724 FL A
de la guerre , de la discorde .—Chan-delles de cire ou de suif qu’onallumela nuit dans les maisons. — Chan-delier où on les met.—Fig. (stylepoét. et élevé) Le flambeau du jour,de la nuit; le soleil, la lune. Lesflambeaux de la nuit , les étoiles. Leflambeau de la raison , du génie , e/c.,les lumières de la raison, du génie,etc. A. — Dans les Raffineries, chau-dière oti l’on fait Tépreuve du sucrepour le raffiner.—En Rot. Flambeaudu Pérou. Voy. Cierge épineux.
FLAMBER, v. n. {flan-bê) Jeterune grande flamme : * Ce bois neflambe point. A. — Flamber , v. a.Passer par le feu ou par dessus lefeu : Flambe)' une chemise. —Passerdes alouettes , un chapon, etc., surla flamme d’un feu clair, pour enôter les petits poils.—Faire dégout-ter du lard fondu, pour leur donnerdu goût et de la couleur.— Flamberun chapeau y le faire passer sur laflamme d'un feu clair , pour en ôterles longs poils. — Les cuirs, passerle cuir par dessus la flamme d’un feude paille , pour le disposer à recevoiric suif.
FLAMBERGE, s. f. Epcc. Il nese dit que dans celte phrase du styleplaisant : Mettre flamberge an vent.
FLAMBOYANT , A INTE , adj.( flan-boa-ian , an-te) Qui flamboie :Epée , comète flamboyante. — En t.de Peinture, contours flamboyants .contours coulanls , balancés et sou-ples qu'on peut comparer à l’efletde la flamme. —En t. de Blason, voy.Flambant.
FLAMBOYANTE , s. f. Fuséedont la cartouche est couverte dematière enflammée et contiguë aufeu de la queue. — Sorte de tulipe.
FLAMBOYER, v. n. (flan-boa-ië)Jeter un grand éclat ; briller. * Il sedit surtout de l’éclat des armes oudes pierreries : On voyait flamboyerles épées. A.
FLAMBUBE , S. f. ( flan-bu-re )Tache ou inégalité dans une étoffequi n'est pas teinte également.
FLAMET , s. m. ( fla-m'e ) Oiseaugros comme une oie sauvage.
* I LAMIEIlE , adj. Meule fia-miere , courante et concave. R.
FLAMïne , s. m. Chez les an-ciens Romains, Prêtres de Jupiter ,de Mars , de Uoniulus, etc., * ainsinommés d’un voile couleur de feuqu'ils avaient droit de porter commeune marque de leur dignité. A. (Unlatin flamen , qui a la même signifi-cation.) La femme du Flamme étaitappelée Flaminique, en ialiu Flami-trica.
FLAMMANT, S. m. ( fla-man)Voy. Flamant,
FLAMME, s. f. (fla-me) Fluidesubtil et lumineux qui se dégage dansl'acte de la combustion de certainscorps. (Du latin flavnna , qui signifiela même chose.) — Fig. ut poéliq- .la passion de l’amour.— En terme deMarine, bauderolle longue et étroite
FLA
* qui se termine en pointe, et qu’onattache aux mâts ou aux vergues desnavires. A. — En Chirurgie , instru-ment d’acier pour saigner principa-lement les chevaux.
Flammes , pl. Tourments de l’en-fer ou du purgatoire. — * Flammesdu Rengale , sorte d'artifice qui brûlesans bruit, et qui donne une lumièretrès vive. A. — En t. de Foulon ,défaut du drap qui n’a pas égalementtrempé dans l’eau lors du dégrais-sage. On dit dans le même sens,Ondes .
FLAMMÈCHE, s. f. ( fla-mè-che )Etincelle de chandelle. — 4 Petiteparcelle d’une matière combustiblequi s’élève en l’air tout eullammée.A.
FLÀMMÈQUE, s. f. (fla-mc-ke)Filet du pays de Caux, pour prendredes harengs.
* FLAMMEROLE , s. f. Feu fol-let ; dragon volant, espèce de mé-téore. B.
FLAMMETTE , s. f. (/7a-mè-fff)Instrument de Chirurgie pour fairedes mouchetures sur la partie oùl’on a appliqué les ventouses.
FLAMMÉUM, s. m. ( flan-mè -orne) T. d’antiquité emprunté du la-tin. Chez les anciens Romains , voilede couleur de flamme que portaientles nouvelles mariées.
FLAMMULE ou CLÉMATITEDROITE , s. f. Plante des environsde Montpellier , à fleur rosacée, dontles feuilles récentes sont d’une saveurûcre et corrosive.
FLAN , s. m. Sorte de petite tartecomposée de farine , de lait, d’oeufset de beurre. — Métail taillé en rondpour en faire de la monnaie, des mé-dailles , des jetons. (Dans cette der-nière acception , c’est une corrup-tion de flaon y dérivé du latin flarcfondre les métaux.)
FLANC , s. m. ( le c ne se pro-nonce que dans le discours soutenu,lorsque le mot suivant commence parune voyelle.) Partie de l'animal quiest depuis le défaut des côtes jus-qu’aux hanches. — * Le ventre oula partie du ventre qui est compriseentre les deux flancs. A. — En par-lant des femmes, relativement auxenfants qu’elles ont portés dans leursein , on dit aussi les flancs , maisseulement dans le style noble. —Par similitude, le côté de diverseschoses : Le flanc d'un bastion ; leflanc d’un vaisseau ; le flanc d’unbataillon. (Du grec lagon , qui signi-fie la même chose, et auquel on aajouté ledigamma éolique F, flayôti.)— Prov. Se battre les flancs , fairedes efforts. — Prêter le flanc , don-ner prise sur soi.
elanciiet , s. m. ( flan-chè)Partie de la morue au-dessous desailes. <— partie de la surlonge d’unbœuf.
FLANCins , s. m. T. de Blas.Petit sautoir alésé.
FL ANC ON N A 1>E, s. f. T. d’Escri-
FLA
Botte de quarte forcée qu’on porte»dans le flanc de son ennemi.
FLANDRIN, s. m. ( flan-drein )T. famil. et de mépris: C*est tingrand flandrin , un homme clancc ,grand et fluet, de mauvaise conte-nance , etc. (De l’oiseau app ci *‘Flammant, à cause de la couleur d-’ses ailes , qui d’ailleurs a les jambe*grêles et longues, et dont le n p ,ns’appliquant dans «ne autre signifiacation aux hommes nés en Flandre ,est sous ce dernier rapport, syno-nyme de Flandrin , qui a été ditdans la même signification* Lechat.)
FLANELLE, s. f. (fla-îiè-1*)Etoffe légère de laine, fabriquée»deux marches. (Suivant Le Duchat*du latin lana laine , dont on a h* 1 *lanella , et par ['addition d’une F 3Ucommencement, flanelle,)
* FLÂNER , v. n. Se promeneren musant, perdre son temps dao 9les rues. Popul. R.
* FLÂNEUR , FLÂNEUSE , *'Celui , celle qui flâne,
FLANQUANT , ANTE , adj. (/&*»'kan) T. de Fortification : Un attglun bastion flanquant , d’où Ton peu 1voir |e pied de quelque autre partitdes fortifications cl en défendre lu»
approches.
* FLANQUEMENT , s. m. TeP«*d’Àrchil. militaire. Action de fia* 1 'quer , ou le résultat de cette aclioû*A.
FLANQUÉ, ÉE , part. p. et adj-Voy. Flanquer. — En t. de Blason*il se dit des paux , arbres, ctc.,q ülont d’autres figures à leur flanc o ucôté. j.
FLANQUER, v. a. (flan-hi)/se dit dans l'Architecture milita 11 *?de la partie d une fortification fi 1 * 1en voit une autre et qui lui sertdéfense : Des bastions flanquantcourtine. — * Il signifie aussi, con-struire , élever la partie d’une fort*'ficalion qui doit en flanquer une a 3 'tre ; On a flanqué cette muraille <*deux tours. — Il se dit égalemeid'i Architecture, des ouvrages ou d*;ornements qui sont aux extréuut 0d’une façade : A. Corps de logis fl a,ïqué (garni) de deux pavillons , de <* e,t ,galeries. — On dit aussi bataM 0 ^flanqués (défendus sur les flancs) Pj‘ (des ailes de cavalerie. — 4 11 se (l ^encore fain., d’objets placés en H» 11 ^à côté de quelque chose : Q* l( * l .plats flanquaient cet énorme pâté’— Il signifie quelquefois popul.,ccr , jeter brusquement, donne*^appliquer : Flanquer un soufflet t *coup de pied. — Se flanquer, v.
Se mettre : H s’est venu fl {ll H ueT ,^milieu de nous. — * Tomber il* “flanqué dans la boue. A. Il est p 0 !*laire. % , e
FLAQUE , s. f. {fla-ke)de petite mare où il y a pres'| a,> j.jours de l’eau. C/est un motdans la liasse latinité, on a dit/ fl(Ménage.)