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Tome premier.
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GRO

* GRONEAU, ou grognant,8. m. Poisson du genre du irigle, B.

* GROOM , s. m. ( grouin ) Valetd’écurie. (Mot anglais.) N.

GROS , s. m. (gro) Ce qn’il y ade plus gros ou de principal : Legros de V arbre ; le gros de Varmée ;le gros de la besogne. — Un gros(une grande troupe) d'infanterie , decavalerie. — Le gros (la plus grandepartie) du monde. — En parlant d’unbénéfice, revenu fixe par opposi-tion à revenu casuel. —■ La huitièmepartie d’une once , une drachme.Sorte de monnaie d’argent, de cui-vre, de billon, etc., qui a cours sonsce nom en divers pays , et avec dif-férentes valeurs. — Droit d’Aides ,établi anciennement dans quelquesprovinces de France, qui se perce-vait sur les boissons vendues en gros.•*— Gros de Tours , gros de Naples ,étoffes de soie dont la chaîne et latrame sont plus fortes qu’au taffetas.*— Gros de vaisseau (Marine), lapartie la plus grosse du navire : c’estson corps de caréné.

GROS , GROSSE, adj. [grô, etdevant une voyelle grôz , grô-ce) Quia beaucoup de circonférence et devolume. 11 est opposé b menu, Grosarbre, grosse boule. —• * Il se ditaussi pour marquer simplement dif-férence ou égalité de volume entreles objets que l’on compare : Lessouris sont moins grosses que lesrats.JJ n'est pas plus gros qu'un ciron. A.(Du latin demi-barbare grosstts faitde crassus gros , épais.) — Femmegrosse, femme enceinte. — Crossefemme , qui a beaucoup d’embon-point. — Epais , grossier. 11 est op-posé à délié, délicat : Gros drap ,grosse toile , gros vin , etc. — Con-sidérable : Gros marchand , grossefamille, grosse fièvre. —Mauvais :Un gros temps. —Grossi, enflé ac-cidentellement : La mer , la rivièreest grosse. * Avoir la joue grossed'une fluxion .— En parlant des per-sonnes , riche, opulent : Un grosbourgeois. Un gros financier. Dansdernier sens, il est ordinairementfamilier. — Dans un sens plus géné-pi , il se dit de certaines choses qui8 Urpassent la plupart des autres cho-8 ®s du même g'*nre , en étendue, enyolume,en nombre , en valeu/, enhnportance , etc. : Un gros bourg ;***** grosse armée. Faire une grosseRepense ; jouer gros jeu. A.

Parler à quelqu'un des grosses^nts. Voy. Dent.—Tourher la grosseVoy. Corefc. — Fig. et fam.} Faire le gros dos , faire l’homme* ni porlant.— 2° Etre gros de savoir ,e faire , etc. quelque chose ; enI v °ir une extrême envie. — Avoiryeux gros , les avoir bouffis. —les yeux gros de larmes , êtrejl'cs de verser des larmes en abon-a ttce. —. Avoir le cœur gros, qnel-jJ 1 ® dépit, quelque chagrin. — Fam.* 9ros lourdeau , mis grosse bête,homme fort etupida, fort mal-

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adroit. — Gros foin . Voy. Sainfoin.

— Gros millet. Voy. Mais.

* Gros , épais. Une chose estgrosse par sa circonférence; elle estépaisse parl’unede ses dimensions :Un arbre est gros, une planche estépaisse .

GROS , adv. Beaucoup. Gagnergros , coucher gros au jeu. — Prov.et fig. Coucher gros , dire quelquechose de fort, d’excessif, ou risquerbeaucoup.

En gros , adv. Le contraire de Endétail : Fendre en gros .— * On l’em-ploie aussi en parlant des circons-tances principales d’un événement ,d’une affaire, etc. : Raconter unehistoire en gros. A. — Tout en gros ,seulement : Il y avait quatre person-nes tout en gros. Il est familier.

GROS-REC, s.m.(Ornilhol.) Genred’oiseaux passereaux, de la familledes Coniroslres, qui ont le bec court,robuste et renllé à la base. On leurdonne aussi le nom de Loxie. — *Gros-bec d'Inde huppé , oiseau quiimite la voix des autres oiseaux.

* GROS BLANC, s. m. Mastic deblanc et de colle. B.

GROS-CANON, GROS-ROMAIN,GROS-TEXTE , s. m. Nom de dif-férents caractères d’imprimerie. V.Canon , Romain , Texte.

GROS - I>’l£NOMES , S. m. p|.(Vénerie) Les deux gros morceauxde la cuisse «lu cerf.

GROSC11EL, s. m. Monnaie decuivre à Breslau , qui vaut le quartd’un gros d’argent.

GROSCIIEN, s. m. Monnaie d’ar-gent des étals de l’empereur d’Au-triche , qui a cours pour 3 creulzers.

— Petite monnaie de Hambourg, quiest la 24* partie du reichslhaler.

GROSEILLE, s. f. (gro-zè-glie ,mouillez les U) Petit fruit un peuacide qui vient par grappes. On di-sait autrefois Groiscfle —* Groseilleà maquereau , ou groseille verte ,fruit vert ou rougeâtre , plus grosque les groseilles ordinaires, quivient sur un arbuste épineux.À. (Dulatin grossnlns , diminutif de grossusnom qu’on donne aux petites figuesqui commencent à se fermer et aux-quelles ressemblent alors les grainsde groseille. Casencuve.)

GROSEILLIER, s. m. ( gro-zè-gliè) Arbrisseau cultivé , à fleur ro-sacée, à cinq pétales , petit, obtus,dont le fruit nommé Groseille estune baie rouge, ombiliquée, succu-lenteetd’un goût acide. Dans le Gro-seillier blanc ou épineux, les tigossont garnies d'aiguillons. Le fruitblanc est marqué de raies vertes ,du sommet â la base. Le Groseillierà fruit noir est le Cassis.

GROSIL, s. m. (gro-zü) VoyezGroisil.

GROSSE , s. f. (gro-cc) Douzedouzaines d’une marchandise : Unegrosse de boutons .—Expédition d’unacte faite sur la minute et revêtue desformalités prescrites par les lois. —

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En t. de Commerce maritime , don-ner de l'argent à la grosse (en sous-entendant aventure. ) Voyez Aven-ture. — * En t. de Calligraphie,écriture en gros caractères, qui estprincipalement usitée comme exer-cice pouT les commençants : Cet en-fant en est eneorc à la grosse. A.

GROSSERIE , s. f. ( grô-ct-ri-e )Gros ouvrages de Taillandiers. —Commerce e» gros : Cemarehandngfait que la grosserie , ne vend qu’eugros.

GROSSES DE FONTE , s. f. pl.Gros caractères en usage pour lestitres des placards et des affiches.

GROSSESSE, s. f. ( grô-cè-cc )Etat d’une femme grosse, enceinte.

— Le temps qu’elle porte son fruit.

GROSSETTO , s. m. ( monnaie )

Subdivision du Grosso de Venise ,qui fait la 288' partie du Ducat. "La pièce d’argent de liaguse de 12grossettss vaut 41 centimes. A. duDur. des Long.

GROSSEUR, s. f. (grâ-ceur) Vo-lume de ce qui est gros .—Tumeur :Il lui est venu une grosseur an bras ,etc.

GROSSIER , 1ÈRE , adj. ( gro-ciê , iè-rc) Epais, qui n’est pas dé-lié, qui n’est pas délicat : * Ce drapest lien grossier. Cette femme a lestraits grossiers .— Il se dit aussi desalimenls peu recherchés , communs,de basse ou de mauvaise dualité:Pain grossier. A. — Mal travaillé ,qui n’est pas proprement et délica-tement fait. — Rude ; peu poli; peucivilisé : * Peuple grossier. Mœursgrossières. Voy. Impoli. — 11 se ditparticulièrement pour malhonnête ,incivil : Il a le ton brutal et grossier.En ce sens , il est quelquefois subs-tantif dans le langage familier : Fousêtes un grossier , une grossière. —Il se dit encore fig., au sens moral ,de ce qui suppose beaucoup d’igno-rance , de sottise , de déraison oude maladresse : Erreur grossière.Mensonge grossier. A.

Marchand grossier, qui vend engros. * Celle locution a vieilli ()ndit, marchand en gros. A.— Donnerune idée grossière d’une chose , uneidée sommaire. — Une obscénitégrossière , non enveloppée.— * Dis-cours , propos grossiers , discours ,propos contraires à la bienséance ,à la pudeur— Ignorance grossière,grande , profonde ignorance. A.

GROSSIÈREMENT , adv. (gro-cié-re-ntan ) D’une manière grossière.

— Sommairement ; en gros ; sansentrer dans le dé ail.

GROSSIÈRETÉ, s. f. Manque definesse, de délicatesse dans uneétoffe , une toile , etc. On dit à peuprès dans le même sens, la grossiè-reté de l’air, d’un morceau d’Archi-tecture , etc. — Impolitesse, * dé-faut de civilité dans ce qu’on dit oudans ce qu’on fait : Il y a de la grorsièreté à parler de la sorte. — Pjg iRudesse qui vient du défaut de civi-