FRO
FRlTTÊR,v. a. (fri-tê) Fairesubir à la composition du verre l'o-pération de la fritte.
FRITURE , s. f. Action et maniè-re de frire. — Beurre ou Imite qui aservi à frire et qu’on a gardé pour lemême usage. — Poisson frit.
FRIVOLE , adj. Vain, léger; quiu’a point de solidité. Il se dit des per-sonnes et des choses. ( Du latin fri-*'olus , fait dans le même sens , defnare , réduire en poudre , émier. )
* Il s’emploie quelquefois subs-lantiv. au masculin , en parlant deschoses : Le goût du frivole. A. —
* Frivole , futile. L’homme frivoleoccupe sérieusement de petites eho-
S ‘‘s ; l’homme futile parle et agit in-considérément. La chose frivole“ianque de solidité; la chose futilede consistance.
FRIVOLITÉ, s. f. Caractère de'•'<* qui est frivole. — *Au pluriel ,
' hoses frivoles : No s’occuper que de/ U'olitès. A.
FROC , s. rn. ( froke ) La partieriuihit monacal qui couvre la têtec *t tombe sur l’esloinac et sur lesépaules. (Du latin flocons flocon de■ ine , etc. parce qu’au bout du froc<l !ait attachée une petite touffe onj ouppe , comme il y en a aux capes" urnaises. De jloccus on a fait dansa basse latinité froccus , d’ou estV(> nu froc. ) — Par extension , toutPiiahil monacal. — Etoffe grossièrede laine, qui se fabrique à Bulbec' t dans le pays de Caux. — * Pren-dre U froc , se faire moine. A. —Quitter le froc , sortir d’un monas-l ‘Te avant d’être profès. — Prov. Je-t( 'r le froc aux orties \ aposlasicr ,‘butter l’habit et le monastère aprè^ilv oir fait profession.— Par exten-s, on , renoncer à quelque profession'Pièce soit; abandonner une affaire
* l, nnnencée , etc.
* FROC A RI), s. in. T - de mépris quiS( * dit d’un moine. Il est familier. A.
Froid , s. in. (froa ) Qualité op-l^sée au chaud;* privation, absence1 “ chaleur, sensation quecause cette1 '''vation : Trembler de froid. Poétiq..|* froid des ans, le froid de la vieil-"tse- A. Il n’y a point de froid ab-d" dans la nature : ie froid ne cou-,!, te que dans une privation plus on’ l0,| is grande du calorique , tandisla chaleur a pour cause la pré-..'‘“ce du même iluide. Un corps est*°\d par rapport à un autre , lors-a pour le caloriqne plus d’al-
* Action , que celui auquel on le coin-l’^re. f On latin frigus , fait dans laf r . ïle signification , du grec rhigosI “ni rigoureux. De frigus , la basse
l ’dté a , par corruption , fait fri-
* qui s’est cliangé ensuite en notre
]j? 1 froid. ) — * II se dit particu-^ du froid de l’air , de l’état
,1 Q f température quand elle est iroi-a ’ el alors ou le met quelquefois^ Pluriel : Les premiers froids sont
,phis sensibles. A. — Fig. Airp ' e ux et composé , * et qui ne mar-
FRO
ue nulle émotion ; Cet homme est
'un froid qui glace tout le monde.
— Fig. encore, manque de chaleur ,de mouvement, d’intérêt dans les ou-vrages d’esprit :Tl y a un peu de lan-gueur et de froid dans le quatrièmeacte de ce drame. A.— Prov. Souf-fler le chaud et le froid , louer etblâmer une même chose ; parler pouret contre.
FROID, FROIDE, adj. ( froa ,froa-de) * Qui est privé de chaleur ,qui communique ou qui ressent lefroid : Pays froid , vent froid , mainsfroides. — Il se dit quelquefois pourrefroidi : Un potage froid , un dinerfroid. — Se dit particulièrement dece qui sert à corriger l’excès de lachaleur animale , ou de ce qui la dé-truit : Les quatre semences froides ;il y a des poisons froids. A. — Fig.Sérieux ; posé; , réservé , qui n’estéinu de rien. — En parlant d’ouvra-gesd’espril, qui n’a point d’agrément,qui ne pique ni ne louche : Celte ha-rangue est froide.
Cet habit est froid , ne garantitpas assez du froid. — Cet hommeest , agit , écoute de sang froid ; Ilest maître de lui-même , agit, écou-te sans passion , sans émotion. —Faire ou battre froid à quelqu’un ,le recevoir avec une mine moinsgaie , moins ouverte que de coutume.
— Il y a du froid entrenx , leur ami-tié est refroidie. — Un froid ami ,qui ne se porte pas avec chaleur àsecourir son ami. — Un froid Ora-teur , qui ne touche point et qui n"paraît pas lui-même touché.— EnPeinture, Dessin froid , dont leslignes ne sont pas variées. Couleurfroide , faible et peu appelante. Tou-che froide , timide et peu prononcée.Composition froide , qui manqued'aine , d’expression. * Se dit aussien Sculpture, etc. X. Expression froi-de , dont les figures ne semblent ani-mées par aucune affection intérieureou n’offrent qu’un sentiment modéré,quand le sujet exige une passionviolente. — * Fig. Cet une tête froide ,C’est un homme sage et calme qui nes’échauffe pas facilement ni sans mo-tif. On dit dans le même sens , unesprit froid. A.
A Froid , loc. adv. Sans mettre aufeu : Infuser une drogue, tremver àfroid ; fer battu à froid .—* Fig. Sanspassion , de sangfroid; avec calme:Faire de Venthousiasme , de la colèreà froid. X.
FROIDEMENT, adv. ( froa-de -mari) Dans un état où l’on sent 1 e froid.—Il est plus en usage au figuré , etsignifie, d’une manière froide, sé-rieuse et réservée: * Il via répondufroidement. — U signifie aussi, sanspassion, sans émotion, avec insen-sibilité: Tl écouta froidement leurs in-jures. A.
FROIDEUR , s. f. ( froa-âevr )Qualité de ce qui est froid. — Fig.Froid accueil , indifférence, etc.* Dans ce sens d s’emploie aussi au
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pluriel « Les froideurs â*nne mai -tresse . — Fam. Il y a de la froideurentre eux; ils ne vivent plus ensem-ble avec la même amitié qu’aupa-ravant. A.
FROIDIR, v. n. ( froa-dir ) De-venir froid. On dit aussi se froidir.* Ce mot a vieilli; on dit, Refroidir ,se refroidir. X.
FROIDURE, S. f. ( froa-du-re )Le froid répandu dans l’air.—Poétiq.,I hiver À.
FROIDUREUX, EUSE,adj. ( froa -du-reû , eu-ze ) Sujet à avoir froid.U est vieux et familier. * On dit pluscommunément Frileux. A.
FROISSEMENT, s. m. ( froa-cc-man) L’action de froisser, * ou l’effetde cette action. A.
FROISSER , v. a. (froa-cé) Meur-trir par une impression violente: .Sachute lut a froissé toute la cuisse. (Dulat. barbare frecsare , fait de fressus ,partie, passif de frendere briser,froisser. Casencnve .)—‘Frotter forte-ment: Frotter des cailloux l’un contreVautre. X .— Chiffonner : Froisser dusatina force de le manier. —* Aufig.,blesser, heurter, choquer, en parlantd’intérêts , d’opinions , etc. Ces me-sures froissent beaucoup d’intérêtsdifférents. A.
FROISSURE , s. f. {froa-su-re)Impression qui demeure à la partiefroissée.
FRÔLEMENT, s. m. ( fro-le-man)Action de frôler .—Effet d’une chosequi frôle .
FRÔLER , v. a. (frô-lé) Toucherlégèrement en passant. ( Du latinbarbare fnctulare , dimin. d efrietarepour fricare frotter. Ménage.)
FROMAGE , s. m. Composé delait pris et caillé qu’on sèche , qu’onsale et qu’on mange. On disait an-ciennement formage. ( Du grec phor -mos forme , espèce de tissu de joncou d’osier où l’on met le fromagepour le faire égoutter.) — * Fromageà la crème , fromage fraîchement fuitqu’on délaye avec de la crème de lait,et auquel on mêle ordinairement dusucre pulvérisé. — Fromage à laglace , mets composé de crème et desucre , etc., et dont le mélange estfortement frappé de glace.— Fromagede cochon , chair de porc hachée,accommodée d’une certaine manière,et à laquelle on donne la forme d’unfromage. A. — Prov. et fig. Entre lapoire et le fromage , dans la gaîté oùl’on est d’ordinaire à la lin d’un bonrepas. — Cette fille a laissé aller h?chat au fromage , s’est laissé abuser»
FROMAGER, ÈRE, s. (fro-mœ*jè , è-re ) Celui, celle qui fait ou qittvend des fromages.
FROMAGER, s. m. Vase percéde plusieurs trous où l’on met égout-ter le fromage. — En t. de Botan.Grand et gros arbre des Antilles , re-marquable par un rendement consi-dérable de son tronc dans le milieu(b* sa hauteur, et qui croît avec unepromptitude étonnante. Il est de