GEL
GAZOUILLEMENT, S. m. (ga-zou-glie-man) Ramage des oiseaux.
Bruil, murmure des ruisseaux.
GAZOUILLER, y. n. ( ga-zou-glié ,en mouillant les U) Faire un petitbruit doux et agréable. I] se dit aupropre des oiseaux et des .ruisseaux,et au fig., des jeunes enfants qui com-mencent à parler. ( Suivant Ménage ,du lat. garrire, qui a la même signi-fication. Il est assez vraisemblableque ce mot, comme ceux de gazouil-lement et de gazouillis , a été fait paronomatopée.)
GAZOUILLIS , s. m. Vieux motqui se disait pour gazouillement :Le gazouillis des oiseaux .
GEAI, s. m. [je ) Sorte d’oiseaud’un plumage bigarré , à qui l’on peutapprendre à parler. C'est un passe-reau plénirostre , qui a une échan-crure au bec supérieur. (Du lat. va-rias bigarré, dont par corruption ona fait d’abord vai «s, ensuite gains etenfin geai . Ménage.)
GÉANT, ANTE, s. (jè-an, an-te)Celui , celle qui excède de beaucoupla taille ordinaire des hommes. (Dugrec gigas, fait dans la même signifi-cation de gê la terre, et gaô je nais ;parce que , selon la fable , les géantsétaient fils de la terre.)— Fig. /Hierà pas de géant , faire de grands pro-grès dans quelque chose que ce soit.
* GÉCARCIN , s. m. T. d’Hist.nat. Crabe de terre , genre de crus-tacés. N.
GECKO, s. m. Genre de reptilessauriens, dont la queue est couverted’écailles et non de plaques ; leursdoigts sont comme lobés et garnis delames imbriquées dans toute leurlongueur.
* GÉDÉOIV, s. m. T. d’Hist. Dat.Insecte. B.
* GÉHENNE , s. f. Mot hébreu,qui se dit quelquefois , dans l’Ecri-ture Sainte , pour l’enfer : Le feu dela Géhenne. A.
* GEHLÉNITE , s. f. Variété dufeld-spalh apyre. B.
GÉllUPH , s. m. ( gé-ufe ) Arbredes Indes dont le fruit, qui est unenoix très amére , fournit une huilebonne contre les obstructions.
GEINDRE , s. m. Le maître-gar-çon d’un boulanger.
GEINDRE , v. neut. Gémir , seplaindre à diverses reprises pour peude chose. Il est familier. (Du latinyemere gémir. ) * On ne l’emploieguère que pour blâmer ceux qui s<-plaigoem de cette sorte pour la moin-
e incommodité : Il ne fait que gein-dre. A.
* GEL , s. m. La gelée : Le gel etlo dégel. B. —En t. de Bot. Maladiedes arbres causée par la gelée- N.
* GELAULE, adj. qui peut êtregelé par le froid.
GÉLALÉENNE f adj. f. (Chrono.)^’ère Célafécnne ou d ’Jsdegeide com-mence à l'avénement d 'isdegerde Mau trône de Perse, que l’on rapporte* u 16 juin de Fan de Jésus-Christ
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'652. Les années dont elle est com-posée sont de trois cent soixante-cinqjours, clchaque mois de trente jours;mais l’usage était d’ajouter cinq joursà la fin du mois Aben. Les astrono-mes ne faisaient cette addition qu’à lafin de l’année.
* GÉLASIME, a. f. T. d'Hist.nat. Crustacé décapode. N.
GÉLATINE, s. f. (Chimie) Ma-tière animale qui sc transforme engelée * en traitant les parties molleset solides des animaux par Peaubouillante, et en laissant refroidir lasolution : La gélatine desséchée con-stitue la colle forte. A.
GÉLATINEUX, EUSE, adj. (jé-la-ti-neû, eu-ze) * Qui est de la na-ture de la gélatine, ou qui ressembleà la gélatine. A. Suc gélatineux.
GÉLAUDAR, s. m. En Perse,valet de pied: Gélaudar agasi, chefdes valets de pied.
GELIÏUM ou GELFUM, s. m.Pyrite qui se trouve en Hongrie. —La pierre philosophale.
GELÉ , ÉE , part. p. de Geler etadj. Pris par la gelée ; offensé parlagelée. —Prov. et fig. Avoir le becgelé , affecter de garder le silencedans une compagnie.
GELÉE, s. f. Acte par lequell’eau et les liquides aqueux passentde l’état de liquidité à celui de glace.( Du lat. gela, qui a la même signifi-cation.) — Suc de viande congelé e\clarifié. — Jus qu’on tire des fruitscuits avec le sucre et qui prend lnconsistance de la gelée. — Geléeblanche y petite bruine froide et blan-che qui parait le malin, en formede petits glaçons , sur les herbes ,sur les toits.
GELER, v.a. ( je-lè ) Endurcir parle froid : Le froid a gelé la rivière ,le vin, les vignes. (Du latin gelare.)
— * Il se dit particuliérement dudommage que le froid cause aux ar-bres , aux vignes , etc., surtout lors-qu’ils sont en boutons ou en fleurs :Le froid a gelé tous les poiriers . A.
— Par exagération , causer un grandfroid : Vous me gelez les mains. —Fig. Cet homme gèle ceux qui l'abor-dent , a l’accueil extrêmement froid.
Geler , v. n. S’endurcir par le froid ;se glacer : La rivière a gelé. —* Avoir extrêmement froid. A.— Ongèle dans ces appartements , on y abien froid.
Geler , v. imp. tl gèle ; il a gelé àpierre fendre.
Se geler, v. pron. Veau se gèle.
GÉLIDE , adj. dit en Chimie ,des huiles grasses qui se gèlent à unmoyen degré de froid, telle que L’huiled’olive. (Du latin gelidus .)
* GÉLIF, adj- m. T. d’Eaux eiForêts. Il se dit des bois qui ont étéfendus par les grandes gelées: Ar-bres gélifs. À.
GÉLINE , s. f. Poule. Il est vieux.(Du lat. gallina.)
GÉLINOTTE . s. f. Jeune pouletendre et grasse .—Gelinotte d* lois,
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oiseau gallinacée, du genre des lagopèdes, qui a les pieds velus, et res-semble à la perdrix.
GELISSE , adj. ( ge-li-ce) T. deMaçon. Pierre gelisse ou verte, quin’a point encore perdu son humiditéde la carrière.
GELIVURE, s. f. Défaut, fente,dommage qui arrive aux arbres parde fortes gelées ■ Les ouvriers disentgivelnre,
GÉLOSCOPIE , s. f. Espèce dedivination par laquelle on prétendaitconnaître le caractère et les qualitésd’une personne d’après son rire. (Dugrec gélôs , ris ou rire , et skopéô,j’observe , je considère.)
GÉMATRIE , s. f. Une des divi-sions de la cabale chez les Juifs ; es-pèce d’explication arithmétique ougéométrique des mots de l’Ecriture.( De l’hébreu rabbinique gkematna ,formé par corruptiou du grec géômé-tria géométrie. )
GÈME , s. f. Voy. Gemme.
GEMEAU , s. m. Voy. Jumeau .
GÉMEAUX, s. m. p|.‘ (jè-mo) L’undes douze signesduZodiaque, appelépar les anciens auteurs Castor etPollux , Apollon et Hercule , Trip-lolème et Jasion , Amphion et Zétus,Thésée et Pirilhoüs , etc. Les Orien-taux ont peint deux chevreaux danscelte constellation, composée, sui-vant Flamsteed , de 85 étoiles.
GEMELLE, s. f. ( je-mè-TÏ) T. deMarine. Pièce de bois qu’on assem-ble pour fortifier les gros mâts. Ondit aussi et mieu x jumelle. — Gemelles,pl. ( Blason) Barres que l’on porte parpaires ou par couples, dans un écud’armoiries.
GÉMINÉ, ÉE , adj. T. de Palais.Réitéré : Commandements gèjninès.
— Se dit eu Bot. des anthères, desfeuilles, des bractées qui naissentdeux à deux sur un même pétiole ouqui n’ont qu’un point d’insertioncommun. (Du lat. geminatus , part,p. de geminare doubler, redoubler.)
GÉMIR, v. n. Se plaindre de....soupirer et pleurer ; * exprimer sapeine, sa douleur d’une voix plaintiveet non articulée. A. Il régit de ousur : Gémir de ses péchés devant Dieu-,gémir sur les malheurs de... (Du lat.gemere, qui a la même signification.)
— * Il se dit fig. des plaintes qu’ex-citent la tyrannie, l’injustice, lemalheur. A. Il régit alors la prép.sons : Gémir sons le joug, sous la ty-rannie, etc. — * Il signifie encore,être péniblement affecté d'une chose,en éprouver une vive et profondepeine : Je gémis de votre erreur .— IIse dit aussi pour exprimer le crilanguissant et plaintif de certainsoiseaux : La tourterelle gémit. — Ilse dit quelquefois fig. , surtout enPoésie, des choses inanimées , lors-qu’elles font entendre quelque bruit,quelque murmure : Venclume gémitsous le marteau ; le vent gémit dansles forêts. —lise dit encore, parti-culiérement, des choie» qui $ ’ a f-