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Tome premier.
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GYN

GYNANDRIE , s. f. ( ji-nan-dri-e) T. deBotan. Vingtième classedu système sexuel de Linné , renfer-mant les fleurs hermaphrodites quiont plusieurs étamines réunies et at-tachées au pistil, sans adhérer au ré-ceptacle. (Du grec g une femme, etanér, génitif andros , mari; parceque les deux sexes sont réunis , demanière cependant que le féminindomine.) — On appelle Gynandre ,adj. f., l’étamine attachée au pis-til.

* GYNANPRIQUE, adj. T. deBot. De la gyuandrie. B.

GYNANTHROPE , fl. f. (ji-natt-tru pe) Hermaphrodite qui tient plusde la femme que de l'homme. (Du grecgunê femme, et anthrôpot ? homme.)

GYNÉCÉE , s. ni. ( ji-né-cê-e ) T.d’Anliquilé. Lieu qui servait de re-traite aux femmes. (Du grec gunai-kcion, fait dans le même sens degunê, génitif gunaikos , femme.) —Garde-meuble des empereurs. —Au-trefois en France , manufactures oùplusieurs femmes travaillaient en soieet en laine.

GYNÉCIAIRE , s. m. ( ji-né-ci-è-rc) Ouvrier qui travaillait dans le gy-nécée.

GYNÉCOCRATIE , s. f. ( ji-né-ko-kra-ci-e) Etat où les femmes peu -vent gouverner. (Du grec gunaiko-krntia , formé avec la meme signifi-cation de gunê, génitif gunaikos,femme et kratos puissance, autorité,gouvernement. ) On dit aussi Gynê-vocraligue. l'Angleterre est un Eta!y ynêcocratique.

* GYNÉCOMANE , s. m. Celuiqui aime les femmes avec passion. B.

GYNÉCOMANIE , s. f. (ji-né-ko-ina-ni-e) Amour excessif des femmes;

GYP

(Du grec gunê , génit. gunaikos,femme , et mania passion.)

GYNÉCONOME , s. m. ( ji-né-ko-no-me) Magistrat d'Athènes chargé deveiller sur les mœurs des femmes. Ily en avait dix. (Du grec gunaikos ,génitif de gunê , femme , et némo jegouverne.

* GYNÉCOSMES , s. m. pi. Ma-gistrats chargés de faire exécuter parles femmes les lois somptuaires. A.

GYNIDE , s. m. Personne qui a lesdeux sexes. C’est un synonyme dVn-droginc ou Hermaphrodite. (Du grecgunê femme , qui mis au masculin ,signifie un homme-femme.)

* GYNOBASE , s. f. Base du stylede certaines plantes. B.

* GYNOBASIQUE, adj. des 2 gen.Se dit des fruits à gynobase. B.

GYNOEOGIE , s. f. {ji-no-lo-ji-e)Science ou traité de la femme. ( Dugrec gunê femme, et logos discours.)

* GYNOPOGON, s. m. Plantemonopétale. B.

GYPAÈTE, s. m. {ji-pa-è-te)Nom que les Ornithologistes donnentau Griffon . Voy. ce mot. (Du grecgupaietos aigle qui ressemble au vau-tour , formé de gups vautour , etd’a&fos pour aétos aigle.)

GYPSE , s. m. (jip-ce) Sorte deterre endurcie, neutralisée et d'unesubstance calcaire. Etant réduite enune substance farineuse , on l’appelleplâtre. (Du latin gypsmn, pris du grecgupsos , dérivé de gé terre , et dehepsô cuire; terre cuite.) Les chi-mistes modernes le nomment sulfatede chaux, parce qu’il résulte delàcombinaison de l’acide sulfuriqueavec la chaux .—Gypse on Pierre gyp-se use , se dit en Hist. nat. de toutescelles que le feu chauge en plâtre.

GYR St 9

GYFSEUX, EUSE , adj. (jip-sey,eû-ze) Qui tient de la nature du gypse.— Goutte gypseuse, dans laquelle ilprovient aux articles des noeuds rem-plis d'une matière blanche commedu plâtre.

* GYPSIES, s. m. pi. Nom enanglais des Bohémiens appelés enespagnol et en basqne gitanos.

GYPSOPHILE , s. m. ( jip-so-fi -le) Genre de plantes de la famille desOaryophyllées, dont plusieurs espè-ces croissent sur les murs. ( Du grecgupsos plâtre, et philos ami, amiditplâtre.)

GYRIN , s. m. {ji-rein) T. d’En-tomologie. Genre d'insectes coléop-tères de la famille des Nectopodes ouRémipèdes, ainsi nommés du mou-vement de tournoiement qu'ils exer-cent sur la surface des eaux tranquil-les. (Du latin gyrare tourner, tour-noyer.) On les appelle aussi tourni-quets.

* GYROCARPE , s. m. Grandarbre de l’Amérique méridionale. B.

* GYNOGONITE, s. m. Mollusquecéplmlé. B.

GYROEE ou CIIERVI , 8. f. Voy.Chervi.

G YROMANCE ou GYROMANCIE,s. f. (ji-ro~man-ce, man-ci-e ) Divi-nation qui se pratiquait en marchanten rond. (Du grec gyros tour, cercleet mantéia divination.)

♦gyroselee, s. t’.T. de Bot.Ly-simachie de Virginie. Dodécathéon. B.

GYROVAGDES, s. m. pl. (ji-ro-va-ghe) Moines qui n'étaient attachésà aucune maison, et qui erraient demonastère en monastère. (Du grecgyros tour,cercle, circuit, et du lat.vagari errer ; qui erraient de côté etd*autre.)

H

n , s. f. Huitième lettre de notrealphabet. * Chez les latins valait2ü0. B. — Jointe au p, elle le faitsonner comme une f; Philosophe ,fdosofe. — Au milieu des mots , ellen<; se prononce point ; elle ne s’yécrit que pour l’étymologie , à moins1° qu’elle ne se trouve dans deux vo-yelles, comme dans Ahan , ahenrter,c ohu-e f cohorte , où 1’aspiration la faitSentir ; 2° que les mots ne soientcomposés de quelqu’un de ceux quicommencent par une h aspirée, com-pte déharnachcr , enhardir, rehaus-ser. Il faut en excepter exhausser,exhaussement. — Au commencement'les mots, elle est toujours suivied'une voyelle.

JJ en français est ou muette ouAspirée. Muette , elle n’ajoute rien àU prononciation de la voyelle qui*ùit i l’homme, l'honneur, etc. pro-

noncez l'ome , Tonneur. — Quand lalettre A est aspirée, elle fait pro-noncer du gosier la voyelle qui la suit,et elle doit être regardée comme uneconsonne. On écrit et l’on prononcele héros, les héros, tous I laissez, etc.comme le petit , les petits , vous don-nes, etc. Voy. la grammaire.

Pour éviter d’inutiles et fastidieusesj répétitions, nous indiquerons les mots! qui commencent par une h aspirée,en mettant des guillemets avant lemot. A la fin des mots, l’A n’est as-pirée que dans ces trois interjections :ah ! eh ! oh!

*H ou PORTE-FRAISE , s. m.T. d’Horl. Machine à fendre les roues.

B.

* HA , sorte d interjection de sur-prise , d’étonnement, de colère, etc.HABASCON, s. m. Racine apé-

ritive de la Virginie.

* H AB ASSIS, s. m. Sorte de toilequi vient des Indes. B.

IIABE , s. f. Terme de Relation.Habit des Arabes. C'est une espècede casaque de camelot rayé ou d’uneétoffe blanche tissue de poil de chè-vre et de lin.

IIABÉ AS-CORPUS , s. m. em-prunté du latin. Loi en Angleterrequi donne à un prisonnier accusé decertains délits la facilité d’être élar-gi sous caution.

HARIEE, adj. Intelligent, adroit,savant : avec celle différence queles connaissances qui se réduisent enpratique rendent habile, et cellesqui ne demandent que la spéculationfont le savant, Comme celles quiremplissent la mémoire font l’hommedocte. La Bruyère ( Caractères , ch,l.)a dit substantivement quelques ha-biles. 11 est peu usité dans ce sens,