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lisation : La grossièreté d'un peuplebarbare. — Il se dit encore , au sensmoral, en parlant de ce qui supposebeaucoup d’ignorance, de sottise ,de déraison ou de maladresse : Cemensonge est d'une telle grossièreté ,qu'on ne peut pas en êtr *» dupe . A.—Parole grossière et malhonnête : Direune grossièreté.
GROSSIR , v. a. Rendre gros : *Les pluies ont grossi la rivière .—Faire paraître gros : Lunette quigrossit les objets. A. — Au figuré,augmenter , exagérer : * La renom-mée grossit tout .— Grossir sa vois,lui donner plus de volume et (Je gra-vité , faire la grosse voix. A.— Gros-sir, v. n. Devenir gros. — Prov.La pelote ou la boule de neige gros-sit , le trouble, la sédition, le péril,le nombre augmente. — Se grossir ,v. pr. * D< venir plus gros , plusconsidérable. B. — Fig. S’enller,s’enorgueillir. * Ce dernier sens estpeu usité. B.
* GROSSISSEMENT, s. m. Ac-tion de grossir, de rendre ou défaireparaître gros ; le résultat de celle ac-tion. 1! ne se dit guère qu’en parlantdes objets vus avec des verres quigrossissent : Ces verres produisentun grossissement prodigieux. A.
GROSSOYER, v. a. (gro-soa-ià)Faire la grosse , l’expéditiou d’unacte , d’un contrat, etc.
* GROS-VENTRE, s. m. Termed’IIist. nat. Poisson de Cayenne dontla chair est regardée comme un poi-son. A.
GROTESQUE , adj. ( gro-tès-ke)Il se dit des figures imaginées parlecaprice d’un peintre, et qui ontquelque chose de bizarre. En ce senson l’emploie plus souvent commesubstantif, surtout au pluriel : Fairedes grotesques-, Peintreen grotesques.Ce mot s’emploie le plus communé-ment dans le même sens que celui<VArabesques , c’cst-à-dire pour dé-signer des ornements légers , gaiset chimériques. (De grotte , nom queportaient à Home les ruines du Palais«leTitus, dans lesquelles Jean Nan-ni , surnomme d’Udine, peintre cé-lèbre du 16« siècle , trouva de cessortes d’ouvrages qu’il fut le premierà imiter.) — Au fig. ridicule; extra-vagant ; bizarre : * Un habit grotes-que. Mine grotesque .—Il sc dit aussi,substantiv., de ce qui est dans legenre grotesque , surtout en Littéra-ture et dans les Beaux-Arts : Mêlerle grotesque au sublime. Tomber dansle grotesque. — Il se dit encoresubstantiv. , de certains danseursbouffons , dont les pas et les gestessont outrés. A.
GROTESQUEMENT . adv. ( gro -tès-ke-man ) D’une manière grottes-que.
GROTTE, s. f. (gro-té) Sorte decaverne. Voy. Antre. (De l’italiengrotta f dérivé dans la môme signi-fication du grec krnptê , en latincrypta lieu caché et voûté, et de
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kruptô je cache. ) — Ouvrage deBocailleur qui représente une grotte.
GROUCII ou GROUCK, s. m.PIASTRE , s. f. Voy. Piastre.
GROUÉTEUX, EUSE, adj. T.de Jardinier Pierreux.
GROUGROU , s. m. Petit palmierd’Amérique garni d’épines longuesde quatre à cinq pouces. Son fruitest de la grosseur d’une balle depaume, et disposé en grappe. Lesmontagnes de la Grcnadesonlcouver-tes de grougrous.
GROUILLANT, ANTE , adj.(grou-ylian , an-te ) Qui grouille ,qui remue, qui a vie : Ha six enfantstout grouillants. Il est popul.—Fam.Tout grouillant de vers , de vermine,qui fourmille devers, etc.
* GROUILLEMENT, s. m. Mou-vement et bruit de ce qui grouille.
GROUILLER , v. u. ( grou-gliè ,mouillez les U) Remuer. Il est populaire.— Fam. Personne ne grouille(ne bouge) encore. — Fourmiller :Ce lieu grouille de vers .— * Il se ditaussi en parlant du bruit que lesllaluosilés causent quelquefois dansles intestins : Le ventre lui grouille.A. — Grouiller , v. a. Remuer :Grouiller la tête. Il est vieux. (Parcorruption du mot crouler , fait del’italien crollare ébranler , secouer.Voy. Crouler. Huet. —Se grouiller,v. réll. Se remuer. * Ce verbe estpopulaire dans toutes scs acceptions.A.
GROUP, s. m. (Commerce) Sacd’or ou d’arg'-nt en espèces , qu’onenvoie par la poste ou par les messa-geries.
GROUPE , s. m. T. de Peinture ,de Dassin , etc. Assemblage de plu-sieurs objets tellement rapprochésque l’œil les embrasse à la fois. (DePilai, groppo , qui a la même signifi-cation.)— * II se d,t également, dansle langage ordinaire , d’un certainnombre de personnes réunies et rap-prochées : Un groupe de curieux, unyoupc de danseurs. — Il se dit aussid’une réunion quelconque d’objetsformant un tout distinct : Cette merest semée de plusieurs groupes d'iles.A. — En Musique , assemblage dequatre notes rapides par degrés con-joints , et dont le premier et le troi-sième donnent la même intonation.On l’a aussi appelé boule , nœud oubuisson , Les Italiens disent groppetto.
GROUPÉ , ÉE , part. p. et adj.Voy. Grouper. —- En Architecture,colonnes groupées , accouplées deuxà deux sur un môine socle.
GROUPER, v. a. T. de Peintureet de Sculpture. Mettre en groupe :* Ce peintre sait bien grouper sesfigures. —Il se dit également, dansle langage ordinaire, pour réunir,rassembler, surtout en parlant deschoses : Grouper lesmotspar famille.Il s emploie aussi avec le pronompersonnel, et alors il se dit surtoutdes personnes: Les passants se grou-pèrent autour do lui. A. — Grouper ,
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v. n. Former un groupe: Ces figure»groupent bien .
GRUAGE, s. m. Manière de ven-dre et d’exploiter des bois, relative*ment à la mesure , etc.
GRUAU, s. m. {gru-o) Avoinemondée et moulue grossièrement.(Du lat. barbare gruteîlum, diminutifde grutnm , employé avec la mômeacception dans la basse latinité. 0°a dit aussi grucllum .)—La bouilliefaite avec cette avoine.—* L*cauoula tisane de gruau : Boire du gruau.A. —U signifie aussi, le petit de I*grue. — En Mécanique , machinesemblable à la grue et qui sert au»mêmes usages , mais qui a moins desaillie. —Dans les Salines, vaisseaude bois pour transporter le sel dansles magasins.—* Pain de gruau*pain de qualité supérieure , qui**fait avec la Heur de farine. A.
GRUE , s. f. Gros oiseau de pa*"sage , qui vole fort haut et par ban*des. C’est un échassier, de la fnmill®des Gullriroslres, dont la lôtc e*tpresque chauve. (Du Int. gnts.)'~~Fig. Niais ; sot; qui se laisse trom-per. — Grande machine h élever degrosses pierres pour les bâtiments.*-'Sorte d’instrument de supplice. —Constellation méridionale , situé®auprès de l’indien , entre le Poissonaustral et le Toucan. C’est une de*douze constellations décrites p arJeau-Baycr.
Grues, pl. Espèces de potence*tournantes, qui, dans les forges d’an-cres , servent a porter les grosse*pièces de fer du feu à l’enelume.
Prov. Faire le pied do grue »tendre longtemps sur ses pieds. —’'Avoir un cou de grue , long et grêle*
GRUERIE OU GRAIRIE , S. f*( : gru-rhe , grè-ri-e) Sorte de juridm*lion ou de tribunal pour les délits e*dommages faits dans les forêts. —'Maison où se tenait celte juridiction*— Droit de justice que le roi aval 1dans les bois des particuliers.
GRUGEOIR, s. m. ( yru-joar )Outil de vitrier. Voy. Grésoir.
GRUGER, v. a. (gm-jê) Bris efquelque chose de dur ou desecave cles dents.—-Par exagération, mange 1 **
( Du grec grau je mange. ) — Fig* eifam. Gruger quelqu'un , manger ®° nbien. — Se dit en Sculpture, du ira*vail qu’on fait sur le marbre avec h*mnrteiine. — Gruger la maison àchanoine , dans quelques chapit re5 ;partager entre les chanoines ce <I ,nprovient de la vente de la maison d’o°chanoine mort sans la résigner. CeU®action s’appelle grugerie. ,
* GRUGERIE , s. f. Actiongruger. B- * Action de manger le biende quelqu’un. N. Il est familier»
* GRUiNEn, v. n. Se dit du cr»de la grue.
GUUMA, s. m. Voy. Groma . .
GRUME, s. f. Bois coupé quison écorce. Vendre des botsgrume , . %
GRUMEAU, s. m. {gru-m&f •* * ;
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