FIXE, adj. fk-ce) Qui ne se meutpoint, qui demeure toujours en mêmelieu, eu même place : * Etoiles fixes.Douleur fixe. — Idée fixe , idée do-minante, dont l'esprit est sans cesse°ccupé , obsédé. A.— Qui ne changepoint.—Certain, arrêté, déterminé :
Vendre à prix fixe. S*assembler àjour fixe .—Il se dit particulièrement,par opposition à ce qui n’est quel 'asucl : Revenu fixe, appointementsfixes. On dit quelquefois substant. etabsolument, dans ce sens, le fixe.(bu lat. fixas, part. p. de figere ficher,planter, etc.)
Substances fixes (Chimie), cellesQu’une chaleur considérable ne faitpoint monter au haut du vaisseau ets évaporer. Fixe , en ce sens , estopposé à volatil. — 4ir fixe . Voy.Ou mot dir. — Les fixes ; * en Chi-mie, les corps fixes ; A., et en As-tronomie , les étoiles fixes.—* Fixe ,t*n t. de Théorie , s’emploie commeMverbe , pour commander à unePoupe de rester immobile , apresQu'elle a exécuté certains mouve-ments. A.
FIXÉ, s. m. ( fik-cé) Genre dePeinture nommée aussi Peinture èlu-dOriquc. Voy. Eluàorique.
* FIXÉ , ÉE , part. pass. de^ixer, et adj. Voy. Fixer. — Etrefixé, signifie quelquefois , n'avoirPlus aucun doute , aucune incerti-tude sur quelque chose : Je suis bienfixé sur son compte. A.
FIXEMENT, adv. ( fik-ce-man )^ une manière fixe : Regarder fixe-h ient.
FIXER , V. a. (fik-cé) * Attacher,affermir, arrêter : Fixer au moyen^ une vis , d'un clou , d’une épingle ,vt Q. Fixer une barque au rivage. A.
En t. de Chimie , arrêter quelque\ 0r ps volatil ; coaguler. — Régler ,' ^terminer l’état ou la situation d'une‘“ose : * fixer la valeur des mou -h -tiùs. Fixer un délai. — U signifie,v,s si, faire résider, faire demeurer11 quelque lieu : Ceux que le com-,Q rce avait fixés dans cette colonie.
Il signifie encore, établir, enl'^rïant de résidence , de domicile ,y®» s U a fixé sa demeure à tel cn-
Fig. Rendre constant : C’est
u n . v . ,
‘ esprit inquiet qu on ne saurait
( i,CCr > A.—Quelques-uns disent jiverri&lqtt’un , pour le regarder lixe-^ C’est une faute que n’a point' V| U: C jq Delilit* dans sa traductionI Paradis perdu de Millon : Tous^ deux interdits se fixent triste-» — Fixer scs regards sur quel-
Uil » les y arrêter. — Fixer lesBords de quelq n’un , devenir Tuui-/ °hjet Je son attention.— fixer\h\^ erc,tre (Physique) , le rendre so-‘ '— <Se fixer , v. rétl. S’arrêter,borner. — Se déterminer.
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^ lïïl * e : I liü P r *été qu’ont certains‘>i P? de n’être point dissipés parp,| un du calorique.—En Astron. ,fopriété qu'ont les étoiles fixes
de n’avoir aucun mouvement pro-pre. — Ce mot a passé dans le lan-gage ordinaire, * et se dit fig., dece qui n’est point changeant, versa-tile, indécis : A. La fixité des idées,des principes , etc. C’est sous ce rap-port un néologisme peu agréable.
* FLABELLé , ÉE , adj. Profon-dément dentelé, flottant en filets,en panache : Pétale flabellé. B.
FLABELLIFORME , adj. (bota-nique) Nom qu’on donne aux fouil-les qui, portées sur un pétiole com-mun , sont parallèles et disposéescomme les brandies d’un éventailouvert : Les feuilles de plusieurspalmiers sont flahelliformef. ( Dulatin flabelltim éventail , et formaforme.)
FLACCIDITÉ, s. f. ( flnk-ci-di -té) * T. de Physique et de Médecine.Etat d’une chose qui est molle,fiasque , qui n’offre aucune résis-tance a la pression î La flaccidité deschairs. A. Etat des fibres relâchéesqui ont perdu leur ressort. (Du lat.flaccesscre devenir mou , fiasque ,languissant. Voy. flasque.
FLACliE, s. f. Pavé enfoncé oubrisé par l’effet d’une roue. — Cequi paraît de l’endroit où était l’é-corce du bois. C’est surtout dans lespièces équnrrics un moins dans lebois, qui empêche que l’équarrissagene soit parfait.
FLACHEUX, EUSE , adj. (fla-chcû, eù-ze) II se dit des pièces debois où il y a des flaches.
FLACON , s. in. Sorte de bou-teille qui se ferme avec un bouchon,et le plus souvent à vis. (Du latinbarbare flasca ou fiasco , fait de l’al-lemand flasche dont la significationest la même.)
* FLAGELLAIRE , s. ni. Plantede la famille des asperges. R.
FLAGELLANTS, s. m. pl. (fla-jel-lan) Fanatiques qui se flagel-laient en public. ( Du latin flagellan-tes. )
FLAGELLATION, s. f. (fla-jel-la-cion) Action de fouetter. Il ne sedit que de la flagellation de Jésus-Cbrist. (Du latin flagellatio.) — *Tableau représentant la flagellationde N. S. J. C. — Il se dit aussi del’action de se flageller : Le pape Clé-ment VI défendit les flagellationspubliques. A.
FLAGELLER, v. a. ( fla-gel-lé )Fouetter. Voy. ce mot. Il n’a d’usagequ’en parlant de Notre-Seigneur etdes Martyrs. (Du latin flagellare ,fait de flagellum , dimin. de flagrumfouet.) — * Fig., au sens moral : Il
a été vigoureusement flagellé , i| aété cruellement maltraité , en dis-cours ou par écrit. — Se flageller ,v. réll. Se fouetter par esprit de mor-tification Il se flagellait jusqu'ausang. À.
* FI.AGELMFORME , adj. Quia In forme d’un fouet.
* FLAGEOLER t v . ncut. Il sedit des jambes du cheval, lorsque
la faiblesse ou la fatigue les rendtremblantes : Les jambes lui flageo-lent. A.
FLAGEOLET, s. m. ( fla-jo-lè )Sorte d’instrument de Musique ivent. — Petite flûte à bec , dont leson est clair et aigu. (Du grec pîa-giaulos flûte traversière , formé deplagios oblique , et d'aulos flûte.) —* Prov. et fig. Etre monté sur des fla-geolets, avoir les jambes fort menues.Y.
FLAGEOLEL'R, s. m. Joueur deflageolet Trév.
FLAGORNER , v. n. {fla-gor-nè)Flatter avec bassesse cl fausseté.Famil. Voy. Caresser.
FLAGORNERIE , s. f. Flatteriebasse, accompagnée de faux rap-ports. Il est familier.
FLAGORNEUR , EUSE , adj. et
s. Qui flagorne. Il est familier. Voy.adulateur.
FLAGRANT , adj. m. (fla-gran)En flagrant délit , sur le fait. (Dulatin flagrans brûlant , enflamme,comme si l’on disait le délit étantencore chaud.)
FLAIRE , s. f. (flê-nc) Espèce decoutil.
FLAIR, s. m. ( flèr ) Se dit de l’o-dorat subtil et délicat d’un chien dechasse.
FLAIRER , v. a. (fle-rè) Sentirparl’odorat; approcher son nez d’unechose pour en sentir rôdeur. (Du lat.frugrare , employé également et pourexhaler une odeur, et pour en re-cevoir l’impression. Ménage.) —Fig.et fam. Pressentir , prévoir.
FLAIREUR , s. m. (flù-reur)Plaireur de cuisine; parasite. Il estfam.
* FLAMANT, s. m. T. d’Iïistoirenat. Oiseau de l’ordre des Echassiers,à taille élevée , qui habite les riva-ges des mers méridionales, et quiest ainsi nommé à cause de la bellecouleur rouge de son plumage. Onlui a donné aussi les noms de Phéni*coptere et de Rêcharu. A.
FLAMBANT, ANTE, adj. [flan-
ban) Qui jette de la flamme. _Sa
dit dans le Blason des pals aiguisé*et ondes qui imitent les flammes. Oadit aussi flamboyant.
FLAMBART , s. m. [flan-bar )Charbon à demi consumé , qui jetteencore de la flamme et de la fumée.— Sur mer, météores ou feux fol-lets qui s’attachent aux mâts. — En
t. de Pêche, petite chaloupe du Ha-vre à deux mâts sans vergue , pourla pèche du liboutvt et du chalut.
FLAMBE, s. f. [flan-h e ) Iris ouglaïeul. Sorte de plante. Voy. Iris .
FLAMBÉ, ÉE, part. p. et adj.Voy. Flamber .— Fig. Ruiné, perdu.Style fam. et plaisant.
FLAMBÉ, s. m. Espèce de coquil-lage de mer.*—* Papillon de jour. A.
FLAMBEAU, s. m.[fîan-hô\ s. d.)Espèce de torche de rire, dont onse sert de nuit dans les rues. (DoFlamber.) — On dil Kg., U flambeau