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5 Fouiller la terre , des mines ,e/c. — Fouiller quelqu'un, chercherSoigneusement dans ses poches , dansSes habits. -— * En t. de Guerre,fouiller un bois , le faire visiter par^es troupes. A. (Suivant PPachter ,de l'allemand wïthlen tourner, ren-v erser , sonder , rechercher. )Fouiller f v. n. Fouiller dans unc hamp , etc. fouiller dans sa poche,dans les livres , dans les archives ,c/c. •*— Fig. , sonder ; pénétrer :
Fouiller dans les cœurs, fouillerdans les secrets de la nature. — Fig.Encore, consulter, examiner, re-chercher curieusement : Fouiller dansl histoire ; fouiller dans le passé, dansl'avenir . A. — En Sculpture , pra-tiquer des enfoncements propres àproduire les ombres convenables. —En Peinture , donner de la force auxlouches et aux ombres qui représen-tent les enfoncements.
FOUILLURE , s. f. [fou-glin-re ,mouillez les U) Eu t. de Chasse ,travail du sanglier dans les bou-tia.
FOUINE , s- f. {foui-ne") Espècede grosse belette. * Petit quadru-pède du genre des martres qui fait laguerre aux poulets , aux pigeons ,aux petits oiseaux, etc. : La fientede la fouine sent le musc. A. ( De fus-cina , fait ch* fusais brun , à causede la couleur de sa peau. Ménage d’a-près Sanmaise. ) — En t. de Pèche ,tusirumeut de fer à trois branches ,pour prendre des anguilles dans lavase. — * Il se dit aussi d’un instru-ment de fer à deux ou trois four-chons , fixé au bout d'une perche ,et qui sert à élever les gerbes sur letas. A.
FOUIR , v. a. ( fouir ) Creuser laterre : Fouir un puits. — On dit aussi^eutralement , il faut fouir biena vant. ( Du latin fodere , qui a lamême signification. )
'FOUISSEMENT, s. m. Actionfouir. B. N.
fouisseurs , s. m. plur. (En-t°mol.) Famille d'insectes hyménop-tères , qui creusent ordinairementdes trous dans le sable , pour y dé-poser leurs œufs. On les nomme aussiOi'yctcrcs.
Foulage, s. m. Action de fou-0r , de presser , *ou le résultat decette action : Le foulage des cuirs ;
chapeaux se feutrent par le fou-la 9c. A.
Voulant , ante , adj. (fou-¥ Q/i ) Qui foule : Pompe foulante,Pompe qui élève l'eau en la pres-sant. A.
Foulard, s. m. Etoffe de soie ,S l, i nous vient des Indes , et qu’on* ‘mitée en France. —* Il se dita ossi d’un mouchoir , d’une cravate,> de foulard : Se couvrir la tête** 1111 foulard. A.
Foule , s. f. Presse ; multitudepersonnes qui s’enlrepoussent etfoulent , eu quelque sorte, auxPmda les uns les autres. — * Par ex-
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tension, et en parlant tant des chosesque des personnes , grand nombre ,grande quantité , multiplicité : Unefoule do solliciteurs \ une foule de pé-titions ; une foule d'écrits. A. On ditfig. : Une foule d'affaires , de rai-sons f de pensées. — Ml signifie aussifig. , le vulgaire , le commun deshommes : Se faire remarquer dansla foule ; être confondu dans la foule.
— En t. d’Arts et métiers , prépara-tion de certaines étoffes , * l’actionde fouler des draps , des chapeaux ,etc. —Chez les chapeliers , l’atelieroù l’on foule. A. — Il signifie encorefig. oppression ; vexation : Cela vaà la foule du peuple. En ce sens ilest peu usité. — Espèce de pèche ,qui consiste à marcher pieds nudssur le fond des rivières ou de la merquand elle est retirée , et à perceravec un angon les poissons, lorsqu’onsent qu’on en a foulé quelqu’un enpassant dessus. — On dit en t. decarrousel , faire la foule , lorsqueplusieurs cavaliers font manier à lafois leurs chevaux sur différentes fi-gures. C’est une espèce de ballet dechevaux , qui se fait au son des ins-truments.
A la foule, en foule, loc. adv.(lesecond est plus usité.) En grandnombre , à la fois.
* FOULÉE , s. f. T. de Manège.Temps pendant lequel, dans la mar-che , le pied du cheval pose sur lesol ; ce qu’on nomme autrement ,appui. A. —Foulées , au plur. T. deChasse. Légères impressions du piedde la bête- Celles du cerf s’appellentvoie ou foulures ; on dit piste , pourle loup et le renard , et trace , pourla bêle noire. —Au sing. ( Arcliit. )la foulée est un giron de marche , lapartie qu’on foule aux pieds. — LesChamoiseurs appellent foulée unecertaine quantité de peaux de chèvreet de mouton , passées en huile , etmises en pelotes , pour être portéesdans la pile du moulin. La foulée estde soixante pelotes , et la pelote dequatre peaux.
FOULER , v. a. ( fou-lé ) Presserquelque chose qui cède : Fouler Vher-be , la vendange. * On l’emploie sou-vent dans les arts et métiers : Foulerle cuir ; fouler des chapeaux • — EnPoésie et dans le style élevé, mar-cher sur : Je foulais avec respect cesol antique et sacré. A. ( Du lat. bar-bare fullare , fait de fullo foulon. )
— Accommoder les bas , etc. sur lafonhire Fig. , opprimer par desexactions ; surcharger : Fouler lespeuples. — Blesser ; oflenser ; cau-ser une entorse. A. Cette chute luia foulé le pied • Ce cheval a les jam-bes foulées, usées parmi long ou vio-lent travail.—En t. de Vénerie,faire parcourir un terrain par te li-mier ou par la meute ; Fouler uneenceinte * y eutrer à cheval avec leschiens , pour lancer ou pour relan-cer un. cerf. Les chiens foulent lecerf, le mordent après l’avoir porté
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par terre. — Fig. Fouler aux pieds 9traiter avec mépris.
Fouler, v. n. (Imprimerie.) Foulerbien , se dit d’un caractère qui, missous presse , donne sur le revers dela feuille, un relief fortement et éga-lement marqué. * L’Acad. dit seule-ment : Fouler, en Imprimerie, se ditneutralement, de l’action delà pressesur les feuilles qui reçoivent l’impres-sion : Cette presse foule bien ; ellefoule également, régulièrement.
FOULERIE , s. f. Atelier où l'onfoule les chapeaux , les draps , etc.
FOULEUU , s. m. Celui qui fouleles grappes de raisin, les chapeaux,etc.
FOULOIR, s. m. (fou-loar) Ins-trument avec lequel on foule lesétoffes. Les Chapeliers appellent leurfouloir roulet. — En t. d'Arlillerie ,instrument pour nettoyer et bourrerun canon. B.
FOULOIRE, s. f. (foudoa-re)Table sur laquelle les Chapeliersfoulent leurs chapeaux.—Instrumentpour fouler les bas , etc.
FOULON , s. m. Artisan qui fouleles draps. (Du latin fullo , qui signifiela même chose.) Quelques-uns (lisentdans le même sens, foulonnier. —Terre à foulon , sorte de terre qui serta dégraisser les draps. — Moulin afoulon , moulin qui sert à les fouler .
* FOULONNIER , s. m. Ouvrierqui apprête les draps. — Celui quiconduit le moulin â foulon. B.
FOULQUE, s. f. ( Ornitholog. )Genre d’oiseaux plongeurs ou demi-palmés, de la famille des Pressiros-ires , qui ont la base du bec dénuéede plumes ; * espèce de poule d’eau.A.
FOULURE, s. f. Contusion, bles-sure d’un membre foulé. * Actionde fouler les draps, les cuirs , etc.A. Façon que les cuirs reçoiventquand on les foule. — Foulures, pl.Marques du pied d’un cerf.
FOUPIR , v. a. Oter le lustred’une étoffe à force de la manier.
* FOUQUET, s. m. Nom de deuxoiseaux marins , palmipèdes, noc-turnes , de l’ile de France. B.
FOUR , s. m. Lieu voûté eu rond,avec une seule ouverture par de-vant , où l’on fait cuire le pain , lapâtisserie, etc. (Du latin fortins, dontla signification est la même.)—Lieuoù est le four à cuire du pain : Allerau four. — Lieu voûté et ouvert paren-haut, où l’on fait cuire la chaux,la brique , la tuile, etc. — Endroitoù l’on cachait autrefois ceux quel'on enrôlait par force. — En t* deMarine, la partie des soutes à pou-dre, en arrière des coffres. — *Four de campagne , espèce de fourportatif, fait ordinairement de cui-vre rouge. — Pièce de four, gâteauou autre pièce de pâtisserie qui secuit au four. A.—Prov. Ce n'estpaspour vous que le four chauffe. Voyezchauffer. — Les Comédiens ont faitfour , ont renuoyé les gens, parcs
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