont la main y dirigele pinceau : Un beau faire , un fairepeu agréable. Ce mot so rapporteproprement à la pratique de la pein-ture , et au mécauisme de la brosseet de la main. * Il se dit également,en t. de Grav., de Sculpture, delàmanière de graver, de sculpter, A.

FAISABLE , adj. (fe-za-blé) Qu’ilest possible ou permis défaire. Celaest faisable.

FAISAN, s. m. (fè-zan) Genred’oiseaux gallinacées, de la familledes alectrides, remarquables parleur queue étagée ou à pennes iné-gales en longueur, et par les caron-cules qui bordent leurs yeux. C’est àce genre qu'appartiennent le coq etla poule.— Dans une acception moinsétendue et plus usitée, espèce de coqsauvage qui se tient dans les bois.

( Du grec phasianos , en lat. phasia-nus , fait de phasis Phase, fleuve dela Colchide ; parce que le premierfaisan fut, dit-on, apporté en Europedes bords du Phase.) — * Poulefaisane ou poule faisande , la femelledu faisan. A.

F AISANCES, s. f. pi. {f'e-zan-ce)T. de Jurisprudence. Tout ce qu’unfermier s’oblige par son bail de faireou de fournir * sans diminution duprix du bail. A.

FAISANDEAU, s. m. ( fè-zan-do )Jeune faisan.

FAISANDER , v. n. (fê-zan-dë)Laisser faisander de la viande, lagarder jusqu’à ce qu’elle ait un cer-tain goût de venaisou , à peu prèssemblable à celui du faisan. — 5efaisander, v. pr. Acquérir du fumet.

FAISANDERIE , s. f. (fé-zqn-de-rî-e) Lieu où l’on élève des faisans .

FAISANDIER, s. m. { fè-san-dié)Celui qui nourrit ou élève des faisans*

FAISCEAU, s. m. [fè-sô , s. d.)Amas de certaines choses liées en-semble : Un faisceau de flèches. * Ent. d’Anatomie, faisceau de muscles ,de nerfs. — H se dit > P ar extension,en termes militaires , d’un assem-blage de fusils qui, en entrelaçantles baïonnettes, se soutiennent mu-

• tuellemeut et forment une espèce de