778 GEN
laissent sous le poids , sous la pres-sion d’une autre : H fait gémir lescoussins sous le poids de son corps.
— Fig. et par plaisanterie, fairegémir la presse, faire beaucoup im-primer. A.
GEMISSANT* ANTE, adj. Quigémit : Une voix gémissante.
GÉMISSEMENT, 8. m. ( jé-mi-ce-man) Plainte douloureuse. — Ent. de Dévotion, gémissements de cœur ,vive et sincère douleur de scs péchés.
— *11 se dit quelquefois en Poésie,du bruit, du murmure que certaineschoses font entendre : Le sourd gé-missement des forêts . A.
* GEMMATION , s. f. Développe-ment des bourgeons dans les plantesligneuses et vivaces ; ou l’époque dece développement. A.
GEMME , s. f. (jè-me) En Miné-ralogie , crystal coloré par un oxydemétallique ; pierre précieuse. — EnBotnn. corps organique, particuliè-rement observé par Gaertner, quis’échappe de la surface du végétal,qui en est distinct dans son principe,mais qui en devient une partie , s’il!ui reste adhérent; ou qui produiton individu semblable À la plantemère , s’il en est retranché. La gem-me ne doit point être confondue avecla semence, ni avec le bouton. VoyezBourgeon. (Du lat. gemma, employédans ces deux acceptions.)
GEMME , adj. 4 Il se dit des pier-res précieuses , et du sel fossile quise lire des mines : Du sel gemme ; despierres gemmes. A. — * Embryonadhérent à la plante. B.
* GEMMÉS , s. m. pl. Insectes. B.
* GEMMIFÈRE, adj. Qui contientdes pierres précieuses. B.
* GEMMIPARE, adj. T. de Bot.Qui produit des bourgeons. (Du lat.gemma bourgeon , et parère pro-duire.) B.
4 GEMMULE, s. f. Bouton desgraines germantes. B.
GÉMONIES, s. f. pi. Chez lesRomains , lieu où l’on exécutait lescriminels, et surtout où Fou expo-sait leurs corps après l’exécution.
( Du lat. gemoniœ , en sous-entendantscalœ.)
GÉNAL, ALE, adj. T. d’Anal.Qui appartient aux joues . (Du latingêna joue.)
GÊNANT , ANTE, adj. (jé-nan,an-te) Qui gêne , qui contraint, quiincommode : Cet homme-là est fortgênant.
GENCIVE, s. b (jan-ci-ve) Chairimmobile destinée à renfermer etaffermir les dents dans leurs alvéoles.(Du lat. gingiva, qui a la même si-gnification.)
GENDARME, s. m. ( jan-dar-me )Autrefois homme armé de toutes piècesqui avait sous lui deux autrescavaliers.-—Cavalierde certaines compagniesd’ordonnance. (De gent , singulierinusité de gens , personnes, et d’or-itiss ; homme d'armet.) — * Il se ditmaintenant des soldats d’un corps
GEN
militaire qui a remplacé la maré-chaussée, et qui est spécialementchargé de maintenir la sûreté-et latranquillité publique : Gendarme dpied; gendarme à cheval. A.—On ditfig. et fam. d’une grande et puissantefemme qui a l’air hardi, que c'est ungendarme , un vrai gendarme.
Gendarmes , au pl. Bluettes quisortent du feu. —Points qui se trou-vent quelquefois dans les diamants,et qui en diminuent l’éclat et le prix.— Petite tache dans l’œil.
GENDARMER (se), v. pron. ( fan-dar-mé) Se fâcher, s’irriter, se piquerde quelque chose. Il est familier.
GENDARMERIE , s. f. {jan-dar-me-ri-e) Oncomprenait autrefois sousce nom tout le corps des gendarmes ,
* et des chevau-légers des compa-gnies d’ordonnance, antres que lesgendarmes et les chevau-légers de lagarde du roi. A.—Troupe qui a rem-placé la maréchaussée , 4 et qui estspécialement chargée de maintenir lasûreté et la tranquillité publique. —Gendannerie d'élite , troupe d’élitequi était composée de gendarmes àcheval. A.
GENDRE , s. m. ( jan-dre ) Celuiqui a épousé la fille de quelqu’un.(I)u lat. gener, dont la significationest la même, et dérivé de yenusrace.)
GÈNE , s. f. Torture; peine qu’onfait souffrir à quelqu’un pour lui faireavouer la vérité. ( Du lat. gehennn,fait de l’hébreu gekennon, vallée prèsde Jérusalem où , suivant saint Jé-rôme , les Israélites venaient sacrifieret brûler leurs enfants au nom et enl’honneur du Diable. Gchenna s’estd'abord dit de l’enfer, et ensuite detoute sorte de tourments et de dou-leurs.) — Par extension , ce qu'onfait souffrir à quelqu’un injustementet par violence, pour lui extorquer del’argent , etc. — Dans une acceptionplus usitée, contrainte fâcheuse, étatviolent où l’on se trouve réduit. —4 II se dit encore en parlant de cequi met à l’étroit, mal i l'aise, de cequi empêche d’agir librement : Cessouliers me mettent « la gêne .— Il sedit quelquefois de IVmbarras quecause le séjour d’une personne chezune autre : Restes chez moi , vous neme causerez aucune gêne .— Il signifieencore quelquefois, pénurie d’argent,état voisin de la pauvreté : Etre dansla gène. A. — Se donner la gêne , semettre Vesprit à la gêne , s’inquiéter,se tourmenter.
GÉNÉALOGIE, s. f. Suite et dé-nombrement d’aïeux. (Du çrecgénéa-logia, fait de genos race, famille, etde logos discours.) — Il est toujourssur sa généalogie , il parle toujoursde sa noblesse.
Généalogique , adj. ( jé-né-
a-lo-gi-ke) Qui appartient à la gé-néalogie : Arbre généalogique.
GÉNÉALOGISTE, s. in. Celui quidresse des généalogies , qu qui te*fait : C'est un grand généalogiste.
GEN
GÉNÉPI DES SAVOYARDS , S-m. Voy. Absinthe.
GENEQUIN, adj. ( je-m-hain )Sorte de colon filé , peu estimé desmarchands. iyiv.
GÊNER , v. n. Incommo-
der; contraindre les mouvements ducorps ; mettre à la gêne : Cet habitle gêne. — 4 Par extension , embar-rasser, empêcher le libre mouvementde quelque chose que ce soit : Gênerla circulation des voitures ; gêner lanavigation. — Causer quelque em-barras à une personne : En restantquelques jours à sa campagne , jecraindrais de le gêner. A.— Fig. Te-nir en contrainte, 4 mettre quelqu’undans un état pénible en l’obligeantde faire ce qu’il ne veut pas , ou eul’empêchant de faire ce qu’il veut :Gêner le commerce , l'industrie ; gênerl'inclination , Us penchants de quelqu'un. — On l'emploie aussi quelque-fois dans le sens de réduire à unecertaine pénurie d’argent : Cette dé-pense me gêne un peu. —Se gêner,v. pron. Se contraindre par discré-tion, ou par timidité : On ne doit passe gêner entre amis. — Ironiq. : Sevous gênez pas , se dit à une personnequi prend des libertés inconvenantes,ou incommodes pour les autres. A-— 1/architecte , l'ingénieur est gênépar le terrain-, le terrain ne lui laisse
pas la liberté d’exécuter ce qu’ilvoudrait.
GÉNÉRAL , s. m. Celui qui com-mande en chef une armée, 4 un corpsd’armée. A. (Du lat. generalis , ensous-entendant imperator ; chef, com-mandant général.) — Supérieur gé-néral d’un ordre religieux.— Le plu- 4grand nombre : Le général des hom-mes ; le général n'y est pas intéressé ,il n'y a que le particulier. * U sedit aussi absolument, en Logique, desfaits, des principes généraux, pa ropposition aux faits particuliers : Onne doit point conclure du parlicultâau général. A.
GÉNÉRAL, ALE, adj. Communà un grand nombre ; universel: ave ccette différence que ce qui est génC'roi regarde le plus grand nomb ,rdes particuliers on tout le monde engros ; et que ce qui est attirer^regarde tous les particuliers ou tou 1le monde en détail : Le gouvernent* 1 *des princes n'a pour objet que le b lC,igénéral ; mais la providence deest universelle.— -En parlant des p er 'sonnes, qui a un commandement 011une administration d’une grnn (,eétendue : Officier, trésorier, rcceif 11 *général. (Du lat. generalis , formé 1 eyenus genre y lequel vient du g rtCgenos.) — Parler , répondre en teC n f sgénéraux, d'une manière vague i ,ndécise, qui ne satisfait pas à I* <le "mande.
En général, loc. adv. En g f0 *.jd’une manière générale. — * H sequelquefois pour ordinnirem^'communément : En général, Uschants ne prospèrent pas. A#