Band 
Tome premier.
Seite
756
JPEG-Download
 

756

FRO

l’ordre des Mauves. Son écorce eslarmée d’aiguillons ligneux, droits elfaciles à détacher. Son fruit contientplusieurs semences de la grosseurd’un pois, revêtues d’un du vetgris deperle , extrêmement fin. On le nom-me aussi Bois épineux blanc des 4n-tilles, Cotonnier-MapoUy Gossampin.

FROMAGERIE , s. f. Lieu où l’ondessèche ou dans lequel on fait oul’on vend des fromages .

FROMAGEUX , EUSE , adj. ( fro -ma-jeûy eu-ze) Qui tient du froma-ge. Trév.

FROMENT, s. m. [fro-man)^omgénérique qu’on donne par excellence.au blé qui nous fournit le pain. * Ilse dit tant de la plante que du grain.A. C’est une plante graminée , an-nuelle , à fleur apétale , à étamines ,cultivée presque partout en Europe .sans qu’on sache d’où elle tire sonorigine. Les Botanistes en comptentquatorze espèces, dont quelques-unesannuelles, et d’autres vivaces. ( I)ulatin frumentum .)—* Froment locar ,sorte de froment à grain menu, rou-geâtre, adhérent aux halles. Voy.F.pcantre.

FROMENÏ'ÀCÉE , adj. f. ( fro-man-ta-cê-e ) En t. de Botanique ,Plante fromcntacèe , qui a rapport aufroment par sa fructification , et parla disposition de ses feuilles el deses épis: * Les orges, les chiendentssont des plantes fromentacées. A.

FROMENTAÏ,, s. m. {fro-men-tal) Voy. Ray-grass.

*FROMENTÉE, s. f. Potage defarine de froment bouillie avec du laitel du sucre. B.

FRONCEMENT , s. m. ( fron-ce -«an) L’action de froncer les sour-cils.

FRONCER, v. a. {froncé) Rider:Froncer le sourcil. Il ne se dit guèreque dans celte phrase. (Du latin frons,frontis front, à cause des rides quise forment au front, lorsqu’on froncele sourcil.)—Plisser à petits plis uneétoffe, une toile, un ruban, etc., enpassant un fil pour les maintenir.—* Se froncer, v. prou, sedit quelque-fois dans le premier sens : La peau dece fruit commence à se froncer , à seiitler. k.

FRONCIS, s. m. ( fron-ci ) Plisfaits â une robe , etc. en la fronçant.

FRONCEE , g. m . Voy. Furoncle .

FRONÇURE , s. f. Voy. Promis.

FRONDE, s. f. Tissu de cordesdont on se sert pour jeter des pier-res. ( I)u latin fmda , fait dans lamf me signification , de fundere lan-cer.) — Eu Chirurgie, bandage àquatre chefs , qui ressemble à unefronde. —Sou» la minorité de LouisXIV, la Fronde , le parti opposé âla Cour ou plutôt au cardinal Mazarm,ainsi nommé par un plaisant du Par-lement de Paris ( Bachautnonl, sico.mu par le joli voyage fait en so-ciété avec Chapelle) , à raison desalternatives de soumission et de ré*si-Unce de sa compagnie; ainsi

FRO

nommé , dis-je , des jeuxae quelquesenfants qui, partagés en diversesbandes dans les fossés de Paris , selançaient des pierres avec la fronde ,cédaient tantôt à la garde qui venaitpour les séparer, tantôt lui faisaientface, el finissaient toujours par re-venir sur leur champ de bataille.On disait du fameux Coadjuteur, de-puis le cardinal de Retz, qui joua ungrand rôle dans celte espèce de guer-re civile, qu’il quittait la crossepour prendre la fronde.

FRONDER , v. a. ( fron-dè ) Jeterune pierre avec une fronde: Fronderdes pierres , el neutralement, il s’a-muse à fronder .—Il se dit par exten-sion de tout ce qu’on jette avec vio-lence: Il lui fronda une assiette « latête.— Fig. i° Blâmer; critiquer hau-tement— 2° Parler contre le gouver-nement. Dans ce dernier sens il est| neutre et familier.

| FRONDEUR, s. m. Celui quii jette des pierres avec une fronde ■—i * Partisan de la Fronde sous LouisXIV. B. — Fig. et fam. Celui quiparle san9 cesse contre le Gouver-nement, etc. — * Celui qui montreune humeur morose, chagrine, quidésapprouve, qui blâme tout : C'estun frondeur étemel.—Celui qui con-tredit, qui critique, qui censure:Cet ouvrage a en presque autant defrondeurs que d'approbateurs. A.

* FRONDIFÈRE , adj. T. d’Ilist.nat. Ce qui porte ou produit desfeuilles.

FRONDIPORE , s. m. Sorte depolypier dont les rameaux sont dis-posésen feuilles. (Du lot. frons, frott-dis feuille , et porus pore.)

Î RONRON ou FROTTON , S. m.Outil de Cartier pour mouler destêtes de caries.

FRONT, s. m. (fron) Partie duvisage depuis la racine des cheveuxjusqu’aux sourcils. (Du latin frons ,frontis , qui a la même signification.)— Il se prend quelquefois pour toutle visage: On voit , on lit sur sonfront, etc. — * Il signifie même quel-quefois , la tête, surtout en poésieet dans le style élevé : Coucher lefront. Relever le front. A. Il signifieaussi le devant de la tête de quel-ques animaux: Le front d'un bœuf „d'un cheiml , d'un éléphant. — Fig. ,

* Trop grande hardiesse; A. audace,imprudence : Àvez-vous le front de.. -JV'avoir point de front , n’avoir nihonte ni pudeur : Il a un front d'ai-rain , ou c'est un front d'airain,il ne rougit de rien. — Front , si-gnifie encore fig. l’étendue que pré-sente la face d’une année, d’unetroupe, d’un bâtiment : 7/aimiée pré-sentait un grand front. Le front d'unbostion. A .—Front de handicre , unearmée campée en front de bnndïere ,en ligne avec les étendards et lesdrapeaux à la tête des corps. —

* En style poétique , il se dit quel-quefois , pour cime, sommet: Cesrochers qui cachent lc Xir f ron t dans

FRO

cvs nues. A .—De front , loc. advPar devant: Attaquer l'ennemi àtfront .—Côte à côte : Ils étaient troisde front.

FRONTAL , s. m. Bandeau qu’onmet sur le front pour guérir les mauxde tête, la migraine. — En t. d’Anatomie , os du front d»* l’homme. Ondit aussi adj. La veine frontale , lesmuscles frontaux. — Corde à plu-sieurs nœuds qu’on met sur le frontet qu’on serre par derrière. C’estune sorte de question.

FRONTALIERS , s. m. pl. ( | fron-ta-lié) Nom qu’on donnait en Languedoc et en Guienne , aux habitantsdes frontières de France , auxquelsil était permis, même en temps deguerre , de transporter par les Py-rénées toute sorte de marchandises,hors celles dont l’entrée ou la sortieétait prohibée.

FRONTEAU OU FRONTAIE , 8.m. (fron-tâ , s. d. taylie ) Partie dela têtière qui passe au-dessus desyeux du cheval. — Morceau d’étoffequi couvre le front des chevaux degrand deuil. — En t. d’Anillerie ,fronteau de mire f bourrelet de cuivreou de bois autour du collet d’unepièce de canon, et qui sert à la poin-ter droit. — Sorte de bandeau ap-pliqué sur le front } et sur lequel estécrit le nom de Dieu ou quelque pas-sage de l’Ecriture sainte. En ce senson ne dit que fronteau : Les Juifs semettent le fronteau quand ils prientDieu dans leurs synagogues.

FRONTEVAL , s. m. Tulipe rou-ge couleur de rose et blanc.

FRONTIÈRE , s. f. Limites , con-fins qui séparent deux Etals. (Du lat.barbare frontaria , employé dans lemême sens par les écrivains de tabasse latinité , et qui est fait de fronsfront , parce que la frontière estcomme le front opposé aux ennemis*Ménage d’après Rbssius.) — Il estaussi adjectif. Qui est limitrophe»qui est sur les limites d’un autre pays:faille , place , province frontière "Frontières , pl. Laines communes d»?la Picardie.

FRONT1GNAN (VIN DE) , s. »«*Vin muscat de la ville de tronti"yuan , entre Montpellier et Agde.

FRONTISPICE , s. m. lace de bâ'timent. Il ne se dit que des grand*édifices et de leur face principale q ulest la mieux décorée.—Pageâ la têted’un livre , qui en contient le litre tetc.—* Gravure placée en regard d»»titre du livre, et dont Je sujet estanalogue au but et à l’esprit de r° u "vrage. A. (Du lat. barbare frontisp*'cium , fait avec la même signifié”’lion, dans la basse latinité, de fronStfrontis front, el inspirera voir , re 'garder.)

FRONTON , ». m. (Archit.) Orne-ment de forme triangulaire ou en segment de cercle, qui forme le couronnement ou l'amortissement d’unavancorps de bâtiment, d’une porte, d uncroisée , etc.-^Eo t. de Plombai,