J
r
754 FRI
Manger goulûment. Il est bas. — Fig.et fam. Consumer , dissiper en dé-bauches : Il a fripé tout son bien enpeu de temps, — * Se friper , v. pron.Se chiffonner, se gâter, s'user : Cetteétoffe se fripe en moins de rien. A.
FIUPEKIE , 8. f. Trafic de vieuxhabits , de vieux meubles. — Lieuxoù logent ceux qui font ce commerce. — Métier de rapetasser et de rac-commoder.— Habits , meubles, cu-riosités, qui sont de peu de prix ouusés. — DanslesPlantalionsà sucre ,espèce de hangar sous lequel on dé-pose les cannes avant de les porterau moulin. — Prov. et fig. Se jeter ,tomber, se mettre sur la friperie dequelqu'un ; se jeter sur lui, l'outra-ger ou se moquer de lui, en dire dumal.
FUIPE-SAUCE , s. m. Goinfre ,goulu. Terme bas et burlesque. * Onle dit aussi d’un mauvais cuisinier.A.
FRIPIER , 1ÈRE , S. (fri-pié,ih-re) Celui ou celle qui vend etaclmlte desvieux babils* et de vi**uxmeubles. —Fig, cl fam. Fripierd'è-crifs , plagiaire, compilateur mal-adroit et sans goût. A. — * Fripière ,s. f. T. d’Ilistoire naturelle. Coquil-lage du genre limaçon. I>.
Fuiront , onne , s. Escroc quidérobe secrètement ; fourbe qui lâ-che de tromper ceux qui ont affaireà lui. (De fripier , parce que c’est àdes fripiers que ces escrocs vendentles hardes qu’ils dérobent. I.e Du-chat . ) — Fam. Petit fripon, jeuneécolier qui manque à son devoir parlibertinage. — Eu badinant : C'estvn fripon; il a plusieurs galanteriesà la fois. C'est une friponne , unecoquette.
FRIPON, ONNE, adj. Vn airfripon , un œil fripon , une minefriponne ; un air coquet , un criléveillé.
FRIFONNEAU . s. m. (fri-po-nô , s. d. ) Diminutif de fripon. Il estfamilier.
friponner , v. a. (fri-po-né )Escroquer ; attraper quelque chosepar fourberie , par adresse : H a fri-ponnè cette montre , cette propriété.— Il signifie absolument, faire destours , des actions de fripon : C'estun homme qm ne fait que friponner ,qui passe sa vie a friponner. A. —-On dit aussi ueulralement, Friponnerau jeu , etc .
FRIPONNERIE , S. f. Action defripon. Faire une friponnerie.
FRiQt'ET , s. m. (fri-kè) Moi-neau de la plus petite espèce. — Us-tensile pour tirer la friture de lapoêle.
FRIRE , v. a. Faire cuire dans lafriitrie : * Friro des soles , frire desœufs. Ce verbe est aussi neutre .* Vnocarpe qui frit. I.e beurre frit dans lapoêle. A. Outre l’infinitif, il n’a queles temps suivants : Frit , frite, defris , tu fris , il frit, sans plur. Jefrirai , je frirais, etc. Fris et les
FRI
temps composés du pariidpefaifrit,etc. Pour suppléer aux autres tempson se sert de ceux du verbe Faire,joints à l’infinitif de Frire : Je faisaisfrire , etc. ( Du latin frigere , frigo ,fait avec la même signification dugrec phrugein rôtir , frire. ) — Prov.Il ri y a rien ù frire dans cette maison,il n’y a rien è manger.
FRISAGE , s. m. ( fri-saja ) Es-pèce de treillage construit avec deslattes , etc.
FRISE , s. f. ( frise ) Sorte detoile. — Espèce d’étoffe de laine fri-sée. — Machine qui sert h la friser.
— Toile forle de la province de Fri-se. — En Architecture , partie del’entablement qui est entre l’archi-trave et la corniche. Traverse duhaut de la caisse d’une voiture, au-dessus de la portière.— Eu t. de Me-nuisier, 1° toute partie étroite etlongue , dont la longueur se trouveparallèle à l’horizon , et qui divised’autres grandes parties. — 2° Piècesde bois de trois ou quatre pouces delargeur , qu’on pose avec les feuillesde parquet , auxquelles elles serventcomme »le cadre. — En t. de Guerre ,cheval de frise , grosse pièce de boisgarnie de pieux ferrés, * pour défen-dre une brèche , ou pour couvrir nubataillon contre la cavalerie. A.
FRISÉ, ÉE , p. et adj. Voy. Fri-ser. — En t. de Rotait. Voy Crépu
FRISER , v. a. ( fri-zé ) Crêper ,anneler , boucler , en parlant descheveux. (Contraction de feriser ,dérivé de fer; parce que c’est avecle fer à friser qu’on donne cette formeaux cheveux, etc. Huet , qui ajoutequ’on se servait autrefois du mêmemot friser [>onv marquer avec le fer.)—On dit aussi friser de la ratine, dudrap ; former 5 leur superficie de pe-tits grains ou boulons , pour la réu-nion des poils de l’étoffe sous la frise.
— Replier sur elles-mêmes les fran-ges des plumes , pour leur faire pren-dre la forme des boucles de cheveux.
— Fig. Raser , efileurer, ne faireque toucher superficiellement : Levent frise Veau ; la balte lui a friséle visage , et non pas a frisé son vi-sage .— *Famil. Friser la quaran-taine , la cinquantaine, etc. , êtrefort près d’atteindre l’âge de 40 ans,de 50 ans , etc. Friser l'impertinent ,le fat , etc. , faire «les actions, tenirdes discours qui sentent l’impertinen-ce , la fatuité , etc. A. — Prov. Fri-ser la corde , manquer d’être pendu.
— Friser le galimaihias , en appro-cher de fort près. — Bassement etpopulairemeul , je m'en frise , jem’en moque.
friser , v. n. * Se dit des che-veux, des poils qui se crêpent, quise mettent en boucles. A. Ses che-veux frisent naturellement. — Eu t.d’imprimerie , se dit des caractèresqui paraissent doublement impriméssur la feuille , par le défaut de cer-taines presses : Celte presse friseconsidérablement. Dans ce sens les
FRI
mots friser , papilloter et doublersont synonymes.
FRISETTES , s. f. pl. (/W-sê-te) Petites étoffes de Hollande, «pi'onappelle aussi Cotonnâes.
F1USOIH , s. m. (fri-zo-ar^ P* 11 ’'lie de la frise h friser les étoffes. —“Oiselet pour achever les figures frnp'pées avec les poinçons. — * Pince ^Iriser les cheveux. R.
FRISON , s. m. ( fri-znn ) * Bou-des de cheveux. B.— Mauvais co-con de ver à soie.— Trait bouclé daplati au cylindre, dont on orm !quelquefois les broderie*. — Drapcommun et étroit , fabriqué en Pot-ion. — Jupe fort courte. — En t.Marine , pot où l’on met la boisson*
FIUSOTTEIl , v. il. ( fri-zo-tè )Friser souvent ou friser menu : ^prend bien du temps ù se frisotter,
I filsyiE , adj. m. elf. (f/is-hi 0Joli, mignon , délibéré. On l’emploiedans le comique et le burlesque.
FRISQUETTE , a. f. {frù-kè-te)T. d’imprimeur. Espèce de châssisque l’on place sur ta feuille qui doitpasser sous presse, afin d'empêcherque la marge ainsi que les autre!»blancs ne maculenl.
FRISSON ,s. m. ( frison ) Trem-blement causé par le froid qui pro-cède la fièvre. ( Du grec p/*r»A« hor-reur , tremblement, dérivé duphrix*le bruit, le frémissement de la mer. )— Fig. * Saisissement causé parpeur ou par quelqu’autnt émotionviolente. — Il se dit quelquefois d 1parlant d’émotions légères et mèntfagréables : Sentir un doux frisson»A.
FRISSONNEMENT, s. m. ( fri"so-ne-man) Sorte de léger frisson.
FRISSONNER , v. n. (fri-so-né)Avoir le frisson. ( Du grec phrissef*se hérisser, avoir peur.) — Fig*Etre fortement ému par quelquesiou. —Un critique a reproché ctîvers au grand Poète, traducteur de 5C.êorgiqucs : Déjà les doux zephyf*font frissonner les eaux. Le mot/ri*'sonner laisse toujours , dit-il, i , n tidée Ac froid incompatible avec ce"des doux zéphirs.
FRIST-FRAST , S. m. ( F* u |conn. ) Aile do pigeon «lont on se sd"pour frotter certains oiseaux de pro ie *dans le temps qu’on les dresse.
FRISURE, s. f. {fri-zu-re)?*'çon de friser. — L’état de ce qui^frisé. — * Sorte de petits grains q u ‘l’on ferme sur les étoffes de lainefrisant le poil. A. —Fil d’or fr' 1 ^qu’onc ’ î la broderie j e jf*
FRITIULAIRE, s. f. (/W-f#'***rc ] Plante Üliaeée donL la Heur resemble à la tulipe. Voy. Couronimpériale.
FRITTE, s. f. ( fri-te ) Cald^lion générale et complète qu'onsubir à la composition du vC,r ^jéaprès qu’on a bien mêlé ensell în t itoutes les matières qui y entrent* tlatin frigere frire.) — Mélange deble et de sel dont on fait lo verre*
h)-