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Tome premier.
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culièrement , de ce qui peut avoir 1des conséquences fâcheuses : Mala-die grave. Blessure grave. A. — EnGrainm. Accent grave, qui va de gau-che à droite , comme dans procès .—En Musiq.,stm grave, ton grave, baset profond, par opposition au son aigu.(Du lat. gravis, dont la significationest la même.) — * Grave est quel-quefois substantif maculin, et signifie,corps pesant, IL —Centre des graves.Voy. au mol Centre.

GRAVE , s. f. T. des Fabricantsde morue scche dans Nie de Terre-Neuve. Espèce de cailloutage au bordde la nier, sur lequel on étend desbranches pour faire sécher le pois-son après qu’il est salé. ( Du molgravier, d’où est aussi dérivé grève.)

GRAVÉ , EE , part, pass.et adj.Voy. Graver.—Avoir le visage gravé,marqué de petite vérole.

GRAVELÉE , s. f. Die sèche etbrûlée dont se servent divers ou-vriers.—On dit aussi adjecl. Cendregravclèe , cendre laite de lie de vincalcinée .—Chandelle graveUe , cellequi est grossièrement et inégalementcouverte de suif.

GRAVELEUX , EUSE , adj. (gra-ve-leû, eii-se) Q\û est mêlé on chargéde gravier : Terrain graveleux , uri-ne graveleuse .—* Qui a rapport à lagravelle, ou qui la dénote. A.—Quiest sujet à la gravelle. *Dans ce sens,il est aussi substantif : Les goutteuxet les graveleux sont à plaidre. A.—Il se dit encore fi g. et fam., des pro-pos , des discours trop libres : Unconte graveleux.

GRAVELLE, s. f. (gra-rè-le) Sableou petits graviers, petites [lierres quise forment dans les reins ou dans lesuretères.

GRAVELURE, s. f. Discours trop li-bre et approchant de l’obscénité. Fam.

GRAVEMENT, adv. (gra-re-man)Avec gravité .—Il se dit enMu>iqu -,d'un mouvement lent, mais moinsque celui indiqué par lentement.

GRAVER, v. a. (gra-vé) Tracer,imprimer quelque trait sur du cuivre,lu marbre, etc. (Du grec grapheinécrire comme faisaient les Anciens ,•*n gravant les lettres avec un poin-çon sur des tablettes de cire.) ' Il

•■.e dit particuliérement de Factionde graver sur des planches de cui-. re , ou d’autres matières, ce qu’onveut reproduire ensuite plusieursfois sur le p. i'T» sur la toile*, etc.,par le - unen de 1 impression ; Gra-ver en tai'tp-di/uce. Graver à l’eauforte. — Graver une médaille , y nemonnaie, graver le poinçon avec le-quel on frappe le coin d’une médaille,d'une monnaie. A.—Fig. Graver quel-que chose dans sa mémoire , dans soncœur, l’y imprimer fortement. * Ont’emploie aussi dans ce sens avec lepronom personnel. A. —Se graver ,v. réll. I-es Artificiers disent qu’uncartouche se grave , lorsque n’ayantp is assez de force pour résister auhui , il se perce ou se fend.

GRA

GHAVETTES , s. f. pi. (Pèche)Vers qui servent d’appât pour pren-dre le merlan.

GRAVEUR , s. m. Celui dont laprofession est de graver.

GRAVIER , s. m. (yra-viê) Grossable inélé de petits cailloux. (Sui-vant Du Congé, du latin barbare gra-veria , employé dans la basse lati-nité , pour arena , sabulum sable.Ménage le dérive du latin glarea gra-vier , dont par des transformationsgraduelles , il fait graha .)—H se dit,particulièrement, du sable que dé-posent les urines. En ce sens, oni’emploic quelquefois au pluriel : Sonurine est chargée de graviers. A.

GRAVIMÊTRE , s. m. (Physique)Instrument propre à mesurer la pe-santeur spécifique des solides et deslluides. (Vest la même chose que lepèse-liqueur de Nicolson. Voy. Pèse-liqueur , (Du latin gravis grave , pe-sant, et du grec mètron mesure.)

GRAVIR , v. n. Grimper avecpeine A quelque endroit rude et es-carpé. (Suivant Ménage , du mot ra-vir auquel on a préposé un g \ parceque, dit-il, les animaux qui gra-vissent sur les arbres, les ravissenten quelque sorte en les embrassantavec les quatre pales.)—* Il est aussiverbe actif : Gravir une muraille .un retranchement. A.

* GRAVITATION, s. f. T. dePhysique. Action de graviter, outendance que les corps ont naturel-lement les uns vers les autres ï Lagravitation d’une planète vers uneautre. A.

GRAVITÉ, s. f. En Physique,pesanteur : avec ces différences , 1°que gravité ne se dit jamais que dela force ou cause générale qui faitdescendre les corps, et t\\\e pesanteurse dit quelquefois de l’effet de celteforce dans un corps particulier: 2°que pesanteur se dit exclusivement(le la force particulière qui fait tom-ber les corps vers la terre ; et quegravité s’applique aussi à la forcepar laquelle un corps quelconque tendvers un autre.—Eu Musique , cettemodification du son pour laquelle onrappelle grave ou has, par oppositionà d'autres qu’on nomme hauts ouaigus ; d’où il suit qu’il n’y a pointen Musique A-* gravité absolue.—Enparlant des personnes , qualité d’unepersonne grave , sérieuse , réservée:* La gravité d'un magistrat : Pren-dre un air de gravité. A. Voy. Dé-cence .—En parlant des choses , im-portance : * La gravité du sujet ,d’une faute. A. (Du latin gravitas.)

Gravité absolue (Physique), cellepar laquelle un corps descend libre—sans éprouver (le résistance.—Gravité relative, celle par laquelleun corps descend, apres avoir con-sumé une partie de son poids A sur-monter quelque obstacle ou résistan-ce.— Gravité spécifique (llydrostat.),rapport de la gravité d’un corps àcelle d’un autre de même volume. —

GRE

Centre de gracile. Voyez au motCentre,

GRAVITER , v. n . (gra-vi-té) T.de Physique. Tendre et peser versun point: * Les planètes gravitentvers le soleil. A.

GRAYOIR, s. m. (gra-vour) O'tldavec lequel on fait la rainure deschâsses de lunettes. — Instruimmlpour tracer des filets sur les cierge

— Chez les charrons, espèce demarteau pour couper et fendre descercles de fer, etc.

GRAVOIS, s. m. (gra-voa) Lapartie la plus grossière du plâlreapresqu’on l’a sassé.—Menus débris d’unemuraille, d’un bâtiment. (Dq gravier.)

GRAVURE, s. f. L’art ou la ma-nière de graver sur le métal ou sur lebois. — * Ouvrage du graveur : Lagravure de ces planches est fort soi -gnée .—11 se dit encore pour estampe :Un livre orné de gravures. A.

GRÉ, s. m. * Volonté, caprice,fantaisie : Se marier contre le gré doses parents. Donner les emplois et lesretirer à son gré. A,— Il signifie par-ticulièrement , bonne volonté qu’ona de faire quelque chose. Il ne se ditqtiedans des expressions adverbiales:Faire une chose de son gré , de sonbon gré , de plein gré , etc. (Du latingratum chose agVéable , qui agrée.)

— *11 se prend aussi pour goût,

sentiment, opinion : Cela est-il àvotre gré? On ne peut pas être angré de tout le monde. A mon gré , cediscours est très beau. A. — Fig. Selaisser aller au gré des flots, du vent,au mouvement de l’eau , du vent. —Prendre quelque chose en gré, l’agréer,le trouver bon , le recevoir avec rési-gnation .—Savoir bon ou mauvais gréà quelqu’un -, être content ou mécon-tent de ce qu’il a fait. — Se savoirbon gré de quelque chose , s’en félici-ter, s’en a . — De gré à gré,

à l’amiable. — Iîon gré , mal gré , d®gré ou di* force.

GUÈRE , s. m. Oiseau aquatique,qu’on nomme aussi colimbe et dont ily a plusieurs espèces. C'est un pal-mipède de la famille des Uropodes*'* Son plumage est d’un blanc ar-genté : Un manchon de grèbe . A.

GREC, GRECQUE, adj. ( grèh,grè-ke) Qui est de Grèce. ( Du latingrœcus .)—Qui est écrit en grec -Langue grecque. En ce sens il estsubstaut. Savoir le grec , apprendrele grec. — * Y grec , la pénultièmedes lettres de l’alphabet français. —L'Eglise grecque , toute l’église d’O-rient, par opposition à l’église ro-maine ou d’Oecident.— Grec, se ditsubslantiv. de ceux qui sont de l’é-glise grecque : Les Grecs et les Latinsdi/fèrent de croyance en plusieurspoints. A.— Prov. Pire grec en quel’que chose , y être fort habile. Ou diten sens contraire : N'êtrc pas grandgrec • On dit encore : C’est un Grec ,pour un homme avare et de foi sus-pecte. — Papillons grecs , tribu depapillons chevaliers ou guerriers»q ul