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Tome premier.
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si ce n'est dans U» style très familier.Voy. adroit. * Habile dit plus quecapable : Le capable peut, Yhabileexécute. B. — * Il se dit populaire-ment pour diligent, expéditif : Cecopiste est habile , il aura bientôtécrit ce mémoire .—En l. de .Juris-prudence , qui est capable , qui adroit de faire une chose : Etre habileà contracter mariage, à succéder.A. (Dulat. habilis.)

HABILEMENT , adv. ( a-li-le-man ) D’une manière habile , avechabileté.

HABILETÉ, s. f. Capacité; intel-ligence, science, adresse. Voy. Ca-pacité y dextérité et adresse. À.

HABILISSIME, adj. superlatif.Très habile. Il est familier.

HABILITATION , s. f. ( a-bi-li-ta-don) T. de Jurisprudence. Sui te d’é-mancipation qui rend un enfant ha-bile à contracter et à acquérir pourlui-même.

HABILITÉ , s. f. T. de Pratique.Aptitude : Habilité à succéder. (Dulatin habilitas , qui a lu même si-gnification. )

HABILITER , v. a. ( a-bi-li-té )T. de Jurisprudence. Rendre habileà... capable de.

HABILLAGE , s. m. (a-bi-glia-je) Préparation du gibier ou des vo-lailles pour les mettre en broche.—Première préparation qu'on donne1° à un cuir , à une peau pour l’ap-prêter ; 2° aux saumons et aux mo-rues qu’on veut saler.

HABILLÉ , ÉE , part. p. d 'Ha-biller , et adj. Vêtu , orné .—Cartehabillée dans laquelle les traits sontremplis par les enluminures.—* Ha-bit habillé , habit d’homme que l’onmet en grande toilette. A. Voy. Ha-biller.

HABILLEMENT, s. m. ( a-bi-glie■man ) Vêtement ; hahit ; * tout cedont on est vêtu. A .—Habillementde tête . , armure de tête ; casque.—* Il se dit quelquefois, surtout ent. d’Adininistralion, de l’action (S'ha-biller, de pourvoir d’habits : Fabri-quer des draps pour l'habillement destroupes. A.

HABILLER , v. a ( a-bi-glié ,mouillez les U) Vêtir quelqu’un , luimettre des habits : Valet qui habilleson maître .—Donner , faire faire deshabits à quelqu’un •.Habillerles trou-pes , les pauvres , etc .—Faire deshabits à quelqu'un : C'est un tel tail-leur qui l'habille; et neutralement :Ce tailleur habille bien .—* Il se dit,dans un sens analogue , en parlantde la manière dont un peintre ou unsculpteur drape et revêt les figures :Ce peintre , ce sculpteur ne sait pasbabiller ses figures.-— Il se dit éga-lement de l’effet que font les habitslorsqu’on les a sur soi ; Celte robel'habille àravir.— Absol. Cette étoffehabille bien , elle est souple et ma-niable , elle prend bien les formes.—D signifie fig. , donner un certaincaractère à un personnage : Habil -

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1er à la française les héros de l'an-tiquité .—Il signifie aussi quelque-fois , par extension, couvrir , enve-lopper : Ses vers iront chez l'épicier,habiller le sucre et la cannelle. —Fig.dans un sens analogue , Habiller unepensée en vers , la mettre en vers.—Habiller un conte , couvrir par lamanière de conter , ce qu’il peut yavoir d’indécent dans le fond. A.

Habiller vnepean , la préparer.—un poisson , le vider .—un veau , vnlapin , l’écorchcr (Dans celle accep-tion , habiller , de même qu’habilla-ge , vient d 'habile , propre à... Ha-biller une volaille , c’est la rendremangeable , habile à être mangée ,lorsqu'elle sera assaisonnée et cuite.1.8 Duchat .)—On dit aussi et pour lamême raison , Habiller une carde ,la monter ou la faire. Habiller unepièce de poterie , y ajouter uneoreille , une manche , un pied , etc.—* Habiller le chanvre , lui donnerla préparation, l'apprêt. Fig. Habillerune faute , une mauvaise action .les déguiser , les présenter sous unjour favorable. — une personne , lacritiquer, lui donner des ridicules.

Cet hahit vous habille bien , estbien fait. S'habiller , v. réfl. Se vê-tir.—Se donner un habit. * Il s’esthabillé tout de neuf. —Fig. Mettredu goût dans le choix et dans l’ar-rangement de ses habits : Elle s'ha-bille toujours avec goût. A.

HABILLEUR , s. m. (abi- glieur)Ouvrier pelletier qui habille lespeaux. i

HABIT, s. m. ( a-hi) Habillement ;vêlement. Au singulier il se dit ordi-nairement des hommes ; au plurielon le dit aussi des femmes.—Pris ab-solument, il signifie l’habit de reli-gieux ou de religieuse : Prise d'habit-, 9porter, quitter l'habit. (Du lat. habi-tus, qui s’est dit dans la même si-gnification , et qui dérive d ’habereavoir.) — * Il se dit en un sens parti-culier, de celte partie de l’habille-ment des hommes, qui couvre lesliras et le corps et qui est ouvertepar devant : Prendre la mesure d'unhabit. A. — Prov. L'habit ne fait pasle moine; il ne faut pas juger despersonnes par les apparences , parles dehors.

HABITABLE , adj. m. et f. Quipeut être habité.

HABITACLE, s. m. En t. d’Eori-ture sainte et dans le style soutenu ,habitation, demeure ; Les habitacleséternels. (Dulat. habitaculum.)—lLut. de Marine , armoire devant leposte du timonnier, où l'on ren-ferme la boussole, la lumière etl’horloge.

HABITANT, s. m. {a-bi-tan) Ce-lui qui demeure , qui réside en quel-que heu -, bourgeois; citoyen*, aveccelte différence , suivant Girard ,qu habitant se dit uniquement parrapport au lieu de la résidence quelqu'il soit , ville ou campagne ; quebourgeois marque une résiileuce dans

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la ville et un degré de condition quitient le milieu entre la noblesse et lepaysan ; que citoifen enfin a un rap-port particulier à la société politique»

— Poétiquement , les habitants del'air , des forêts , les oiseaux, * eSbêles sauvages. (Dulat. habitons ouhabitator.) — * Il se dit particuliè-rement de celui qui possède uu do-maine , une habitation dans une co-lonie : Un habitant do la Martiniq iLe *A.

HABITANT, ANTE, adj. En t. dePratiq. , Domicilié : Elle est encorehabitante en ce lieu, elle y demeureencore. * Ce sens vieillit. A.

HABITATION , s. f. (a-bi-ta-cion)* Action d’habiter un lieu, séjourque l'on y fait habituellement iL'ha~bitation de cette maison est malsaine'A.—Lieu où l’on demeure; * domi-cile , maison : Une jolie habitation •— U habitation d'un animal, les lieuxqu’il fréquente habituellement' h*

( Du latin habitatio.) — Il signiü®encore , métairie , héritage que 1'°**cultive dans les colonies.— En t*de Pratique : Avoir habitation avecune femme , avoir avec elle uu com-merce charnel.

HABITER , v. a. (a-bi-tê) Fairesa demeure , son séjour eu quelquelieu : Habiter une maison ; et neut*Habiter dans une maison , sous destentes. (Du latin hahitare, dont la si-gnification est la même, et qui est unfréquentatif d’W>ere avoir, posséder.)

— * U se dit quelquefois fig Lapaishabite ce séjour. A. — En style dePratique , habiter avec une femme »la connaître charnellement.

HABITUATION, s. f. ( a-hi-tu -fl'don ) Place d'habitué, de prêtre des-servant dans une paroisse.

HABITUDE, s. f. Coutume, dis-position acquise par des actesréitérés: Avoir l'habitude de ... b 3Bruyère a dit (chnp. 5) : Parl'habt~tude qu'il a à la flatterie et à V 0 x 09 e *ration. (Du latin habitude.) VoyÇ zCoutume. — Connaissance, accèsauprès de quelqu’un , fréquentai* 01 *habituelle.— Avoir une habitude, °°commerce de galanterie .—Avoirunehabitude dans une paroisse, y^ 1 *®habitué. V. Habituation .— Habitudedu corps , l’air qui résultedu maint» 01 *'de la démarche et des altitudes lesplus ordinaires d’une personne.

En Physique et en Médecine la cou*plexion , la disposition du corps, 0 °tempérament.

HABITUÉ, s. m. Prêtre q mune habituation dans quelque P 3roisse. On diL fain. d’un homme q ufréquente assidûment une mais 00 'que c'est un des habitués de cemaison . ..

HABITUÉ, ÉE , pari. p.tuer f fi t adj. Accoutumé à...» .

HABITUEL , ELLE, adj* Ktu-èl. h-lc) Qui s’est tourné en hatude. - * En Théologie, f**habituelle , celle qui réside touj°dans le sujet .À.